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Réception syndicale pour Philippe à Orléans

Un millier de manifestant.es a assuré le comité d’accueil ce jeudi 28 septembre à Orléans pour la venue d’Edouard Philippe au Congrès de l’Association des Régions de France. Retraité.es, étudiant.es, salarié.es du public et du privé ont convergé à l’appel de la CGT, de la FSU et de Solidaires Loiret pour dire tout le mal qu’ils et elles pensent de la politique anti-sociale du gouvernement.
  1. Il était évident que cette journée s’inscrivait dans la mobilisation contre les ordonnances Macron promulguant la loi travail 2 (ou XXL). Après les 12 et 21 septembre, c’était l’occasion de battre le pavé à nouveau pour l’intersyndicale CGT-FSU-Solidaires. Des préavis de grève avaient ainsi été déposés par des syndicats CGT et SUD.

  2. Une journée qui a aussi pu s’appuyer sur un calendrier de mobilisations sectorielles. Les retraité.es étaient dans la rue pour protester contre la hausse de la CSG non compensée et la baisse de leurs pensions. Dans l’Est du département, la centrale de Dampierre était touchée par un mouvement de grève, à l’appel des syndicats CGT et SUD Énergie entre autres.

  3. Comme dans de nombreuses villes, la manifestation des retraité.es était d’ailleurs assez fournie. Sur Orléans, elle s’est élancée de la place principale de la ville pour rejoindre le rendez-vous interprofessionnel.

  4. Le cortège était aussi renforcé par des délégations régionales de la CGT, l’organisation syndicale la plus représentée. De Bourges, Vierzon, Blois, Tours, Vendôme… ils et elles étaient nombreuses et nombreux à avoir fait le déplacement, mettant notamment en avant la défense des services publics de proximité à l’occasion de ce congrès des Régions de France.

  5. Alors que la manifestation avait été déclarée en Préfecture, comme c’est l’usage, un cordon de police empêchait de rejoindre le point d’arrivée. Ambiance un peu électrique lorsque le cortège a dû s’arrêter à quelques mètres du Théâtre d’Orléans qui accueillait les présidents de régions. Pendant que les petits fours étaient livrés au congrès, le droit de manifester était entravé à deux pas de là.

  6. Peut-être dans l’espoir de se faire pardonner (plus probablement d’une bonne photo de presse), et sans doute trop confiant dans son vernis « socialiste », le président de la Région Centre, François Bonneau, a cru qu’il serait de bon ton de venir saluer les manifestant.es. Sous les huées des syndicalistes, il s’en est allé sans même réussir à faire trois petits tours.

  7. On a eu bien du mal à se quitter… il a fallu du temps pour que la manifestation se disperse. La journée du 10 octobre était sur toutes les lèvres comme dans toutes les interventions syndicales au micro. Nul doute que nous saurons nous y retrouver, public et privé, dans la rue et dans la grève.

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