Les méchantes de l'Histoire

Eve aux origines du monde, les Sorcières du Moyen Age, les Hystériques du début du 20ème siècle, les Salopes des années 70 et aujourd'hui, en 2020, Les TERF. Petit tour d'horizon et de réflexion sur les rôles de méchantes taillés sur mesures pour… des femmes.

Eve : La première, la pécheresse, la mère de tous les maux de l’humanité.

Au commencement, fut la parole. Et très vite, elle fut Misogyne.

Qui est Eve ? Petit rappel pour les non- initiés à la culture judéo chrétienne. Eve est la première femme de ce monde crée par Dieu POUR le premier homme, Adam, à partir d’une de ses côtes. Ce couple originel vivait comblé et heureux dans « le jardin d’Eden » jusqu’à ce que cette connasse d’Eve gâche tout.

Comment elle s’y est prise ? Et bien, tentée par le diable, sous forme de serpent, elle est allée goûter le fruit défendu, le fruit de l’arbre de la connaissance, l’a fait goûter à l’homme et les deux ont été chassé du "paradis" à cause de ce "péché originel".

Du coup, si les êtres humains sont mortels, si les femmes enfantent dans la douleur, si la vie de l’humanité est aussi remplie de souffrance et de peine, c’est à cause d’Eve et de son incapacité à résister aux propositions du diable.

L’histoire aurait pu s’arrêter là et être une sorte de récit, de légende parmi d’autres, comme celle de la boîte de Pandore (boîte contenant tous les maux qui persécutent l’humanité, ouverte, encore une fois, par une femme) qui aurait pour utilité d’apporter un peu de sens à ce qui arrive aux humains.  

Ben non. L’histoire d’Eve n’a pas été une histoire parmi d’autre. L’histoire d’Eve a été utilisée pendant des siècles et jusqu’à aujourd’hui, d’ailleurs, dans les royaumes où l’Eglise faisait les lois et les rois, pour maintenir les femmes dans une position de soumission à l’homme, à ses besoins, dans l’ignorance de son corps et surtout, dans une méfiance absolue pour sa nature forcément sensible aux tentations du Diable.

Pourtant, si on regarde d’un peu plus près ce qu’a fait la  "première femme de l’humanité", elle n’a rien fait de mal.  

Quand on veut que son enfant ne touche pas à quelque chose, à cause du danger que ça représente, on le maintien hors de sa vue, n’est-ce pas ? On ne s’amuse pas à lui montrer l’objet, à lui dire où ça se trouve, à attiser sa curiosité en lui montrant à quoi il sert et à lui montrer comment s’en servir, non ?

C’est pourtant ce qui se passe dans la Genèse. Et, dans certaines interprétations, Dieu n’interdit pas à Adam et Eve d’y goûter il précise juste ce qui va leur arriver SI ils décident d’y goûter. Si… Ce récit, cette parabole, cette légende ne serait donc plus celle du péché originel mais celui d’un des cadeaux les plus précieux fait à l’Homme par Dieu : le libre arbitre. Et Eve ne serait donc pas une pécheresse soumise aux idées du malin, mais juste la première à avoir fait le choix de savoir et d’en connaître plus.

Sauf qu’une femme qui questionne et qui aime savoir est forcément une femme dont il faut se méfier.

 

Les sorcières : servantes de Belzébuth !

Au départ, une sorcière c’est un personnage assez simple à définir. Une femme, repoussante, malfaisante, servant les intérêts de Lucifer, ayant des connaissances terrifiante sur des choses ragoutantes et une grande capacité de nuisance. Bref ! Une bonne femme horrible faisant du mal autour d’elle et, crime au-delà des crimes, remettant en cause les dogmes de l’Eglise et du christianisme par ses connaissances et ses pratiques.

Sauf qu’avec le temps, et en fonction de la rigidité dans les croyances chrétiennes, au Moyen Age et chez les puritains par la suite, le mot sorcière a désigné de plus en plus de femme au point d’en faire un outil de disqualification purement misogyne.

