LES VACHES AUSSI SONT DES PERSONNES A VULVES! LAISSEZ-MOI MON NOM D'ETRE HUMAINE!

J.K. Rowling est une horrible personne. Elle ose utiliser le mot femme pour parler des règles et elle dit que les êtres humains ont un sexe biologique. Face au tombereau d’insulte qu’elle reçoit, une question s’impose: est-ce que le langage inclusif doit vraiment devenir synonyme de d’invisibilisation, de disqualificattion et de muselage des femmes ?

J.K. Rowling est une horrible personne. Elle ose utiliser le mot femme pour parler des règles et elle refuse d’abandonner l’idée absurde que les êtres humains ont un sexe biologique. Face au tombereau d’insulte qu’elle reçoit (Lien tweeter) pour avoir énoncé cette La Palissade, une question s’impose : est-ce que le langage inclusif doit vraiment devenir synonyme de d’invisibilisation, de disqualificattion et de muselage des femmes ?

 

Pourtant, Teen Vogue l’a dit : le sexe biologique n’existe pas. (lien Youtube) Et puis, comme une étude l'a confirmé, les êtres humains sont comme les poissons clowns, ils sont non binaires parce qu’ils peuvent modifier leur sexe en fonction de leur ressenti (le poisson clown mâle peut se mettre à produire des gamètes femelles s’il y a un risque de ne pas en trouver pour la reproduction de son espèce. Alors, vous voyez, les êtres humains c’est pareil) (lien youtube) .

Sur ces preuves irréfutables, et aussi, comme il y a des personnes intersexuées, il n’y a plus deux sexe mais un large spectre de possibilités (juste comme ça pour savoir, à quoi ressemble le sexe n° 14 ?), pour être une femme, même de façon alternative et fluide, il suffit de le dire. Et comme il suffit de le dire, on peut aussi se permettre de dire aux autres femmes comment elles doivent parler de leur corps et comment elles doivent envisager leur sexualité.

Voyez-vous, non- contente de diffuser cette aberration scientifique qui détermine le sexe à partir d’éléments mesurables, observables et quantifiables alors que tout le monde sait que seuls les sentiments incontestables, inquestionnables et impossibles à prouver sont ce qui détermine le sexe d’une personne (ça doit être pratique de se baser sur ça pour déterminer le sexe d’un cadavre méconnaissable), J.K Rowling se permet de prendre la défense de lesbiennes transphobes qui refusent d’avoir des rapports sexuels avec des femmes transgenre à cause de leur pénis et qui ont peur de perdre leur emploi si jamais ça se sait, mais elle refuse aussi d’arrêter d’utiliser le mot femme pour parler d’éléments relatif aux corps de celles qui ont cru, à tort, pendant des millénaires, que ça faisait d’elles des femmes.

C’est pourtant pas compliqué. Pour tous les sujets qui suivent, il fait arrêter d’utiliser le mot femme et le remplacer par les termes qui suivent (cette règle est en vigueur dans des pays aussi progressistes et non- misogynes (voir: la misogynie en 15 leçons) que l’Angleterre et le Canada).

Avoir ses règles fait de vous un mentruateur.

Avoir un col de l’utérus fait de vous une personne à col (surtout dans les campagnes d’information anglaises contre le cancer).

Avoir une vulve fait de vous une personne à vulve.

Attendre un enfant fait de vous une personne ou un individu enceint.

Allaiter son enfant se fait en utilisant son buste allaitant.

Alors, c’est bien mignon pour les hommes transgenres d’avoir ce genre (lol !) de vocabulaire mais quand on y réfléchi bien, non seulement ce vocabulaire vous empêche d’être une femme mais ça ne fait pas de vous une être humaine non- plus !

Si on prend n’importe quel mammifère de cette planète, la version femelle de chaque espèce est aussi une personne (ben oui, ce sont des individus pensant et ressentant des émotions comme nous) : à vulve, à col de l’utérus, menstruateur, enceinte et qui allaite.

En quoi est-ce que ce vocabulaire est un progrès dans le respect des droits des femmes ?

Mais le pire, c’est la violence dans les réponses de ceux qui considère que c’est transphobe de parler de son corps comme on en a envie.

Parler de soi, de son corps, comme on en a envie fait de vous une personne haineuse, vraiment ?!

Avoir des croyances et des opinions différentes de celles des autres, comme le permet et le garanti la constitution, il me semble, de nombreux pays démocratiques, fait de vous une personne haineuse, vraiment ?

Défendre ce droit, fait de vous une personne haineuse, vraiment ?

Ne pas vouloir être effacée de l’histoire en niant le fait que c’est parce que les femmes naissent avec des vulves et des utérus que les hommes ont toujours essayer de posséder et de contrôler de manière à en faire des sources de revenus et de réjouissance pour eux, ça fait de vous une personne haineuse, vraiment ?

Vouloir que les femmes soient libre de leur sexualité, surtout si, pour avoir cette sexualité en question, sans condamnation, sans entrave, des milliers de femmes avant vous se sont battues, longtemps. Très longtemps. Ça fait de vous une personne haineuse, vraiment ?

Tout ça parce que des gens ont décrété qu’une femme ça n’a pas de corps en particulier et que dire le contraire ça leur fait de la peine. (Sob !)

Mais que ces gens parlent pour eux et foutent la paix aux autres !

Ben non. Et je pense très sincèrement que l’aveuglement, l’acharnement et la haine, sont dans l’autre camps.

Oscar Wilde disait : « Les femmes n’ont pas besoin d’être comprises, elles ont besoin d’être aimée. »

Il y a un truc clair dans cette culture transidentitaire non-binaire, dans ce féminisme de la troisième vague obsédé par la culture inclusive : on s'occupe de tous ceux qui s'appellent femme, mais ils n’en ont rien à faire de ce que veulent des femmes, qu'ils appellent cisgenre si elles sont obéissantes ou TERF si jamais elle ne vont pas dans le même sens qu'eux (ben ouais, soit cister soit cisterf, y'a pas d'autre choix même sur le mur de Montpellier) (lien Charlie Hebdo).

Et je dirais même plus, quand on se fout à ce point des appels à l’aide (des lesbiennes) et des cris d’alarmes et de colère des autres type de féminisme quand à l’érosion des droits des femmes (en Angleterre, par exemple, on a créé les toilette unisexe. C’est-à-dire que tout le monde va dans les même toilette parce que comme ça, on pourra mieux protéger les femmes transgenres de la violence des hommes. Ah bon ?!?!?) et du simple fait que les femmes veulent être libres de parler de leur corps comme elles en ont envie…

Ces femmes là, on ne les aime pas et on a aucun droit d'exiger qu'elles utilisent un langage qui les rend invisibles!

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.