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Calais: bidonville "made in Cazeneuve"

À Calais, on « déménage » les migrants. Les pouvoirs publics refusent en effet de parler d’expulsion. On ne chasse plus les migrants et les demandeurs d’asile qui s’entassent aux portes de l’Angleterre : on organise leur « translation ». Mais loin d’en finir avec les « jungles » qui échappaient à leur contrôle, les pouvoirs publics créent à Calais une jungle d’État.

Inégalités et discriminations

Bien sûr, il y a la classe, encore et toujours. Mais on admet enfin qu’il y a aussi les discriminations.

Philippe Val au second degré

Philippe Val est un humoriste. Son masque d’amertume ne doit pas tromper : c’est bien à tort qu’on lirait ce clown triste au premier degré. Car Malaise dans l’inculture, c’est du second degré ! Certes, en apparence, le livre se présente comme un pamphlet contre le « sociologisme ». Or c’est tout le contraire : cet essai est un plaidoyer pour la sociologie.

La danse des 7 lois

« L’esprit du 11 janvier » aura donc permis, non seulement d’appliquer sans modération la nouvelle loi contre « l’apologie du terrorisme », mais aussi de relancer le débat sur le voile islamique. Mais surtout, pas d’amalgames ! Certes, les frères Kouachi et Amedy Coulibaly ne sont pas des femmes voilées. Toutefois, il paraît qu’il s’agit de laïcité.

Liberté d’expression : un poids, une mesure

On savait déjà que l’obligation de laïcité s’applique inégalement selon qu’on est musulman ou d’une autre religion. On découvre aujourd’hui à quel point la liberté d’expression aussi est à géométrie variable. Or c’est donner raison aux contempteurs de l’Occident : ils ont beau jeu d’ironiser sur notre universalisme très relatif. Bref, au moment même d’invoquer la République, notre double langage en sape la légitimité.

Apartheid: aveu ou dénégation?

Selon le Premier ministre, un apartheid « s’est imposé à notre pays ». Il ne dit pas : « notre pays a imposé un apartheid ». La voix passive lui permet d’évacuer le sujet de l’action : il peut énoncer un problème sans analyser les responsabilités… des responsables. Autrement dit, cette politique n’en serait pas une. 

Syriza : oui, la gauche peut vivre !

 Le 14 juin 2014, Manuel Valls prévenait le conseil national du Parti socialiste : « Oui, la gauche peut mourir ». Le 25 janvier 2015, le peuple grec apporte une réponse éclatante à ce désir de mort. Oui, la gauche peut vivre, elle veut vivre, en Grèce aujourd’hui et en Europe demain !

La foi néolibérale des gouvernements socialistes

Nos gouvernants croient sincèrement que la réalité est de droite : c’est pourquoi, au nom du réalisme, ils sont prêts à braver l’impopularité. En outre, ils sont profondément convaincus que le peuple est de droite : aussi sont-ils résolus, au nom du pragmatisme, à sacrifier leurs principes pour alimenter le ressentiment raciste et xénophobe.

Les trois âges de l'antiracisme

On voudrait croire que le racisme appartient au passé ; pourtant, il reste bien présent. Quand on pense s’en débarrasser, il revient toujours. Mais cet éternel retour est trompeur : l’histoire qui se répète n’est jamais la même. À chaque époque, le racisme montre un visage renouvelé. L’antiracisme doit donc s’adapter à ces mutations historiques.

Pour le droit à l'insolence

À l’heure où la France célèbre le droit au blasphème, il est pour le moins paradoxal de devoir défendre devant la justice le droit d’écrire : « Nique la France ! » On ne peut pas se réclamer de Voltaire contre le fanatisme et en même temps rejeter l’esprit voltairien d’insolence. Certes, l’injure raciste doit être réprimée. Mais parler de racisme anti-blanc ou anti-français est un non-sens qui vise à effacer la réalité du racisme. 

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