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17
Sep

MEDIAPART

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Le Printemps des Poètes

Le Printemps des Poètes est présent dans le Club de Médiapart pour affirmer la place de la poésie dans la Cité en donnant la parole aux poètes d'ici et d'ailleurs pour commenter l'actualité. C'est aussi l'occasion de participer à la vitalité du monde de la poésie à travers livres, entretiens, témoignages, évènements...

Article d'édition

Anise Koltz, sous le joug de l’existence

Née en 1928, au Luxembourg, Anise Koltz a commencé l’écriture en allemand pour, peu à peu, utiliser le français, sa langue poétique exclusive à partir des années 80. Anise Koltz a fondé, en 1963, les Biennales de Mondorf qui se donnaient comme objectif la promotion d’une société multiculturelle.

Article d'édition

L’archéologie du deuil de Sylvie Fabre G.

Née à Grenoble en 1951, Sylvie Fabre G. est Professeur de lettres à Voiron, en Isère.

Elle anime ponctuellement des ateliers d’écriture, participe à de nombreuses lectures, rencontres, expositions et travaille souvent en collaboration avec des peintres, graveurs  et photographes.

Article d'édition

Lettre à François Hollande: 31 personnalités se mobilisent pour le Printemps des Poètes

Nous avons appris avec consternation la nouvelle et violente réduction (- 80 %) du soutien financier alloué par le Ministère de l'Education nationale à l'association Le Printemps des Poètes.

Article d'édition

Mozart * Gabrielle Althen


KÖCHEL 467


La souffrance et la joie pèsent tout à fait le même poids

Article d'édition

Mathieu Brosseau, poète du ça

Né en 1977 à Lannion, Mathieu Brosseau est aujourd’hui bibliothécaire à Paris. Publié dans plusieurs revues (Action Restreinte, L’Etrangère, Owerwriting, Fusées, Ce qui secret, Ouste, etc.), il anime depuis 2006 la revue en ligne Plexus-S.

Article d'édition

Coda : A quoi sert un artiste ? // Résonance d'un Etonnant Voyageur, par Yvon Le Men


Coda - A quoi sert un artiste ?

A quoi sert un artiste a été écrit par Yvon Le Men au moment de la grande grève des intermittents du spectacle à l'été 2003 et lu par différents artistes dans de nombreux festivals dont Le Festival Interceltique de Lorient, Les Vieilles Charrues de Carhaix, Le Off d'Avignon. Il fut contresigné par des écrivains comme François Bon, des chanteurs comme les Tri Yann, des musiciens comme Dan Ar Braz et des conteurs comme Patrick Ewen.

 

"Que seraient la Russie sans Pouchkine, l’Espagne sans Lorca, le Portugal sans Pessoa dont les poèmes traînent dans les rues de Lisbonne, sans ce chanteur de fado à la gueule de Reggiani qui balance son chagrin, notre chagrin, avec sa voix par dessus les murs de la ville ? Il crève tout doucement de presque froid et de presque faim. Il lui manque des dents. Il touche à peine les quarante-deux ans et il dit qu’il est vieux.

C’est un artiste, comme moi. Et quand il chante, par les paroles d’Adamo, «Elle ne viendra pas ce soir», il parle au nom de tous ceux qui l’attendaient. Il fait du bien à notre mal. Il est très pauvre comme je l’ai été. Il ne vivra peut-être pas jusqu’à l’année prochaine. Peu importe alors qu’elle revienne ou ne revienne pas !

C’est un artiste, comme moi. Ce chanteur est mon frère et quand il chante, il est le frère de nos frères ! Il est celui qui est allé à la mine à notre place et au ciel en notre nom.

A quoi sert un artiste ? Que seraient la Bretagne si elle n’était dansée, les Caraïbes si elles n’étaient racontées, l’Algérie si elle n’était chantée ? L’esclavage s’il n’y avait le blues ? Ne resterait que l’esclavage !

Ceux qui vivent de l’audace des autres manquent-ils à ce point de respect pour leurs frères humains, les saltimbanques, pour si peu considérer ces hommes et ces femmes qui accompagnent leurs enfers et entrouvrent leurs paradis en disant, chantant, et dansant leurs morts et leurs vies ?

A quoi servent les artistes dans ce monde qui préfère les chiffres aux lettres et dont la folie des chiffres menace de nous faire chavirer dans le chaos ?

Que celui qui n’a besoin ni de chansons, ni d’images, ni de poèmes, ni de romans, ni de films, ni de pièces de théâtre, ni de musique, pour que se dise sa vie quand il ne sait plus la dire, pour que s’écoule son chagrin quand il ne sait plus pleurer, que celui-là tranche la gorge aux oiseaux.

Que celui qui n’a pas besoin d’artiste retienne ses larmes à jamais et brise par avance ses éclats de rire. "

Article d'édition

Résonances d'un Etonnant Voyageur: Sur la Prière // par Yvon Le Men

 

Sur la prière

 

Tu me demandes comment prier quelqu’un qui n’est pas.
La prière, le sais-tu, bâtit un pont de velours :

Comme sur un tremplin on avance, on tressaute

Au-dessus de pays à la couleur d’or mûr

Transformés par l’arrêt magique du soleil.
Ce pont mène sur les rivages de l’Envers

Où tout est le contraire et où notre verbe être

Dévoile un sens que nous ne pressentons qu’à peine.
Note que je dis nous. Là-bas, chacun éprouve

De la pitié pour l’autre enchaîné à la chair

Et il sait que si même il n’est pas d’autre rive

Il lui faut marcher sur ce pont traversant l’air.

 

Source : Czeslaw Milosz, Terre inépuisable, Poésie Fayard, 1989.

 

 

J’ai connu une jeune femme qui priait comme si sa vie en dépendait, comme si la vie du monde en dépendait. Elle priait pour elle et pour les autres. Moi qui ne prie jamais, je l’enviais parfois. Elle habitait à l’étage, elle était plus près du ciel que moi. Au début de nos échanges, elle souhaita me convertir. Je reculai. Elle cessa de le vouloir, je posai des questions. D’où viens-tu ? Où vas-tu ?

Au Maroc, l’an dernier, je rencontrai un religieux au visage puissant, lumineux…inquiétant. A la différence de la jeune femme, il voulait à tout prix me convaincre, à n’importe quel prix, au prix des doutes qui font grandir. Et malgré la beauté de son visage, la pureté de son regard, je craignais le jour où cet homme parmi la foule saurait être un homme devant la foule.

Article d'édition

La gare perdue. Hommage à Wladyslaw Znorko // par Thierry Renard

« Il vit content de son sort et, l’hiver, près du feu, il recense les mille bouquets savourés aux lèvres des filles sur les chemins de la belle maison. »

André Hardellet, La Cité Montgol

Article d'édition

Résonances d'un Etonnant Voyageur: A une heure incertaine, Primo Levi // par Yvon Le Men

 

Au commencement

Frères humains pour qui longue est l’année,

Pour qui un siècle est un but vénérable,

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