Portfolio

"Mafrouza" - Chronique polyphonique d’un quartier d’Alexandrie

Notre collaboration avec Mediapart se poursuit ! Ensemble, nous choisissons pour vous deux documentaires par mois ! Après "Don Pauvros de la Manche" de Guy Girard, "L’Arbre sans fruit" d'Aïcha Macky, "Le Libraire de Belfast" d'Alessandra Celesia entre autres, nous vous proposons actuellement sur Mediapart le premier volet du superbe film-fleuve : "Mafrouza" d'Emmanuelle Demoris !
  1. •• http://www.tenk.fr/-/mafrouza.html

    "Mafrouza" : 12h35. Non, ce n'est pas une blague et nous sommes fiers de pouvoir programmer cette grande fresque documentaire dans son intégralité sur Tënk. C'est la flexibilité que nous permet internet : vous proposer des films au format inhabituel, inclassables, hors-normes ! "Mafrouza" est à regarder dans son entier ou par épisode autonome (2h-2h30). C'est le premier volet que vous pouvez actuellement regarder sur Mediapart "Mafrouza - Oh la nuit !".

    Le film tire son titre d’un bidonville d’Alexandrie. Construit sur les vestiges de la nécropole antique, ce quartier est précaire. Si la vie y est rude, tous résistent avec grâce et ardeur. Mohamed Khattab, épicier-cheikh humaniste, Abu Hosny, vieux solitaire au logement inondé, la paysanne Om Bassiouni et son four à pain, tous incarnent et racontent cette résistance qui est la leur et qui fait de leur quartier un espace de liberté et de vitalité. Partant des premières rencontres avec ses habitants, "Mafrouza" raconte les destins de quelques personnes qui se répondent en une chronique polyphonique.

    Pascal Catheland, cordinateur éditorial de Tënk nous dit ceci à propos du film : « "Mafrouza" est labyrinthique comme ce quartier aux ruelles étroites dont Emmanuelle Demoris parvient à capter l’énergie vitale. Hors norme, ce cinéma invente un temps qui lui est propre, celui de la rencontre avec des personnages qui débordent les cadres et les frontières entre les épisodes. Ils ressurgissent ça et là, on les reconnaît, ils deviennent familiers. Malgré la dureté de la vie et les accidents qui égrènent le cours du récit, le bonheur est ici inaltérable et le rire fonde à lui seul la raison de ce projet gigantesque. On se laisse aller à "Mafrouza", il faut accepter son irrationnelle durée pour faire cette expérience de cinéma inouïe. »

    Dans le deuxième vollet "Cœur" à découvrir sur Tënk, les habitants de Mafrouza questionnent la caméra dont la présence fait débat. 

    Voilà donc un film formidable que nous vous conseillons de commencer sur Mediapart, au risque d'y prendre goût et de passer la nuit sur Tënk !

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.