Lun.
24
Nov

MEDIAPART

Connexion utilisateur

A qui obéit François Hollande ?

A personne, serait-on tenté de répondre. Tant la façon de gouverner de notre Président normal tend à se rapprocher de celle d'un monarque assez peu républicain, qui exige que le gouvernement et les députés le suivent bouche cousue et bulletin plébiscitaire à la main.

A la recherche de la cohérence gouvernementale

Je n'aimerais pas être à la place de notre chef de gouvernement. En effet, le voilà confronté à une tâche difficile : trouver des ministres désireux de suivre aveuglement la politique de restriction des dépenses publiques et de soutien sans contrepartie aux entreprises, alors que les élus de la majorité présidentielle sont de plus en plus nombreux à comprendre, et, surtout, à reconnaître enfin publiquement, que cette politique est dangereuse pour notre économie, et notre pays, et, de plus, profondément inégalitaire.

Un peu de légèreté ?

© LB

Un peu de légèreté. Oui mais comment ? Le foot ? J'ai déjà écrit ce que je pensais, non du foot, mais de la très médiatisée Coupe du Monde. Le vélo ? Euh, comment dire... voir des hommes pédaler à des vitesses folles, grâce, parfois, à quelque produit plus ou moins autorisé, sur des routes bordées de fidèles attendant l’aumône d'une casquette leur permettant de faire de la publicité sans être payé pour cela, cela a plutôt tendance à m'attrister.

Donc, elle est où, la légèreté ?

Une bande de gars qui sont payés pour jouer au ballon...

Bon, je ne vais pas me faire que des amis, mais je ressens la nécessité d'apporter un léger grain de sel contradictoire à l'espèce de folie collective qui est en train de s'emparer de mes contemporains. Au moment où j'écris, nous sommes à une heure d'un événement d'une portée exceptionnelle : l'équipe de France de football va jouer un match pour la coupe du monde. Ouah !!! Le scoop !!!

Elections européennes et Traité Transatlantique : TAFTA, futur linceul de la démocratie

Les élections européennes ont lieu à la fin de la semaine, en un tour. Il reste donc trois jours pour saisir l'enjeu majeur de ce scrutin, qui va définir si les citoyens européens se dotent d'une force d'opposition au dépeçage de leurs États et de leur démocratie, ou s'ils donnent les clés de ceux-ci aux multinationales et à la finance américaines.

Je marche sur Paris

Le néolibéralisme avance masqué. Mais à marche forcée. En effet, celui-ci a pris successivement les masques d'un internationalisme qui empêcherait les guerres futures, d'une construction européenne qui apporterait à tous les peuples de ce continent le niveau de vie et les acquis sociaux des plus riches d'entre eux, alors que les seuls qui ont bénéficié de cette globalisation, ce sont les possédants.

Alors les abstentionnistes, on est contents ?

Non, on ne vous y reprendra plus, à voter pour quelqu'un qui va trahir vos idéaux dès qu'il aura été élu. Et depuis que vous avez voté pour un candidat de droite alors que votre cœur est à gauche, il est hors de question que l'on vous y reprenne, à tremper dans des arrangements électoraux que vous dénoncez avec rigueur...

Mon ennemie, c'est l'abstention...

© Auteur inconnu

Ah, comme je les comprends, les déçus de la politique, les trahis du parti, les épuisés du militantisme... Et comme je partage leurs rancœurs et leurs désillusions !

Newsletter