Pour être une sorcière, il suffisait juste d’être soupçonnée d’en être une. Et avant les procès à charge chez les puritains (voir le procès des sorcières de Salem aux Etats Unis), la technique de vérification ne laissait aucune chance aux femmes accusées. Prenez l’ordalie. Pour être sûr qu’une femme n’était pas une sorcière, on lui attachait les mains et les pieds et on la plongeait dans de l’eau bénite. Si elle coulait et se noyait, on avait la preuve qu’elle n’en était pas une, mais si elle flottait, cela voulait dire que Dieu la rejetait. Alors, là, la preuve était faite : c’était une sorcière ! Il ne restait plus qu’à la tuer.

Allez survivre après ça…

Pourtant, quand on se penche sur ce qu’on leur reprochait, elles n’étaient rien d’autres que des femmes qui avaient des connaissances en plantes, en médecines, sur le fonctionnement du corps des femmes et pour certaines, la gestion des grossesses. Tiens donc. En gros des femmes un peu trop curieuses, un peu trop savantes et pas assez sages pour des sociétés où la place des femmes était de rester dans l’ignorance et la soumission.

 

Les Hystériques : propagande anti- suffragettes et première vague "chic" du féminisme

L’hystérie, dont l’étymologie vient du mot utérus, a longtemps été une pathologie mentale réservée aux femmes. En effet, elle a longtemps été considérée comme le résultat des "déplacement de l’utérus" ou de désordre d’ordre sexuel (parait-il que les prostituées en souffraient plus que les femmes ayant une vie plus "saine"). Bref ! On était hystérique à cause de son utérus et de sa vie sexuelle problématique.

Sauf que. Au début du vingtième siècle, ce terme ne pas fut employé pour des diagnostiques  médicaux uniquement mais pour disqualifier les mouvements féministes réclamant le droit de vote pour les femmes. Si ces militantes réclamaient le droit de vote, disait-on, c’était parce que c’étaient des femmes hystériques, violentes et qu’elles voulaient prendre le pouvoir sur les hommes. Ben voyons. Moquées, critiquées, dénigrées, ces militantes de la première vague réclamaient pourtant des choses qui nous semblent être l’évidence même : le droit d’exister en tant que citoyenne à part entière et dans l’espace publique.

Jusqu’à cette période, la seule façon d’exister pour une femme était d’être la fille de, puis la femme de, ensuite (et il y avait intérêt à le faire dans cet ordre) la mère de et si jamais elle avait de la chance (parce que c’était un des statuts les plus enviable en tant que femme de la "bonne société" disposant d’un peu plus de liberté) veuve de.

Si le droit de vote était la revendication principale, ce n’était pas la seule. Concrètement, les femmes, même si ces revendications étaient portées par des femmes blanches et bourgeoises, n’avaient pas le droit de fréquenter les espaces publiques. Par conséquent, les toilettes, les vestiaires, les manifestations sportives publiques étaient exclusivement réservées aux hommes.

Ces militantes, essentiellement en Europe et aux Etats Unis, ont réussi à infléchir leurs gouvernements respectifs. Elles réussi à obtenir, avec quelques années d’écart, le droit de vote, les toilettes et les vestiaires réservés et donc sécurisés et des carrières de sportives ont pu démarrer.

Mais, contrairement aux sourires condescendants qui peuvent accompagner les récits autour de cette première vague de féminisme, cela ne s’est pas fait sans heurts. On était parfois loin de belles dames blanches et bourgeoises avec de belles robes gentiment réprimandées par de charmants agents de police très courtois. Il y eut de nombreuses arrestations, des emprisonnements suivis de grèves de la faim de militantes qui utilisaient le vandalisme, les lettres piégées aux élus et même des incendies volontaires pour faire entendre leur voix. Il y eut des mortes aussi, comme Emily Wilding Davison, décédée lors d’une tentative d’action militante. Et, tout du long, l’utilisation de l’enfermement à l’asile par des familles exaspérées. Ben oui, une femme qui ne reste pas à sa place c’est une femme avec des problèmes psychiatriques, donc hystérique donc à mettre à l’asile. Et quand on se réfère au reportage en immersion de Nelly Bly, 10 jours dans un asile, on est pas loin de se dire que la seule cause de « l’hystérie » de ces femmes étaient les mauvais traitements, parfois mortels, qu’elle pouvaient recevoir pour la simple raison, parfois, d’avoir eu le tort de ne pas se conformer aux règles de la "bonnes société".

