Entretien avec Vassilis Peklaris (Aggelioforos)
Question : Nous nous trouvons un an après la mise en œuvre du mécanisme de soutien et du mémorandum. D'après vous, qu'est-ce qui a marché et où se situent les échecs ?
Réponse : Ce qui a marché, c'est la prise de conscience de l'impossibilité pour la Grèce de continuer sur la même trajectoire, celle qui a conduit le pays dans les difficultés qu'il affronte aujourd'hui. Ce qui a marché également, c'est la compréhension de la nécessité d'une meilleure collecte de l'impôt. Sans impôt qui entre, l'État ne peut assurer aucune mission.
Les échecs concernent tout le reste : en particulier la récession prévisible entrainée par les mesures d'austérité, la remise en cause du lien social par les mesures liées à la réforme du marché du travail.