«Révolutions et contre-révolutions en Méditerranée et au Moyen-Orient» UP 2021

L'Université populaire (UP) de l'iReMMO 2021 revient chaque mois, de janvier à juin, sur les spectaculaires soulèvements de 2011 en Méditerranée et au Moyen-Orient, sur leurs espoirs souvent déçus, leur répression multiforme, mais aussi leur héritage et leur avenir.

Des manifestants égyptiens autour des chars de l’armée égyptienne, Le Caire, 29 janvier 2011. Crédit : AFP PHOTO / Khaled Desouki Des manifestants égyptiens autour des chars de l’armée égyptienne, Le Caire, 29 janvier 2011. Crédit : AFP PHOTO / Khaled Desouki

10 ans déjà !

De manière inédite et quasi simultanée, une extraordinaire vague de soulèvements populaires a traversé les sociétés au sud de la Méditerranée, à l’est comme à l’ouest, du Maghreb au Machrek. Comme un écho qui rebondit d’un pays à l’autre, les citoyens se sont mis en mouvement. Femmes, hommes, jeunes, anciens, dans les villes, dans les campagnes, mais aussi dans les usines, comme dans les universités, les habitants sont descendus dans les rues. A première vue, le même ressort a été à l’œuvre : la reprise en main par les peuples du destin collectif, après des années de frustration et de mécontentement et la volonté de parachever le processus de décolonisation par une réelle indépendance.

A y voir de plus près, beaucoup de différences apparaissent dans les événements de 2011, selon les pays, selon les systèmes politiques, selon les situations, qui dessinent un paysage révolutionnaire très divers. Le monde arabe qui de loin semble une réalité homogène, révèle une riche gamme d’enjeux sociaux et politiques. Avec le temps, bien plus que des événements, apparait la réalité d’un processus qui ne fait que démarrer et qui est sans doute encore à l’œuvre.

Les trajectoires différentes de ces mouvements aboutissent dans les années suivantes à des réalités très contrastées : de la consolidation de l’État de droit en Tunisie, à la guerre en Libye, en Syrie et au Yémen, en passant par des transitions laborieuses et souvent douloureuses qui parfois ne sont que des retours en arrière vers l’autoritarisme violent, comme en Égypte.

Comment expliquer ces destins si dissemblables et même contradictoires ?

Comment interpréter les soulèvements de 2019 en Irak, en Algérie et au Liban, pays qui n’étaient pas entrés en révolution en 2011 ?

  

Samedi 30 janvier 2021 [EN LIGNE]
Session 1 "Comment naissent (et meurent) les révolutions?" 

11h30-13h "Dix ans de révolutions et contre-révolutions dans le monde arabe"
Avec Pierre Blanc (Confluences Méditerranée)

14h30-16h30 "Perspectives de révolutionnaires en Égypte, Syrie et Tunisie"
Table-ronde programmée en partenariat avec la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) avec Hafidha Chekir (FIDH, ATFD, Tunisie), Mazen Darwish (SCM, Syrie), Ziad Abdel Tawab (CIHRS, Egypte). Modération : Khadija Ryadi (AMDH, Maroc) 

 

Samedi 27 février 2021 [EN LIGNE]
Session 2 "Yémen, Libye, Syrie : la révolution ou la guerre"

11h30-13h: Yémen : représentations, perspectives et lectures révolutionnaires et post-révolutionnaires, avec Maggy Grabundzija
14h15-15h45: Libye : un processus révolutionnaire à l’issue encore incertaine avec Patrick Haimzadeh
16h-17h30: Syrie : entre espoir et conflits avec Salam Kawakibi

 

Samedi 27 mars 2021 [EN LIGNE]
Session 3 "L’Égypte ou la revanche de l’autoritarisme"

11h30-13h: L’armée, au cœur du pouvoir et de l’économie avec Yezid Sayigh
14h15-15h45: Les réseaux de résistance de la jeunesse militante en contexte autoritaire avec Caroline Barbary
16h-17h30: Al Sissi, l’allié de l’Occident contre le terrorisme avec Alain Gresh

Avril 2021
Session 4 "La Tunisie ou le triomphe de l’État de droit"

Mai 2021
Session 5 "Algérie, Irak, Liban : la révolution continue ?"

Juin 2021
Colloque de clôture

 

Le cycle a été conçu en collaboration avec:

confluencesmed


 Et en partenariat avec:

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