CONFÉRENCE DE PRESSE,AFFAIRE ÉSÉKA, JEUDI 08 DÉCEMBRE À LA BOURSE DU TRAVAIL DE PARIS

À la suite du dépôt jeudi 01 décembre 2016 devant le Tribunal de Nanterre de la plainte sur la catastrophe ferroviaire d’Éséka au Cameroun, une conférence de presse se tiendra à partir de 18h00 le jeudi 08 décembre à la Bourse du Travail de Paris, sise au numéro 3 de la rue du Château d'Eau 75010, à proximité de la Place de la République; en présence notamment de Me Stéphane BOBÉ. ENGUELEGUELE
  • Date Du 8 décembre 2016 Au 8 décembre 2016
  • Lieu Bourse du Travail de Paris, Salle Eugène Pottier, sise au numéro 3 de la rue du Château d'Eau 75010, à proximité de la Place de la République, à partir de 18h00
  • Réservation, inscription Presse, médias, et organisations de la société civile
  • Information Suite à la catastrophe ferroviaire du 21 octobre à Éséka au Cameroun qui a fait officiellement 79 morts, nous souhaitons établir l'échelle des responsabilités et sortir du silence imposé par la dictature camerounaise aussi bien sur les circonstances du drame, le nombre de victimes et la réparation intégrale de leur préjudice, les manquements survenus au cours du démantèlement du patrimoine ferroviaire camerounais.

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La plainte déposée devant le parquet de Nanterre le 01 décembre 2006 par le Groupe de Solidarité aux Victimes de la catastrophe ferroviaire du 21 octobre d'Éséka, est désormais enregistrée sous le numéro 16342000265.

Élément absolument inédit, l’affaire est confiée à la section financière. Il n’est en effet pas habituel que des affaires d’homicide soient instruites au pôle financier.

Pour toute information complémentaire, contacter:

Maître Stéphane B. ENGUELEGUELE
Docteur des Universités en Science Politique
Avocat/Barrister at Law
Spécialiste en droit Public/Public Law
Qualification Droit Public Economique/Public Economy
3, rue Vincent Auriol
80.000 Amiens - France
Tél ++(333) 60.123.300 Télécopie ++(333) 60.123.301
stephane.engueleguele@dike-avocats.fr

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

                                                                                                         Paris le 01 décembre 2016

Le parquet de Nanterre saisi d’une plainte à la suite de la catastrophe d’Éséka le 21 octobre 2016

Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques et le Syndicat National des Conducteurs de Train du Cameroun, viennent de saisir ce 1er décembre 2016, Monsieur le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Nanterre, d’une plainte pénale, après la catastrophe ferroviaire d’Éséka le 21 octobre 2016 au Cameroun, à la suite de laquelle plus de 79 personnes sont décédées et plus de 600 autres blessées, selon le bilan officiel des autorités camerounaises. Plusieurs familles restent à ce jour sans nouvelles de voyageurs disparus.

Cette plainte vise des faits d’homicides involontaires, de blessures involontaires suivies d’incapacité de travail, de blessures involontaires sans incapacité de travail, de non assistance à personnes en danger et de mise en danger de la vie d’autrui par violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de sécurité et de prudence imposée par la loi et le règlement.

Mettant en cause plus spécifiquement la gouvernance du secteur du transport ferroviaire par l’État du Cameroun, la plainte tend également à déterminer les conditions dans lesquelles - en violation notamment des principes d’égalité et de transparence dans les marchés publics - la Régie Nationale des Chemins de Fer Camerounais a été privatisée, la concession renouvelée, et certaines obligations à la charge du concessionnaire manifestement méconnues, ainsi que les conducteurs de train de la CAMRAIL l’ont régulièrement dénoncé. En effet si l’état des voitures accidentées a été de tout temps considéré comme impropre à garantir la sécurité des transports, il s’agira de rechercher les conditions d’acquisition de ces wagons, les protagonistes des transactions, et les raisons de l’exécution de ses missions de service public par le concessionnaire, avec des voitures mettant continuellement en danger la sécurité du personnel et des utilisateurs du train camerounais.

L’objet de la plainte est enfin de déterminer les raisons pour lesquelles, malgré une politique QHS (qualité hygiène et sécurité) et une politique de RSE (Responsabilité Sociale d’Entreprise) axées sur la sécurité et le développement durable, et intégrées au niveau du Groupe Bolloré, ainsi que le contrôle exercé à hauteur de 77% par ce groupe sur sa filiale Camerounaise, les errements déplorés, qui ont rendu possible l’accident d’Éséka, ont finalement pu se produire.

Il s’agit que la vérité se manifeste sur les circonstances de la catastrophe, que les victimes obtiennent la réparation intégrale de leur préjudice, et que les manquements survenus au cours du démantèlement du patrimoine national camerounais soient sanctionnés, en même temps que l’on disciplinera les agissements des multinationales en Afrique.

Contact: Me Stéphane B. ENGUELEGUELE

Docteur des Universités en Science Politique

Avocat/Spécialiste en droit Public

Qualification Droit Public Économique

3, rue Vincent Auriol

80000 Amiens

Tél: 03 6012 33 00

stephane.engueleguele@dike-avocats.fr

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