Chaque individu connecté sait maintenant que quatre jours hors du Réseau est comme une éternité. Tant de petites phrases, tant de tweets, tant de statuts, tant de liens, tant de buzz...
Internet, ce n'est pas le sobre ou l'épure, c'est le règne du trop plein, c'est l'air du temps, donc.
Alors, tant pis pour le « tant » qui ne l'était guère, sans doute. En quatre jours et quelques mots, vus depuis l'Angleterre, Jean Ferrat n'est plus, Les Inrocks va devenir le journal préféré des drapiers noirs de la City, et mes voisins ont voté à 55% pour l'UMP. Il est prévu que Gollnisch sauve le fromage d'Abondance aussi.