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Syriza : oui, la gauche peut vivre !

 Le 14 juin 2014, Manuel Valls prévenait le conseil national du Parti socialiste : « Oui, la gauche peut mourir ». Le 25 janvier 2015, le peuple grec apporte une réponse éclatante à ce désir de mort. Oui, la gauche peut vivre, elle veut vivre, en Grèce aujourd’hui et en Europe demain !

La foi néolibérale des gouvernements socialistes

Nos gouvernants croient sincèrement que la réalité est de droite : c’est pourquoi, au nom du réalisme, ils sont prêts à braver l’impopularité. En outre, ils sont profondément convaincus que le peuple est de droite : aussi sont-ils résolus, au nom du pragmatisme, à sacrifier leurs principes pour alimenter le ressentiment raciste et xénophobe.

Les trois âges de l'antiracisme

On voudrait croire que le racisme appartient au passé ; pourtant, il reste bien présent. Quand on pense s’en débarrasser, il revient toujours. Mais cet éternel retour est trompeur : l’histoire qui se répète n’est jamais la même. À chaque époque, le racisme montre un visage renouvelé. L’antiracisme doit donc s’adapter à ces mutations historiques.

Pour le droit à l'insolence

À l’heure où la France célèbre le droit au blasphème, il est pour le moins paradoxal de devoir défendre devant la justice le droit d’écrire : « Nique la France ! » On ne peut pas se réclamer de Voltaire contre le fanatisme et en même temps rejeter l’esprit voltairien d’insolence. Certes, l’injure raciste doit être réprimée. Mais parler de racisme anti-blanc ou anti-français est un non-sens qui vise à effacer la réalité du racisme. 

De #JeSuisCharlie à #NotInOurName

Je suis Charlie. Nous sommes tous Charlie. Mais toi, l’es-tu vraiment ? Pourquoi n’es-tu pas en train de scander ce slogan à l’unisson de l’émotion collective ? En es-tu ? L’unité nationale risque-t-elle sous François Hollande d’être dévoyée pour se voir opposée, comme l’identité nationale sous Nicolas Sarkozy, à l’immigration ?

Exhibit B: représentation du racisme et sous-représentation des minorités raciales

Exhibit B fait scandale : jeudi 27 novembre, les manifestations hostiles à l’installation ont amené le Théâtre Gérard-Philippe de Saint-Denis à suspendre la première représentation. Les clivages se creusent. Deux antiracismes s’affrontent aujourd’hui dans une incompréhension mutuelle : c’est l’aboutissement d’un processus de racialisation de la société française.

L'exception sexuelle et le marché

Contre la marchandisation des corps, des sexes et des ventres, on entend aujourd’hui invoquer, sur le modèle de l’exception culturelle, une « exception sexuelle ». Que cette rhétorique anticapitaliste émerge quand le socialisme de gouvernement achève sa conversion au néolibéralisme donne à penser : l’exception sexuelle confirmerait-elle la règle des marchés ?

Du racisme aux politiques de racialisation

On ne peut plus lutter contre le racisme idéologique et les discriminations raciales sans mettre en cause, non pas seulement l’inaction des pouvoirs publics, mais aussi leur action, ce qu’ils font au moins autant que ce qu’ils ne font pas.

La dissolution de François Hollande

En menaçant les frondeurs de dissolution, le Président de la République a écarté une autre option : changer de gouvernement et de politique. Pour maintenir son cap, François Hollande était donc prêt à sacrifier sa majorité. Force est de reconnaître que le président préfère cohabiter avec la droite qu'avec une gauche de gauche

Quitter le théâtre d'ombres

Le théâtre politique aujourd’hui, ce n’est pas seulement Feydeau ; c’est surtout Ionesco. « Il faut savoir quitter la scène quand on ne sait pas jouer plus longtemps la comédie », reconnaît Arnaud Montebourg. Il est temps de quitter ce théâtre d’ombres. Mais se détourner de cette politique, ce n’est pas renoncer au politique. Reste en effet à inventer d’autres scènes, à partir des « publics » qu’il nous appartient de mobiliser.

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