Au pays de mon enfance, les cimetières militaires font partie du paysage. Un peu plus au nord, vers la Sarre et le Luxembourg, c’est le pays de la sidérurgie. Ou plutôt, c’était.
Mon père cheminot m’a dit qu’en 1939 les trains de minerai circulaient de la Lorraine à la Sarre quelques jours après la déclaration de guerre. La route du fer était coupée, pas le chemin de fer, pas encore.