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Manifeste pour un antiracisme politique

Politiquement, à quoi servent les racismes ? Il est temps de demander des comptes aux responsables politiques. C’est poser les bases d’un antiracisme renouvelé, car repolitisé. Reprendre l’initiative contre les politiques de racialisation : ce combat sera mené avec nous toutes et tous qui rejetons le fantasme cauchemardesque d’une France blanche. Il est grand temps, mais il est encore temps de répondre à la racialisation par la politisation.

Un humour noir : Hollande, Haïti et les réparations

À quoi joue François Hollande ? Pour refuser les réparations, il continue de juger l’esclavage « irréparable ». Pourtant, à Pointe-à-Pitre, il se fait applaudir en déclarant : « Quand je viendrai en Haïti, j’acquitterai la dette que nous avons ». Mais son entourage précise aussitôt « qu’il s’agissait d’une «dette morale». Le verbe présidentiel, ce n’est pas « pour de vrai ». L’humour noir de François Hollande est une parole blanche.

Premier « Forum contre les politiques de racialisation »

Samedi 9 mai, à Gennevilliers, l'appel Reprenons l'initiative débouche sur un premier « Forum contre les politiques de racialisation ». Le racisme ne cesse de se renouveler ; l’antiracisme doit en faire autant : à nous de reprendre l’initiative. Et pour commencer, il nous faut débattre et agir ensemble, faire sauter des verrous idéologiques pour bâtir des coalitions. Il faut repolitiser l'antiracisme. Il est encore temps, mais il est grand temps.

Calais: bidonville "made in Cazeneuve"

À Calais, on « déménage » les migrants. Les pouvoirs publics refusent en effet de parler d’expulsion. On ne chasse plus les migrants et les demandeurs d’asile qui s’entassent aux portes de l’Angleterre : on organise leur « translation ». Mais loin d’en finir avec les « jungles » qui échappaient à leur contrôle, les pouvoirs publics créent à Calais une jungle d’État.

Inégalités et discriminations

Bien sûr, il y a la classe, encore et toujours. Mais on admet enfin qu’il y a aussi les discriminations.

Philippe Val au second degré

Philippe Val est un humoriste. Son masque d’amertume ne doit pas tromper : c’est bien à tort qu’on lirait ce clown triste au premier degré. Car Malaise dans l’inculture, c’est du second degré ! Certes, en apparence, le livre se présente comme un pamphlet contre le « sociologisme ». Or c’est tout le contraire : cet essai est un plaidoyer pour la sociologie.

La danse des 7 lois

« L’esprit du 11 janvier » aura donc permis, non seulement d’appliquer sans modération la nouvelle loi contre « l’apologie du terrorisme », mais aussi de relancer le débat sur le voile islamique. Mais surtout, pas d’amalgames ! Certes, les frères Kouachi et Amedy Coulibaly ne sont pas des femmes voilées. Toutefois, il paraît qu’il s’agit de laïcité.

Liberté d’expression : un poids, une mesure

On savait déjà que l’obligation de laïcité s’applique inégalement selon qu’on est musulman ou d’une autre religion. On découvre aujourd’hui à quel point la liberté d’expression aussi est à géométrie variable. Or c’est donner raison aux contempteurs de l’Occident : ils ont beau jeu d’ironiser sur notre universalisme très relatif. Bref, au moment même d’invoquer la République, notre double langage en sape la légitimité.

Apartheid: aveu ou dénégation?

Selon le Premier ministre, un apartheid « s’est imposé à notre pays ». Il ne dit pas : « notre pays a imposé un apartheid ». La voix passive lui permet d’évacuer le sujet de l’action : il peut énoncer un problème sans analyser les responsabilités… des responsables. Autrement dit, cette politique n’en serait pas une. 

Syriza : oui, la gauche peut vivre !

 Le 14 juin 2014, Manuel Valls prévenait le conseil national du Parti socialiste : « Oui, la gauche peut mourir ». Le 25 janvier 2015, le peuple grec apporte une réponse éclatante à ce désir de mort. Oui, la gauche peut vivre, elle veut vivre, en Grèce aujourd’hui et en Europe demain !

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