patrice@nousautres.net
Documentariste
Abonné·e de Mediapart

12 Billets

0 Édition

Événement 8 déc. 2015

Pour un printemps de Calais

Pour ne pas continuer à nous demander quoi faire face à ce qui se passe en notre nom, pour refuser d'accepter plus longtemps cette honte qu’est la Jungle de Calais, je vous propose d'organiser, en différents lieux de la France, comme une longue traversée de la nuit, une grande collecte au profit des femmes réfugiées de Calais.

patrice@nousautres.net
Documentariste
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Date

Du 8 décembre 2015 au 21 mars 2016

Lieu

Partout en France

Réservation

https://www.leetchi.com/c/tous-solidaire-jungle-calais


Nous situant dans le sillage de bon nombre d’initiatives d’ores et déjà à l’œuvre et pour ne pas continuer à nous demander quoi faire face à ce qui se passe en notre nom, pour refuser d'accepter plus longtemps cette honte qu’est la Jungle de Calais, je vous propose d'organiser, en différents lieux de la France, comme une longue traversée de la nuit, une grande collecte au profit des femmes réfugiées de Calais à travers l'association Gynécologie sans frontières.

Pourquoi ?

Parce qu'au-delà des besoins objectifs de cette association qui travaille sur place avec peu de moyens, nous devons répondre à cette honte.

Parce que cette honte ne concerne pas seulement les conditions dans lesquelles on vit à Calais (quelques douches, quelques toilettes, quelques points d’eau pour… 6000 personnes !), mais la réponse même de l’état face à une telle situation.

Parce qu'ils doivent se sentir bien seuls à Calais...

Pourquoi vous ? Pourquoi moi ?

Parce que se taire, c’est consentir.

Parce que nos enfants nous jugeront sur Calais.

parce que l'historique ne s'écrit pas seulement dans les livres.

Parce que nous sommes ces hommes, parce que nous sommes ces femmes.

L'idée de cette collecte n’est pas de faire un petit geste de solidarité dans un coin pour ménager sa bonne conscience, mais quelque chose qui ait une certaine ambition, qui fasse surtout entendre une autre voix : la voix de celles et de ceux qui refusent ce qui se joue à Calais. Or, nous sommes nombreux un peu partout en France !

Je vous invite donc, où que vous soyez, à solliciter vos réseaux et à vous engager en participant à cette cagnotte. Plus nous serons nombreux à répondre, plus nous serons nombreux à nous faire entendre, plus nous contribuerons à changer, peut-être, le regard que le monde porte désormais sur ce qui fut un jour le pays des droits de l'Homme...

Le compte à rebours est enclenché et ne s'arrêtera, au terme de cette traversée de la nuit, qu'au premier jour du printemps. Ce jour-là, la recette de notre cagnotte sera intégralement reversée à l'association Gynécologie sans frontières.

Vous aurez tous les détails au fur et à mesure de nos avancées dans la rubrique Actualités du lien https://www.leetchi.com/c/tous-solidaire-jungle-calais

Bien amicalement !

Patrice

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal
La majorité embarrassée par l’affaire Abad
Après les révélations de Mediapart concernant le ministre Damien Abad, visé par deux accusations de viol qui ont fait l’objet d’un signalement à LREM le 16 mai, la majorité présidentielle peine à justifier sa nomination au gouvernement malgré cette alerte. La première ministre a assuré qu’elle n’était « pas au courant ».
par Marine Turchi
Journal — Violences sexuelles
Violences sexuelles : Damien Abad nommé ministre malgré un signalement adressé à LREM
L’ancien patron des députés LR, Damien Abad, a été nommé ministre des solidarités en dépit d'un signalement pour des faits présumés de viols adressé à LREM et LR par l’Observatoire des violences sexistes et sexuelles en politique. Deux femmes, dont Mediapart a recueilli les témoignages, l’accusent de viol, en 2010 et 2011. Il conteste les faits.
par Marine Turchi
Journal — Europe
À Kharkiv, des habitants se sont réfugiés dans le métro et vivent sous terre
Dans le métro ou sous les bombardements, depuis trois mois, la deuxième ville d’Ukraine vit au rythme de la guerre et pense déjà à la reconstruction.
par Clara Marchaud
Journal
La haute-commissaire de l’ONU pour les droits humains en Chine pour une visite à hauts risques
Michelle Bachelet entame lundi 23 mai une mission officielle de six jours en Chine. Elle se rendra au Xinjiang, où Pékin est accusé de mener une politique de répression impitoyable envers les populations musulmanes. Les organisations de défense des droits humains s’inquiètent d’un déplacement trop encadré et de l’éventuelle instrumentalisation. 
par François Bougon

La sélection du Club

Billet de blog
L'extrême droite déchaînée contre Pap Ndiaye
Le violence des propos Pap Ndiaye, homme noir, annonce une campagne de criminalisation dangereuse, alors que les groupes et militants armés d'extrême droite multiplient les menaces et les crimes.
par albert herszkowicz
Billet de blog
Pap Ndiaye : la nouvelle histoire des migrations
En décembre dernier, en direct de Pessac, Pap Ndiaye a évoqué de façon magistrale la nouvelle histoire des migrations, estimant que la France n’est pas un bloc, mais faite de « variations ». On se grandit en les prenant en compte, disait-il, contrairement au projet des « marchands de haine ».
par YVES FAUCOUP
Billet de blog
Racisme systémique
Parler de « racisme systémique » c’est reconnaître que le racisme n’est pas uniquement le fait d’actes individuels, pris isolément. Non seulement le racisme n’est pas un fait exceptionnel mais quotidien, ordinaire : systématique, donc. Une définition proposée par Nadia Yala Kisukidi.
par Abécédaire des savoirs critiques
Billet de blog
Attaques racistes : l'impossible défense de Pap Ndiaye
L'extrême droite et la droite extrême ont eu le réflexe pavlovien attendu après la nomination de M. Pap Ndiaye au gouvernement. La réponse de la Première ministre est loin d'être satisfaisante. Voici pourquoi.
par Jean-Claude Bourdin