Alors que le gouvernement a annulé le financement du programme sur «les contaminants de l'environnement et leurs effets», la recherche a besoin d'une «remise à plat radicale», réaffirme Alain Trautmann, directeur de recherche au CNRS, qui attend du candidat François Hollande, «indécis et flou en la matière», une position claire.
«Désengagement de l'Etat» et «pénurie»: telles sont les raisons des déficits de plusieurs universités, et non la mauvaise gestion, accuse Michel Saint Jean, physicien, directeur de recherches au CNRS.
Manifestement, il faut qu'un président de la République crée son «plan»... Pour Jacques Chirac, c'était le «plan cancer», pour Nicolas Sarkozy, le «plan Alzheimer». A priori, rien à critiquer: tout le monde est, comme Pierre Desproges, contre le cancer.
En décortiquant les mécanismes induits par la mise en place de chaires qui permettent à des opérateurs privés d'employer, en contrepartie de financements, des équipes de recherche publiques, un collectif de mathématiciens dénonce la mainmise du privé sur la recherche publique que ce dispositif construit silencieusement.
Philippe Cibois, professeur émérite de sociologie de l'université de Versaille-St-Quentin en Yvelines et président de l'Association française de sociologie, explique comment la sociologie quantitative utilise les mathématiques dans ses enquêtes et détaille les dilemmes épistémologiques auxquels elle se confronte, entre prétention réaliste et critique constructiviste.
Dans un article dans Le Monde.fr (24.02.11), V. Pécresse reprend ses contre-vérités habituelles sur les «hausses de budget qui atteignent 22% pour les universités, 21% pour l'Inserm ou bien encore 14% pour le CNRS». L'ensemble des syndicats et associations concernées, tout comme les partis de gauche, ont démontré à de nombreuses reprises que la croissance réelle de la recherche avait été nulle depuis 2007
Laurent Mazliak, mathématicien, dresse le portrait d'Emile Borel (1871-1956), «intellectuel militant sans relâche pour mettre les découvertes scientifiques et technologiques au service de la vie sociale», et, en bon probabiliste, défenseur du hasard et de la nécessaire liberté des chercheurs.
Un métier, deux activités complémentaires et indissociables, et non pas la simple addition de deux mi-temps, plaident Nicolas Chignard, Gaël Orieux et Philippe Le Rouzic, maîtres de conférences à l'université Pierre-et-Marie-Curie.
«En favorisant l'utilisation de mauvais indicateurs chiffrés» comme le facteur h ou le classement de Shanghai, l'État pousse les chercheurs à la compétition et induit une dégradation de la qualité de leur travail. Par François Blanchard, Cyril Roberto et Pascal Romon.
L'intelligence collective, qui détermine les performances d'un groupe d'individus dans la réalisation de tâches cognitives diverses, dépend peu des intelligences individuelles mais surtout d'autres qualités telles que la «sensibilité sociale», l'égalité dans les prises de parole, et la proportion de femmes.