Sam.
22
Nov

MEDIAPART

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L'exception sexuelle et le marché

Contre la marchandisation des corps, des sexes et des ventres, on entend aujourd’hui invoquer, sur le modèle de l’exception culturelle, une « exception sexuelle ». Que cette rhétorique anticapitaliste émerge quand le socialisme de gouvernement achève sa conversion au néolibéralisme donne à penser : l’exception sexuelle confirmerait-elle la règle des marchés ?

Du racisme aux politiques de racialisation

On ne peut plus lutter contre le racisme idéologique et les discriminations raciales sans mettre en cause, non pas seulement l’inaction des pouvoirs publics, mais aussi leur action, ce qu’ils font au moins autant que ce qu’ils ne font pas.

La dissolution de François Hollande

En menaçant les frondeurs de dissolution, le Président de la République a écarté une autre option : changer de gouvernement et de politique. Pour maintenir son cap, François Hollande était donc prêt à sacrifier sa majorité. Force est de reconnaître que le président préfère cohabiter avec la droite qu'avec une gauche de gauche

Quitter le théâtre d'ombres

Le théâtre politique aujourd’hui, ce n’est pas seulement Feydeau ; c’est surtout Ionesco. « Il faut savoir quitter la scène quand on ne sait pas jouer plus longtemps la comédie », reconnaît Arnaud Montebourg. Il est temps de quitter ce théâtre d’ombres. Mais se détourner de cette politique, ce n’est pas renoncer au politique. Reste en effet à inventer d’autres scènes, à partir des « publics » qu’il nous appartient de mobiliser.

Rien de politique

La politique, du moins à en croire les professionnels, c’est ce dont traite le journalisme politique – comme le jeu entre les gouvernements Valls I et Valls II. Mais quel sens peut encore avoir un tel spectacle ? C’est parce qu’il n’a plus rien de politique que, quand un Algérien meurt au cours de son expulsion ou lorsqu’un Rom est lynché, on n’y voit rien de politique.

L'antisémitisme "pour la bonne cause"

À en croire Alain Finkielkraut, Élisabeth Lévy ou Éric Zemmour, la haine des Juifs et la haine de la France ne feraient qu’un. Pourtant, les mêmes savent parfois se montrer tolérants vis-à-vis de l’antisémitisme d’un Renaud Camus, mais aussi d’un Dieudonné ou d’un Alain Soral. Au risque d’en reprendre à leur compte la logique.

Antisémitisme et République: le théâtre des Le Pen

Admettons un instant que le Front national renonce réellement à l’antisémitisme ; deviendrait-il pour autant fréquentable ? Tout se passe désormais comme s’il n’existait plus aucun autre tabou que celui-là. Le rejet de l’antisémitisme est certes une condition nécessaire de la légitimité républicaine ; mais ne devient-il pas également sa condition suffisante ?

Roms: le déni

La rumeur, le « réel fantasmé » ou les « amalgames » sont bien des faits sociaux – non moins que la race. La preuve ? Ils peuvent tuer. Il ne suffit donc pas de proclamer qu’ils sont faux ; il faut aussi reconnaître qu’ils sont réels, en raison de ce qu’ils font.

Rien à voir ? D’Ilan à Darius

Comment expliquer que l’affaire Ilan Halimi et le lynchage de Pierrefitte ne soient pas mis en parallèle ? À défaut de sonder les intentions, on peut constater l’effet : empêcher que l’antisémitisme des « barbares » en 2006 n’oblige à penser la romaphobie de ceux de 2014.

«L'hypothèse Syriza»: la gauche, avec ou contre le PS?

Faudra-t-il attendre une situation économique et sociale aussi catastrophique qu’en Grèce pour risquer la rupture politique en France ? Ou bien le moment est-il venu de reconnaître que le Parti socialiste, en tant que tel, fait obstacle, non seulement à la gauche radicale, mais aussi à la social-démocratie dont le Président de la République usurpe le nom ?

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