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Billet de blog 9 septembre 2016

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Un jour un prince partit

Une autre légende de la Jamaïque vient de disparaître. Mais les légendes meurent-elles jamais ?

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Il y a, à Kingston, une rue célèbre, Orange Street, qui tient une grande place dans le monde musical jamaïcain : on y trouve studios, boutiques de disques, et la maison natale de Cecil Bustamente Campbell, plus connu sous le nom de Prince Buster. Il y naquit le 24 mai 1938, et reçut le prénom de Bustamente en hommage à l'activiste du Parti Travailliste qui deviendra le tout premier chef de gouvernement de la Jamaïque indépendante. S'il est né dans cette rue mythique, c'est à la campagne qu'il grandit, chez sa grand-mère, dans un milieu très chrétien, faisant ses premières expériences musicales en chantant à l'église, en guidant les prières familiales… De retour à Orange Street pour pouvoir aller à l'école, il se produit dans des clubs.

À la fin de ses études, il sera présenté au fameux Clement "Coxsone" Dodd, et travaillera pour lui, comme agent de sécurité, collecteur de tickets, documentariste musical, puis créera son propre "sound system". En 1961, il sort son premier "single", où l'on retrouve cette autre légende jamaïcaine dont je vous ai parlé, Rico Rodriguez. En même temps, il se lance dans la production, avec le hit des Folkes Brothers où l'on retrouve  des amis de Rico, les percussionnistes rastas de Wareika Hill. C'est le début d'une carrière riche, qui fait de lui un acteur incontournable, se revendiquant avec une certaine arrogance comme créateur du ska, comme bien d'autres, musqie dont il est le premier à affirmer l'identité jamaïcaine. Il est l'inspirateur de groupes comme The Specials, le premier artiste jamaïcain internationalement connu. Il est décédé le 8 septembre à Miami.

Le tout premier single de Prince Buster :

Little honey © Prince Buster

Un de ses grands succès : Al Capone

Al Capone © Prince Buster

Judge Dread

Judge Dread © Prince Buster

Sa première production, Oh Carolina

Oh Carolina © Folkes Brothers

En bonus, Orange Street, un groupe français nommé, bien sûr, en hommage à la fameuse rue :

No murderer © Orange Street
Rude Girl © Orange Street

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