 

Les Salopes des années 70 : La deuxième vague et le féminisme "erroné" de maman.

Les années 70 ont été des années marquantes dans l’histoire du féminisme. Ce fut une période  d’émergence de mouvements (Le MLF ; le féminisme radical, le féminisme essentialiste, le front de libération des femmes au E.U, … etc.), pas toujours d’accord entre eux sur la forme ou sur le fond mais avec le même objectif tout de même: plus de droits pour les femmes notamment en ce qui concerne la liberté de choisir ce qu’elles veulent faire de leur corps. Du coup, il y a une petite cinquantaine d’année seulement, dans un certain nombre de pays occidentaux, les femmes ont enfin eu le droit d’avorter de façon sécurisée et sans être considérer comme des criminelles aux yeux de la loi ; les femmes ont enfin eu accès à des moyens de contraception et, oui, ça ne fait qu’une cinquantaine d’année, le viol a été enfin reconnu et traité sur le plan juridique comme un crime.

Encore une fois, ces droits n’ont pas été obtenus sans heurts, sans violence ou sans condamnation morale.

Mon corps, mon choix = discours de Salope! 

Ben oui, salope. Une femme qui veut faire ce qu’elle veut avec son corps, coucher avec qui elle veut, sans forcément tomber enceinte ou alors en ne gardant pas le fruit de ses péchés… Salope! 

Cela dit, cette insulte a été récupérée et détournée un peu comme l’a fait Aimé Césaire et son « le Nègre vous emmerde ». En effet, grâce, en partie, au manifeste des 343 salopes, des femmes, connues et respectées dans l’espace publique, ont assumé avoir eu recours à l’IVG de façon clandestine et ont milité, avec cette insulte, pour revendiquer le droit à choisir sans être obligé de subir, être mutilée, jugée ou mourir.

Des "salopes" dont le combat a permis aux femmes que nous sommes aujourd’hui d’avoir des parcours de vie sexuelles un peu plus libres.

Même si on peut se demander si cette nouvelle liberté sexuelle n’a pas eu un effet pervers dans des sociétés avec des lois, jusque- là, au bénéfice des hommes. En effet, on est passé de la salope qui baise sans morale à la salope qui dit non. Tout le monde sait, pourtant que quand on est libre sur le plan sexuel on baise beaucoup et de façon la plus délurée possible. Quand on est libre, on n’a pas le droit de rester sans rien faire ! N’est-ce pas ?  

Seulement, voyez-vous, ces féministes, leur mouvements, leurs combats, leurs idées, leurs idéaux et les droits qu’elles ont acquis ont commis une énorme erreur : elle n’avait pas la bonne définition du mot femme.

 

2020 : Les TERF vs les "vraies" féministes de la troisième vague.

Au départ, une TERF (l'acronyme de trans-exclusionary radical feminist) c’est un personnage assez simple à définir. Une femme aux idées arrêtées et arriérées sur la féminité, qui a le droit, ou pas, de se définir comme tel et prête à dégainer des insultes homophobes et transphobes à chaque interview. Bref ! Prenez Christine Boutin, par exemple. Catho rigide, mèmère la morale, la famille c’est ça et pas autre chose, le sexe c’est ça et pas autre chose, les transgenres, des femmes ?! Même pas en rêve ! Et si on ne respecte pas les lois (divines) de la nature on va finir en enfer.

Une femme très facile à détester.

