Touche pas à ma retraite !

Les mauvaises nouvelles ne voyageant jamais seules, celle de « l’accord » sur les retraites intervenu récemment vient mettre un peu plus de plomb fondu sur des plaies béantes. Je parle ici au nom de mes 11 millions de camarades d’infortune, n’en déplaise aux pignoufs politiques et patrons distingués qui considèrent les retraités comme des nantis à ponctionner d’urgence, après les grosses fortunes, et à l’exception des banquiers.

Pardon de citer mon exemple personnel (c’est celui que je connais le mieux), mais innombrables celles et ceux qui ont connu un itinéraire parallèle : j’ai rendu mon tablier mai 2002, a l’âge de 60 ans et 6 mois, donc au coefficient 0,805. Ayant effectué toute ma carrière dans le privé, je suis donc assujetti à l’AGIRC et à l’ARRCO, précisément les deux caisses du privé dans le collimateur de Hollande et de ses séides.

Le montant mensuel cumulé de mes pensions atteint l’énorme montant mensuel de 1576 €, après déduction de la CSG et de la CRDS. A remarquer au passage que nous payons tous des impôts sur de l’argent qui ne rentre pas dans notre escarcelle, aux taux de 2,40 % et 0,50 %.

 Parlons maintenant de « l’indexation » des retraites sur l’inflation : en dix ans, l’inflation cumulée a été de 21,4 %, soit une moyenne de 2,14 % par an. La revalorisation des retraites s’établissant à 14,73 %, la perte de pouvoir d’achat a été de 6,67 % sur cette même période de 10 ans.

Et l’on parle maintenant de ne plus indexer les retraites complémentaires, ou si peu…

De plus, la CASA, taxe spéciale de 0,3%, destinée à lutter contre la dépendance, entre en application à dater du 1er avril. Par contre, pas touche aux retraites de la fonction publique, ces chers et fidèles électeurs du PS. Quelle équité !

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