Pourquoi M. Gattaz et M. Seux mentent sur la dette et les taux d'intérêts

Petit cours d’économie sérieux pour Gattaz et autres manipulateurs : non l’augmentation des dépenses publiques n’entraîne pas nécessairement une hausse des taux d’intérêts des emprunts d’Etat. La meilleure preuve en est que, entre 2008 et 2017, l’endettement global des pays européens, et notamment de la France, s’est accru de 30 points, mais que l’on emprunte à des taux plus bas qu’avant la crise, taux allant même jusqu’en territoire négatif alors que notre endettement a explosé et que le besoin d’emprunter est toujours plus fort…

Pourquoi ?

-          - Parce que les taux d’intérêts dépendent avant tout du taux directeur de la banque centrale et de la politique monétaire ;

-       -   Parce qu’ils dépendent de l’inflation anticipée et qu’il n’y a pas d’inflation (sauf des prix de l’immobilier et des actifs financiers) en raison de la politique économique absurde menée actuellement ;

-   - Parce que banques commerciales comme compagnie d’assurances doivent toujours détenir des emprunts d’Etat pour respecter leurs ratios prudentiels ;

-          - Et parce que les emprunts d’Etat sont le meilleur moyen de se refinancer en liquidités auprès de la BCE.

Alors pourquoi ces faits, connus de tous les économistes sérieux, ne sont jamais opposés à M. Gattaz ou aux ignorants du type de Dominique Seux lorsqu’ils disent des âneries plus grosses qu’eux pour discréditer Mélenchon ou d’autres ?

Pourquoi continue-t-on d’affirmer que la dette publique exploserait en cas de disparition de l’euro alors qu’elle a été émise à 97% sous contrat de droit français et qu’elle serait donc convertible au taux de 1 pour 1 dans la nouvelle monnaie le cas échéant ?

Pourquoi s’accumulent toujours contre-vérités et mensonges sans que personne ou presque ne le relève dans ce qu’il faut bien appeler les médias officiels ?

 

Cette stratégie de la peur doit cesser : on ne peut pas discuter de fond sur des arguments mensongers. 

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