Ecrans philosophiques: Persona, présenté par Mazarine Pingeot

PROJECTION SUIVIE D’UNE PRÉSENTATION ET D’UNE DISCUSSION AVEC LES SPECTATEURS. AU CINÉMA LE MÉLIÈS DE MONTREUIL.
  • Date Du 16 mars 2017 Au 16 mars 2017
  • Lieu CINÉMA LE MÉLIÈS DE MONTREUIL.
  • Réservation, inscription Billets en vente au cinéma
  • Information organisateurs: Annie Agopian, Stéphane Goudet, Jérôme Lèbre, Eric Lecerf

ÉCRANS PHILOSOPHIQUES

PERSONA

JEUDI 16 MARS 2017 À 20 H 30

 Les « Ecrans philosophiques » de Montreuil coopèrent depuis l’an dernier avec ceux de Taipei. Le nouveau thème commun s’intitule « La reproduction des images ». Chaque film présenté redonne sens à une ou plusieurs images venue (s) d’ailleurs. Ainsi la peinture, la photographie, le cinéma lui-même deviennent des « sujets » qui traversent, interrompent, ou redoublent le récit ; l’effet de l’image se multiplie dans le temps et l’espace, le réel gagne en opacité ou en transparence, il saute plusieurs fois aux yeux. Chaque intervenant suivra ce thème tout en poursuivant dans le même temps le fil de ses propres réflexions philosophiques.   

 

Film : Persona d’Ingmar Bergman (Suède, 1966, 1h25) avec Gunnar Björnstrand, Margaretha Krook, Bibi Andersson…
Présenté par Mazarine Pingeot, pro­fes­seur agré­gée de phi­lo­so­phie à l’uni­ver­sité Paris VIII à Saint-Denis.

Les « Ecrans philosophiques » de Montreuil coopèrent depuis l’an dernier avec ceux de Taipei. Le nouveau thème commun s’intitule « La reproduction des images ». Chaque film présenté redonne sens à une ou plusieurs images venue (s) d’ailleurs. Ainsi la peinture, la photographie, le cinéma lui-même deviennent des « sujets » qui traversent, interrompent, ou redoublent le récit ; l’effet de l’image se multiplie dans le temps et l’espace, le réel gagne en opacité ou en transparence, il saute plusieurs fois aux yeux. Chaque intervenant suivra ce thème tout en poursuivant dans le même temps le fil de ses propres réflexions philosophiques.   

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Persona raconte la conva­les­cence d’une actrice célè­bre de théâ­tre, Elizabeth Vogler, qui a perdu la parole au milieu d’une tirade d’Électre. Devant son silence, c’est Alma, son infir­mière, qui se laisse peu à peu aller aux confi­den­ces. Mais la rela­tion est bou­le­ver­sée par la tra­hi­son d’Elizabeth qui divul­gue ces confi­den­ces à son méde­cin.
Ce film de Bergman traite une fois de plus du cinéma, d’abord à tra­vers le choix des comé­dien­nes, qui toutes deux furent ses com­pa­gnes, mais aussi des inter­prè­tes récur­ren­tes de ses films, ensuite, par le choix des per­son­na­ges, une actrice muti­que, un lieu clos, blanc, des visa­ges qui sont autant de mas­ques, et l’inquié­tude d’une iden­tité floue, qui passe d’un per­son­nage à l’autre… Mais c’est sur­tout dans le pro­lo­gue que le cinéma est mis en scène, non pas comme un hom­mage, mais réel­le­ment comme une mise au jour de son essence même, de son émergence, de sa source. Un cinéma qui tra­vaille inces­sam­ment sur ce que c’est que le cinéma est néces­sai­re­ment un cinéma phi­lo­so­phi­que, qui n’oublie jamais néan­moins de raconter des his­toi­res…
Mazarine Pingeot

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