TOULOUSE 9 avril, à La Chapelle.Journée Anti-carcérale du Mexique à la France

Les Trois Passants et des toulousaines anti-carcérales, vous invitent. Rencontre – débat autour du film « Ils nous ont volé nos nuits » tissé avec 11 femmes mexicaines : ex-prisonnières, mères, compagnes, filles de prisonnier.e.s, avec la participation de femmes françaises et espagnoles ayant vécu la prison. Le dimanche 9 avril, à partir de 13h30 à La Chapelle Toulouse
  • Date Le 9 avril 2017
  • Lieu TOULOUSE LA CHAPELLE 39 Rue Danielle Casanova Métro Compans Caffarelli
  • Information Journée organisée par Les Trois Passants, des toulousaines anti-carcérales et des personnes solidaires d'ici et d'ailleurs. + d'infos : https://liberonsles.wordpress.com

 Au Mexique et en France la répression se développe. Dans ces deux pays, l'incacération est déstinée à soumettre les corps comme les esprits, a empêché tout éloignement, condamnation et récolte contre les pouvoirs en place.

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Cette journée sera l'occasion de parler plus précisément de ce qui se joue dedans, dehors, autour de la prison du côté des femmes.

La présentation du documentaire "Ils nous ont volé nos nuits" sera suivie de rencontres, discussions, débats avec des femmes ayant vécu, vivant la prison.

« Ils nous ont volé nos nuits » : ce film collectif réalisé au Mexique en octobre 2016, est un outil de lutte anti-carcérale. C’est un documentaire fait maison, avec nos propres moyens, par des personnes solidaires et non spécialistes. Il a été possible grâce à la complicité de mères, de compagnes, de femmes solidaires, de filles de prisonnier.e.s et d'ex-prisonnières; et la participation de :

 La Voix de Zapoteques Xiches en Prison d'Oaxaca,

du Groupe de Travail Nous ne sommes pas tous et toutes là du Chiapas,

de La Croix Noire Anarchiste de Mexico

et du groupe Les Trois Passants de Toulouse

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 Au fil du temps nous avons observé la lutte incessante, la résistance et le travail que mènent les femmes dans et hors les prisons, non seulement en tant que tisserandes de la mémoire contre l'oubli, mais aussi en tant que porteuses d'une lutte infatigable contre le système judiciaire et pénitentiaire. Cependant, et ce y compris dans nos propres espaces, peu de chose se dise sur elles.

 C'est pourquoi en cette occasion, sans fabriquer une vision innocentante et victimisante, nous avons ouvert un espace de paroles pour les femmes confrontées à l'enfermement, à l'humiliation, à la maltraitance du corps, à la torture sexuelle, au harcèlement, à la stigmatisation et à l'hypothétiquejustice”. Elles nous rappellent la valeur de la lutte, tant à l'intérieur qu’à l'extérieur des geôles. Nous en parlerons ensemble.

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Pour faire miroir, échanger et partager des réflexions, quatre femmes ayant vécu la prison en France et dans l'État espagnol participeront à cette journée. C'est à travers leurs voix et leurs réflexions que nous voulons aborder ces préoccupations et trouver les chemins, les espaces, les moments et les actions pour la liberté.

Audrey Chenu est une ancienne prisonnière, auteure du livre Girlfight, slameuse, boxeuse, pédagogue et féministe.

Pastora : « Je suis la mère de Xosé Tarrío González, anarchiste, anti-carcéral auteur du livre « Huye, hombre, huye ». Un prisonnier du régime spécial FIES (Fichier Interne de Suivi Spécial) mort de prison, de tortures et d'isolement par l'État espagnol. Ce même État qui condamne sa mère et quatorze autres personnes, dont deux d'entre elles sont des avocats, pour avoir osé demander l'élucidation de la mort d'un jeune homme de vingt-deux ans dans une caserne de la garde civile et pour s'être installées devant les tribunaux pour réclamer justice. »

 Johanna : « Depuis que mon compagnon a été incarcéré en 2011, ma vie est rythmée par l'administration pénitentiaire ou plutôt à leur bon vouloir. En fait, je me rends compte qu'il ne faut surtout pas analyser la situation sinon, quand on est compagne de détenu (longue peine), quand on regarde d'un peu plus près son quotidien, je pense que je serais capable du jour au lendemain de mettre un terme à cette relation tellement le quotidien est lourd à porter. »

 Lecture du monologue satyrique de Natacha Lopvet par Marion Bouvarel, comédienne de la compagnie L'Agit. L’Agit, depuis plus de 20 ans, a basé son action sur l’itinérance, portant une diffusion populaire d’un théâtre d’auteur, écho des préoccupations actuelles.

 Natacha Lopvet Mrikhi, est française, incarcérée depuis 10 ans dans la prison pour femmes de la ville de Mexico. Elle participe à de nombreux projets et ateliers artistiques et s’est jointe à une troupe de théâtre qui a pour objectif d’aider d’autres femmes à s’exprimer à travers les arts en faisant sortir leurs réflexions. Elle participe à cette journée par la présentation de son monologue satyrique « Le troisième âge derrière les barreaux » .

 

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