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Lyon. Enfants sans toit, depuis plus de trois ans ... suite.

Tant que la mise à l’abri des ces enfants n’émanera pas d’une réelle volonté politique et citoyenne, rien ne changera. Face à l’urgence de la situation, plus la mobilisation sera importante, plus les collectivités seront contrainte de trouver de réelles solutions.
  1. En l'attente de trouver une solution pour la nuit, le collectif et les familles se réunissent parfois devant la fresque des lyonnais à proximité de l'école Robert Doisneau.

  2. La mobilisation des collectifs ne se limite pas à l’hébergement au quotidien des familles. Plusieurs fois par semaine des communiqués sont rédigés,  puis diffusés par emails et sur les réseaux sociaux afin d’informer le plus grand nombre sur l’avancé de la situation.

  3. 28.11.2017 Le ministre de l’intérieur Gérard Collomb, ancien maire de Lyon et ex-président de la métropole cite souvent sa ville en référence pour imposer sa politique à l’échelle nationale. La presse nationale s’interesse donc de plus en plus à l’ancienne capitale des trois Gaulle. Ce jour là France 3 a réalisé un reportage de 3 mns sur la question des enfants scolarisés et sans logement, qui sera diffusé en national. Si Lyon est effectivement souvent présentée comme la première ville française pour sa qualité de vie, le collectif lui attire l’attention sur le fait que « tant que la question de l'hébergement inconditionnel des enfants sans abri de la Métropole et de leurs familles ne sera pas immédiatement résolue, l'enchanteresse rhétorique sur la réussite de la politique de la ville  ne trouvera aucun écho parce qu'aucun modèle de société ne se fortifie s'il laisse de côté les plus faibles. ».

    Quoiqu’il en soit ce soir là, la présence de France 3 facilita grandement l’accès à l’Ecole Robert Doisneau.

    ( pour voir le sujet de FR3 : https://www.facebook.com/PasEnfantSansToit/videos/144789269504718/)

  4. En attendant que de réelles mesures soient prises, et suite à l'accélération de la mise en place du plan Grand froid - coïncidant parfaitement avec la Fête des lumières -  les différents collectifs profitent de la présence de milliers de visiteurs pour renflouer les caisses.

    Pour l’occasion, de nombreuses initiatives sont mises en place.   « les membres de Jamais Sans Toit (JST) ont construit un « Itinéraire Bis fête des  lumières de banderoles » s’adressant au sensible des citoyens et citoyennes pour leur rappeler de ne pas oublier que de nos jours, des enfants scolarisés dans nos quartiers vivent et dorment dehors. JST a imaginé un circuit avec ces mots sur des banderoles faites à partir de vieux draps en coton, qui disent la chaleur d’un lit, d’un moment de repos. Pour rappeler cette réalité de l’envers du décor, ces enfants abandonnés par l’État qui a l’obligation de protéger les démunis, l’obligation de l’hébergement urgence. »

  5. Chacun participe selon son temps, ses compétences et ses envies. Ici la vitrine d’un créateur, à quelques mètres de la fresque des lyonnais. Le boulanger du quartier, situé à proximité de l’école Doisneau, offre pour sa part, et tous les soirs d'occupation, sont surplus de pain et parfois même quelques viennoiseries pour le goûter et le petit déjeuner des familles.

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