Ven.
30
Jan

MEDIAPART

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S’arrêter

© DR

Arrêté pour une fois au carrefour à la gueule en coin où je passe toujours en trombe, j’ai découvert les grilles d’un vieux jardin public. J’osai entrer dans la nef du vieux parc que les siècles avaient torturé plus que de raison.

A toi mon ami musulman

Tu aurais très bien pu ne pas être Arabe mais tu l’es. Tu aurais très bien pu être typé mais tu ne l’es pas. Tu es musulman comme je fus catho sans l’avoir demandé.

J’ai raté ma photo bidonnée de la Joconde

© Jonasz

J’étais tout heureux lorsque j’ai retrouvé Mona Lisa. Elle m’attendait comme promis sur un banc à touristes, agrémentant le « point de vue » à ne rater sous aucun prétexte que « l’Equipement » avait eu la bonne idée de fixer, justement là. Elle ne l’avait pas choisi par hasard, le banc. C’était comme de juste celui qui se détachait sur un paysage de collines où serpentait un chemin tourmenté et se prélassait une rivière qu’un pont chevauchait à la hussarde.

Tonton Colosse

HeraklesHerakles

J’ai toujours cru que « Colosse » devait son nom à sa stature imposante et à sa force herculéenne. Je dois vous préciser que « Colosse » était mon grand-oncle ; un frère de mon grand-père maternel pour être précis. Un que je n’ai pu qu’imaginer car je ne l’ai jamais vu. Une pointure, une épée…

Une nuit bleue de Barbara Furtuna

Pour se rendre en la vieille cathédrale Santa Maria Assunta de Fiurenzu, hier soir, il fallait prendre la strada vinaghjola qui descend de Poggio et ne pas redouter d’affronter la sueur de juin d’avant nuit.

L’ombre douce des oliviers centenaires et des chênes verts facilitait heureusement la chose. Au bout de la route, Santa Maria de Assunta, étoile polaire de calcaire blanc planté entre terre rouge des vignes du Patrimonio et roches serpentines, offrait sa fraicheur en récompense.

La vieille dame qui regardait passer les avions

© Jonasz

La couleur presque myosotis de ses yeux était tout ce qui subsistait d’un regard qui avait du être ensorcelant autrefois. Une sorte d’humeur aqueuse voilait désormais la sclérotique jaunie, parsemée de fins vaisseaux. Le phénomène s’accentuait jusqu’à l’apparition de la brillance des larmes lorsqu’elle levait la tête pour traquer un coin de ciel entre les débords de toits et les pignons. Elle venait chaque jour y lire les messages des trainées vaporeuses tracées par de minuscules insectes scintillants : les avions.

L'âme des arbres

Hier, j'ai reçu des antipodes le salut d'un ami, traducteur en langues océanes et passeur de messages premiers.

Maija ou « l’heure bleu »

© Jonasz


« Bonjour toutes et tous. Quand le volet est ouvert je suis là ou pas loin. Si le vent de sud sud-ouest continue à souffler, j’attends le nord-est !!! Il m’est difficile de vous accueillir pendant les grandes marées (Cabane très inondable !!) »


Un cagibi comme une guérite plantée à la frontière d’elle-même, un point de non-détour ou l’accomplissement de l’œuvre ne se peut faire que dans la transgression. Tel est l’antre de long séjour où Maïja agite ses tresses blondes, un peu comme un bout de Finlande qui aurait planté là un pavillon espiègle pour mieux étourdir ceux qui ne sont pas prêts à la surprise.

Prendre un papillon


© Jonasz
Prendre un papillon c’est froisser un rêve de couleurs qui volent, épingler un regret de fleur qui rêvait de maraudes. Qu’il soit l’éphémère amoureux agitant sa fragilité dans l’urgence du matin, la flamboyante proserpine ivre de corolles, le sphinx figé au crépuscule dans son masque d’éternité ou bien encore la sombre phalène cognant le verre de la lampe, il doit vivre intact.
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