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Rien de politique

La politique, du moins à en croire les professionnels, c’est ce dont traite le journalisme politique – comme le jeu entre les gouvernements Valls I et Valls II. Mais quel sens peut encore avoir un tel spectacle ? C’est parce qu’il n’a plus rien de politique que, quand un Algérien meurt au cours de son expulsion ou lorsqu’un Rom est lynché, on n’y voit rien de politique.

L'antisémitisme "pour la bonne cause"

À en croire Alain Finkielkraut, Élisabeth Lévy ou Éric Zemmour, la haine des Juifs et la haine de la France ne feraient qu’un. Pourtant, les mêmes savent parfois se montrer tolérants vis-à-vis de l’antisémitisme d’un Renaud Camus, mais aussi d’un Dieudonné ou d’un Alain Soral. Au risque d’en reprendre à leur compte la logique.

Antisémitisme et République: le théâtre des Le Pen

Admettons un instant que le Front national renonce réellement à l’antisémitisme ; deviendrait-il pour autant fréquentable ? Tout se passe désormais comme s’il n’existait plus aucun autre tabou que celui-là. Le rejet de l’antisémitisme est certes une condition nécessaire de la légitimité républicaine ; mais ne devient-il pas également sa condition suffisante ?

Roms: le déni

La rumeur, le « réel fantasmé » ou les « amalgames » sont bien des faits sociaux – non moins que la race. La preuve ? Ils peuvent tuer. Il ne suffit donc pas de proclamer qu’ils sont faux ; il faut aussi reconnaître qu’ils sont réels, en raison de ce qu’ils font.

Rien à voir ? D’Ilan à Darius

Comment expliquer que l’affaire Ilan Halimi et le lynchage de Pierrefitte ne soient pas mis en parallèle ? À défaut de sonder les intentions, on peut constater l’effet : empêcher que l’antisémitisme des « barbares » en 2006 n’oblige à penser la romaphobie de ceux de 2014.

«L'hypothèse Syriza»: la gauche, avec ou contre le PS?

Faudra-t-il attendre une situation économique et sociale aussi catastrophique qu’en Grèce pour risquer la rupture politique en France ? Ou bien le moment est-il venu de reconnaître que le Parti socialiste, en tant que tel, fait obstacle, non seulement à la gauche radicale, mais aussi à la social-démocratie dont le Président de la République usurpe le nom ?

Le PS, ou: Comment s'en débarrasser?

Pourquoi la droitisation du gouvernement socialiste n’ouvre-t-elle pas à un espace pour la gauche de gauche ? Pourquoi cette dérive bénéficie-t-elle seulement au Front national ?

Gauche molle, droite folle: Loi famille et «famille biologique»

Il est une règle élémentaire du combat politique que le gouvernement semble ignorer : plus la majorité recule, plus l’opposition avance. Les socialistes ne seront jamais assez à droite au goût de leurs adversaires, qui pour s’en démarquer seront eux-mêmes toujours plus à droite. C’est donc la mollesse de la gauche honteuse qui fait la dureté de la droite éhontée.

La démagogie est-elle payante?

La romaphobie est-elle payante dans les urnes? C’est la question qu'il convient de poser avant de crier à la « démagogie ». En réalité, il ne suffit pas de parier sur la bassesse des électeurs; et l’abaissement des politiques n’est pas forcément récompensé. Car il se pourrait bien qu'en bénéficie seulement la droite, quand la gauche reprend son langage.

François Hollande, une menace pour l'Europe

Le président de la République s’exprime à l’occasion du 8 mai, et avant les élections du 25 mai : « l’Europe, c’est la paix ». Qui pourrait préférer la guerre ? Et si pourtant la plus grande menace qui pèse en France sur l’idéal européen, c’était plutôt, paradoxalement, la politique néolibérale de François Hollande, et son envers, une politique de la race à l'égard des Roms ?

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