-
Nul oxymore dans le titre de mon papier. De gauche, je suis et je reste. Je suis las d’être pris en otage par un enjeu et, souvent, un chantage national. Les élections municipales ont pour objet de choisir des édiles, des responsables municipaux. Je voterai donc en fonction d’un enjeu strictement municipal, qui me concerne directement à l’échelle de mon quartier...
-
Pour qui en aurait encore douté, la France est non seulement sortie de la démocratie, à bas bruit. Mais également de la bienséance constitutionnelle. Elle est désormais un pays dans lequel la justice administrative a) entérine l’annulation d’un colloque universitaire sous la pression ; b) mais annule l’interdiction, par le maire de Verdun, de la célébration d’une messe pour le repos de l’âme du maréchal Pétain.
-
Nous sommes nombreux à être curieux de savoir ce que pense aujourd’hui M. Luis Vassy, directeur de SciencePo, lui qui a mis tant d’énergie à essayer de dissoudre la question palestinienne sous un robinet d’eau tiède. Le seul tort des étudiants propalestiniens de la rue Saint-Guillaume fut d’avoir raison trop tôt. L’énormité de l’affamement de Gaza par Israël empêche désormais les Excellences de continuer à détourner les yeux et à boucher leurs oreilles.
-
À l’instar des dirigeants de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne, Emmanuel Macron n’a d’autre réponse à la guerre d’agression d’Israël contre l’Iran que la reconnaissance de son « droit » de « se défendre ». Le blanc-seing accordé par Emmanuel Macron à Netanyahou est dangereux – et indigne du rôle que notre pays a tenu dans la construction d’un système de sécurité collective et dans l’élaboration d’un droit international.
-
Les pays occidentaux, moyennant quelques larmes de crocodile et à quelques exceptions près, couvrent les violations systémiques du droit international par Israël. Le bombardement de l’Iran n’est qu’une spirale supplémentaire du mouvement qui nous entraîne dans le gouffre : celui de l’abjection et d’une déflagration générale qui ne nous épargnera pas.
-
L’hospitalisation du pape François relance les spéculations, pas toujours très décentes, sur sa succession. Celle-ci surviendra dans un contexte international qu’a profondément bouleversé le début du nouveau mandat de Donald Trump. C’est toute la problématique des rapports entre religion et politique qui risque de s’en trouver bouleversée. Petit exercice d’imagination politique.
-
Quelque cinq mois après une première vague d’exclusions temporaires des locaux de Sciences Po, « à titre conservatoire » », d’étudiants contestataires, le nouveau directeur de l’établissement, M. Luis Vassy, récidive. Ce qui est en jeu rue Saint-Guillaume, ce n’est pas seulement le diplôme de trois étudiants. C’est un morceau de notre liberté.
-
« L’honnêteté scientifique et politique dont vous vous réclamez à juste titre ne devrait pas vous conduire à critiquer un livre pour ce qu’il n’est pas et n’a jamais prétendu être. Il ne s’agit de rien d’autre que du récit de choses vues et vécues par une prisonnière, au demeurant chercheuse et arrêtée en tant que telle ». Réponse de Fariba Adelkhah à LMSI.
-
Depuis un an, nombre d’universités, de par le monde dit démocratique, répriment les mobilisations étudiantes de solidarité avec la population de Gaza. Il y a dans ce déni de la parole étudiante beaucoup d’indécence. Au point d’oublier qu’il est question de plus de 40 000 victimes des bombardements, en majorité civiles, pour la plupart des femmes et des enfants...
-
Face à la réponse répressive au modeste rassemblement propalestinien du 27 septembre par des étudiants, présenté comme violent et menaçant la sécurité de l’institution, aujourd’hui, un sentiment de honte et de colère m’envahit devant tant d’indécence, devant une telle cécité politique.