Sauf qu’avec le temps, en fonction de l’adhésion à la culture politique et philosophique transidentitaire, chez certains militants ou dans certains pays (les anglo- saxon entre autre), le mot TERF est en train de désigner de plus en plus de femme.  

En ce moment, pour être une TERF !, il suffit d’être soupçonnée d’en être une. Outil de prédilection pour les repérer : Tweeter ! 

Petite liste non- exhaustive des femmes et acolyte qui ont été qualifiée de TERF ! et des conséquences dans leur carrière et dans leur vie.

Maya Forstater,1 féministe et chercheuse anglaise, virée pour avoir publiée la définition du mot femme dans le dictionnaire sur son compte tweeter. TERF !

J.K Rowling, auteure, insultée et menacée pour avoir soutenu publiquement Maya Fostater parce qu’elle a trouvé ça injuste qu’une femme soit virée à cause de ses opinions politiques (droit garanti par la constitution soit dit en passant) TERF !

La professeure de l'université d'Oxford, Selina Todd 2 , historienne spécialisée dans la vie des femmes et de la classe ouvrière, menacée par des activistes parce que son cours ne cite pas de personne transgenre obligée d'être accompagnée à son travail par des gardes du corps. TERF !

Margaret Nelson 3, féministe, humaniste et journaliste anglaise de 74 ans, inquiétée par la police qui a exigé qu'elle supprime ses tweets et ses billets de blog considérés comme transphobes. Exemple: même après sa mort on peut savoir si une être humain était un homme ou une femme à la naissance. La police lui a rappelé que c'était "offensant". TERF!

Dans la même veine, une mère de famille anglaise, Kate Scottow 4 ,38 ans, a été arrêté chez elle et placée en garde à vue pendant plusieurs heures parce qu'elle a mégenré (a parlé de la personne avec le mauvais genre) quelqu'un sur tweeter. TERF !

N.B: Si quelqu'un connaît des personnes qui aurait vécu ce même genre d'expérience avec les autorités parce qu'il aurait fait part d'opinions controversées comme, par exemple: dire que les noirs ne sont pas des êtres humains, affirmer que les chambres à à gaz sont des fables, que les femmes qui se font battre l'ont bien cherché, que le viol c'est pas un crime, que l'Islam est une religion de Merde, par exemple... ce serait très intéressant. Parce qu'autant de célérité pour empêcher à une communauté d'être offensée c'est touchant! 

On continue! 

Margherite Stern 5, féministe française, insultée, menacée et bani du groupe d’action qu’elle a créé parce qu’elle a fait remarquer que ses collages anti féminicides étaient utilisés pour faire l’apologie de féminicide (Terf au bucher) et qu’elle a affirmé qu'elle était une femme parce qu'elle est née avec une vulve (depuis quand c'est vrai ça?)  TERF !

Vaishnavi Sundar 6, réalisatrice de documentaire indienne, déprogrammée à New York, par des « vraies » féministes de la troisième vague, une semaine avant la diffusion de son reportage sur le harcèlement sexuel dans son pays, résultat d’un travail de trois ans, parce que des activistes transidentitaires ont relevé que sur son compte Tweeter, elle avait partagé des posts remettant en cause la présence des femmes transgenres dans les espaces, les sports et les prisons réservées aux femmes.(alors que ça ne pose aucun problème! JAMAIS!) TERF !

James Caspian, un psychologue anglais7 spécialiste des questions transgenre, s'est vu REFUSE le droit de procédé à une étude sur les détrantionneurs (les gens qui ne veulent plus être transgenre) parce que politiquement correct. Il se trouve que cette étude devait être menée dans le but d'améliorer les parcours transidentitaires en évitant le plus possible les erreurs d'aiguillages notamment chez les ados.  A l’origine de cette étude, un appel d'un collègue d’Europe de l’Est qui s'inquiétait de l'augmentation de personnes venant dans sa clinique dans le but, de retrouver leurs parties génitales et leur corps d'origine, et, le cas échéant, renoncer à la transidentité. Acolyte de TERF ! 

