Puisque c'est sans doute là que tout a commencé, puisque c'est sans doute là que Nicolas Sarkozy a promis à quelques proches milliardaires la protection de l'Etat contre les méchants pirates de l'Internet, c'est là aussi que sera présenté ce soir à la Presse le livre "La bataille HADOPI" auquel j'ai eu l'honneur de participer.
En suivant les débats sur HADOPI, je me disais... 28 millions d'abonnés à Internet en France. Plus d'un foyer sur deux. Un chiffre banal, après tout. Quoi de plus normal de nos jours? Et pourtant, qui peut dire ce que signifie le fait que 28 millions de personnes aient désormais, dans ce pays, accès à la parole publique?
A la veille de la reprise des débats sur HADOPI à l'Assemblée Nationale, ma contribution au livre collectif (à paraître) "La guerre d'HADOPI", sur In Libro Veritas.
Le mardi 8 septembre, de 16h00 a 22h00, à la Mairie du 3ème arrondissement de Paris, une Société d'Acceptation et de Répartition des Dons sera officiellement créée, en présence de Martine Billard et Patrick Bloche.
Non, non, ne vous inquiétez pas, je ne vais pas encore une fois parler de ce délire mort-né et perdre du temps à analyser son retoquage au Conseil Constitutionnel. Je voudrais plutôt revenir sur ce qui semble être un fait acquis (que ce soit pour les tenants ou les opposants à cette loi) : la rémunération des artistes face au piratage.
Mon troisième et dernier article sur ce thème rebattu, puisqu'on sait désormais que cette loi Hadopi - stupide économiquement et moralement - passera coûte que coûte, pour parler cette fois un peu plus sérieusement du fond. J'ai choisi pour développer ce thème de m'appuyer sur l'intervention de Laurent Joffrin, dans un "duel" sur France Info le matin du 10 avril.
Je m'en souvenais plus ou moins, mais je n'imaginais pas que ça remontait aussi loin (bordel que le temps passe vite): la norme audio MPEG layer 3 – plus connue sous le nom de MP3 – a été publiée pour la première fois en 1995.