Jeu.
30
Jui

MEDIAPART

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Votre voix me hante, Mélina

Votre voix rauque porte si bien ce qui fait la vraie vie, Mélina : la soif de liberté, la lutte et l'espoir.

Ces choses de nous que Tricket ne comprend pas

Tricket, Nième du nom, est le digne descendant de Tricket 1er, le célèbre grillon domestique familier de George Sand, celui qui eut la fin tragique dont vous avez peut-être entendu parler. L’échange que j’ai eu avec lui aujourd’hui est strictement véridique, ou à peu près.

Avant la tragédie

Approvisionnement sous le weigeliaApprovisionnement sous le weigelia © Jonasz

Finie la fantaisie enivrée de l’hymne au jour. La plus haute branche du cerisier d’où étaient lancées les trilles a ployé une dernière fois comme pour cravacher l’éveil. Une ombre noire s’en est détachée lourdement. C’est le signal. Merle et Merlette allez devoir vous démener le jour durant pour combler l’appétit insatiable des boules de duvet qui, du fond du nid, appellent la vie de toute leur force.

Le bec chargé de provende à vous en étouffer, vous empruntez d’indéchiffrables itinéraires pour déjouer les filatures toujours possibles.

Christopher de Bassens

© Jonaszz

Il est au bout de la jetée, ses lignes sont tendues à la perfection dans l’eau agitée de la baie. Sa capuche est bien rabattue sur les yeux bien qu’il n’y ait pas le moindre crachin ni le plus petit embrun. On le sent heureux même s’il piétine. Il doit être aux anguilles se dit Patembert qui s’approche, les mains bien enfoncées dans les poches du ciré.

De drones d’histoires : « un passé qui a de l’avenir »

Un oiseau de mon jardin tente d'apprendre le droneUn oiseau de mon jardin tente d'apprendre le drone © Jonasz

1515 – 2015 cinq cents ans pour faire décoller l’un des plus beaux songes de l’humanité.

Délivrance

Maison Centrale de Haguenau en 1956Maison Centrale de Haguenau en 1956 © DR

Les acacias du Boulevard Nessel commencent tout juste à défriper leurs faire-part vert tendre de printemps. Dissimulé derrière les motifs bleus des rideaux de la cuisine, j’observe juste en face la Maison Centrale des femmes:  fenêtres grillagées ou a barreaux, yeux brouillés de la détention.

 

 

Ma belle aux voiles dormantes

© Jonasz

Je suis de ceux qui se sont penchés sur ton berceau alors que tu commençais à peine à percer tes premières dents (1).

Je n’ai pas vu le temps passer que te voilà déjà arrivée à l’âge de déployer tes ailes et t’envoler vers le couchant, ma gracieuse frégate. Qui a pu se laisser abuser en pensant que tu somnolais, ma belle et farouche impatiente. Tu bouillais au contraire.

Si près, si loin, si petit le vertige

Vénus Vénus © DR
  – Bonsoir Vénus. Toi qui es la première levée le soir et la dernière couchée au matin, t’entends ce qu’ils disent les petits humains sur la planète bleue en ce moment dans tes paraboles d’écoute ?  

 – Oui. Juste là, en ce moment tiens ! Y’en a deux qui discutent du temps et de l’espace, le nez en l’air accoudés à la rampe d’un balcon.

 – Et alors ?

 – Écoute dans mon oreillette ! C’est trop. Ça fout le vertige ce qui nous sépare d’eux.

S’arrêter

© DR

Arrêté pour une fois au carrefour à la gueule en coin où je passe toujours en trombe, j’ai découvert les grilles d’un vieux jardin public. J’osai entrer dans la nef du vieux parc que les siècles avaient torturé plus que de raison.

A toi mon ami musulman

Tu aurais très bien pu ne pas être Arabe mais tu l’es. Tu aurais très bien pu être typé mais tu ne l’es pas. Tu es musulman comme je fus catho sans l’avoir demandé.

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