Keira Bell 8, une jeune femme de 23 ans, anglaise, est en train d'intenter un procès contre la clinique spécialisée qui lui a diagnostiqué une dysphorie de genre à 16 ans. Après seulement trois rendez- vous elle était déjà sous traitement et se retrouve avec des séquelles graves sur le plans physique. Elle explique qu’à l’âge qu’elle avait, et étant donné les problèmes psychologiques qu’elle avait, elle n’était pas en état de prendre des décisions avec d’aussi lourdes conséquences sur son corps et son avenir. Traitre et TERF !

Le Woman rape relief9 au Canada, le plus ancien centre d’accueil de femme victime de viol, vandalisé, menacé et insulté à cause d’un procès contre une femme trangenre. Cette personne voulait encadrer les groupes de parole avec les femmes victimes de viol. Il lui avait alors été précisé qu’elle pouvait participer à d’autres atelier mais pas encadrer celui- là en raison de l’hyper sensibilité des femmes sur la personne à qui elle devait se confier. Il y a plusieurs centres de ce type dans la ville mais c’est le seul qui réunit les victimes en fonction de leur sexe (homme trangenre compris). Exigence de la commission qui attribue les subventions : supprimer le mot femme de son nom ou accueillir toutes les personnes qui se définissent comme femme (non binaire compris). Il a été privé de subvention. TERF !

Et la liste de ces méchantes personnes dont le cerveau d’arriérés est incapable d’adhérer à l’idéologie transidentitaire (idéologie qui dit que pour être une femme il suffit de dire qu'on le ressent. ça prend deux mois à la mairie. Il n'y a rien d’autre à faire) qui est, sans aucun doute possible, la SEULE vérité possible, incontestable et inquestionnable sur la définition du genre, est loin d’être finie. Et d’après certains militants transidentitaires, le seul avenir possible pour toutes ces horribles TERF ! et leur soutien, c’est de

Crever

BRULEES 

VIVES!   

(pour ceux que ça intéresse, y'a des tee- shirts avec le slogan "Kill the TERF" en vente. On en a vu de très sympas sur des militants transidentitaires le 8 mars en Espagne. Et d'ici quelque temps, je suppose, on vendra aussi des kits avec allumettes et bidons d'essence pour faciliter la mise en place de bûcher portatif. Une idée, comme ça) 

 

En voilà une bonne raison de mépriser ou tuer une femme : ses idées, ses questions, ses désaccord sur l'ordre établi. Ça change de toutes les raisons qui ont été invoquées dans le passé, sur une période d’environ… cinq millénaires, pour blâmer, brimer et dénigrer les femmes en tant qu’êtres humains pensants et raisonnants, n'est-ce pas? 

Ou alors on pourrait dire que c’est juste un nouvel outil de disqualification purement misogyne.

 Allez, Méchantes, va !

 

 

« Le problème avec les bonnes filles, c’est qu’elles sont si bonnes.  […] Moi je fais bouger les choses, je les active. […] Moi, tout ce que je gagne, c’est le blâme. Dieu connait bien la question. Sans le diable, pas de chute, pas de rédemption. […] Tu peux bien t’essuyer les pieds sur moi, retourner mes mobiles dans tous les sens, me broyer la tête sous une meule ou me noyer dans la rivière, tu n’arriveras jamais à me sortir de l’histoire. […] Car je suis l’intrigue» Margaret Atwood ; la petite poule rouge vide son cœur ; chapitre sur... The vilains (les méchantes en anglais).

 

 

 

1. Transcription du procès en français par le blog féministe, Floraison 

2. Article du Daily telegraph

3. Article de The Spectator

4. Article du Daily mail

5. Article de Charlie Hebdo

6. Podcast Du blog féministe Feminist Current

7. Article de Radio Canada "Je croyais que j'étais trans"

8. Article de The Times

9. Article et vidéo du Post Millenial

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