Rassemblement pour dénoncer la dérive répressive en Argentine

Suite à l'arrivée du président argentin à Paris pour s'entretenir avec le président Macron et Anne Hidalgo, Maire de Paris, l'ACAF appelle à un rassemblement samedi 27 à 11h20, pour dénoncer la dérive répressive du gouvernement Macri et la dégradation de l'Etat de droit en Argentine
  • Date Le 27 janvier 2018
  • Lieu Place du Châtelet, Paris
  • Information 11h20

COMMUNIQUE DE PRESSE

DE  L’ASSEMBLÉE DE CITOYENS ARGENTINS EN FRANCE (ACAF) 

 Aujourd’hui, 23 janvier 2018, nous avons adressé au Président de la République Française une lettre ouverte à l’occasion de la venue du président argentin Mauricio Macri le 26 janvier.

Sur cette lettre nous alertons de la dérive répressive du gouvernement argentin et de la dégradation de l’État de droit en Argentine depuis décembre 2015.

Nous signalons sur cette lettre les graves atteintes à la liberté d’expression, la criminalisation des mouvements sociaux et syndicaux, la chasse aux sorcières contre des membres de l’ancien gouvernement, des journalistes et des médias d’opposition, la brutale dégradation de conditions de vie des argentins et les attaques contre les politiques de Mémoire, Vérité et Justice qui se trouvent aujourd’hui en danger.

Nous insistons particulièrement sur la dérive autoritaire qui s’est alourdit dernièrement avec la disparition et meurtre de Santiago Maldonado et l’assassinat d’une balle dans le dos de Rafael Nahuel, militants de la cause Mapuche, sans qu’aucun gendarme intervenant sur ces actions répressives soit inquiété.

Nous dénonçons la  répression devant le Parlement les 14 et 18 décembre derniers lors des manifestations contre la réforme des retraites : arrestation de dizaines de manifestants et l’impossibilité pour les députés de l’opposition de pénétrer dans l’hémicycle, réprimés par les forces de l’ordre puis mis en examen, accusés d’avoir perturbé la séance.

Dans ce climat d’atteintes aux droits humains et à la démocratie, l’ex-commissaire tortionnaire Miguel Etchecolatz condamné à 6 reprises à la prison à perpétuité pour ses crimes commis pendant la dictature (séquestration suivi de tortures et assassinats), s’est vu accorder l’assignation à résidence dans la maison de son choix au lieu de purger sa peine en prison.

Nous demandons finalement la libération immédiate de Milagro Sala* et de tous les prisonniers politiques.

Cette lettre est soutenue par plus de 500 signatures des citoyens français, des résidents argentins en France et des associations françaises. (Voir la lettre et toutes les signatures sur le lien https://goo.gl/forms/UhBt8Ko8tokQKY9O2

 ASSEMBLEE DE CITOYENS ARGENTINS EN FRANCE (ACAF) 

Contact Presse : Maria Laura Stirnemann

Tél. 0613783805

acafcorreo@gmail.com

*Cette dirigeante du mouvement social Tupac Amaru et députée du parlement du Mercosur fait l’objet d’accusations arbitraires, dénoncées par toutes les instances nationales et internationales des droits humains (ONU, Cour Intéraméricaine des Droits de l’Homme (CIDH) et Amnesty international,..) Elle est actuellement confiné dans une maison-prison encerclée des gendarmes et des barbelés. La véritable cause de l’arrestation de Milagro Sala est d’avoir osé remettre en question un système excluant la population la plus démunie du Nord de l’Argentine.

 

Article paru ce matin dans le journal Pagina 12

https://www.pagina12.com.ar/91645-el-mayor-obstaculo-para-firmar-el-acuerdo

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