3ème Rencontre de la FEDEXC "FEDération des EXCeptions" dans le champ psy

Prochaine réunion de "la fedexc", la fédération des exceptions, au bar restaurant le Lieu Dit, 6 rue Sorbier, Paris 20ème

L’ensemble de la réunion du 22 septembre est à écouter (dans les jours à venir) au lien suivant :

https://soundcloud.com/colifatafrance

Le contenu brut ci-dessous est une prise de notes pour retracer l’ambiance de la réunion, les prises de paroles des uns et des autres.

 

 

Comment à partir de nos pratiques les uns les autres essayer d’accueillir dignement les gens et comment créer du lien social entre tous ? Comment construire un support matériel voir numérique pour le regroupement ? Comment peut émerger un point de rassemblement pour toutes ses initiatives ? La semaine dernière il y avait un débat avec blouses noires au Havre et Pinel en lutte à Amiens. Ils ont mis un Barnum devant l’hôpital où se croisent tout le monde. A partir de ce lieu politique local, un espace clinique s’est ouvert : découverte qu’on peut être ensemble . Quelque soit l’issue de la lutte, les choses ont déjà changé pour les professionnels, les patients et les familles dans le lien des uns aux autres. De quoi a-t-on besoin pour tenir en ce moment et pour créer des émergences ?

 

Comment retisser du lien social et comment une chaîne de solidarité peut se mettre en place pour que les gens puissent trouver du sens à leur vie.

Sortir de la ghettoisation… Alter ego ouvert à la discussion et à l’échange

 

Moi j’ai pu retissé du lien grâce au centre Artaud et le club à Reims 

Ce qui est difficile à penser hot c’est qu’il y des conditions différentes d’accueil selon le lieu. Qu’est ce qui peut nous rassembler actuellement ? La société est difficile à penser actuellement. Comment on a envie de travailler dans l’avenir ?

Essayer de déplier l’état des lieux actuel des pratiques. Déployer les parcours c’est déjà très riche: la question est comment construire dans le temps ces rencontres qui nous nourrissent et nous nourrissent ?

Le corporatisme revient vite: quand se rencontre aidant patient soignants épicier du coin... il y a quelque chose d’une ambiance particulière qui est : on se découvre. Mais depuis nuit debout on se rend compte que rien ne bouge dans le fond. La lutte des patients à travers les âges. Ces luttes ont une memoire et c’est important d’apprendre de cette histoire . Il y a beaucoup de soignants et de patients qui ne connaissent pas l’histoire. Aujourd’hui on veut ficher les patients, les soignants. Je ne veux pas que rencontrer mais se mettre à l’épreuve de quelque chose qui va nous chambouler.

 


Pour répondre aux lieux où on peut se rencontrer., j’ai travaillé au club des peupliers: lieu réservé aux patients de l’asm13. Structure d’association loi 1901. Permet d’accueillir après la fermeture de l’hdj. Continue aujourd’hui. Ouvert 3 soirs par semaine et le samedi. Ce n’est pas sur indication thérapeutique. Il y a d’autres formes de structures mises en places sans aucune participation financière pour que les patients de toute structure psy qui se découvrent. « Association empreinte et art » prochaine expo la ville a des arts en mars dans le 18ème 

Animatrice club des peupliers: intéressant liberté de proposer des choses et de ide de manière Démocratique. In faudrait que les personnes du club viennent spontanément. Les clubs ce n’est pas comme les gem, c’est pondéré à des heures restreintes mais ça permet de gérer un temps libre de manière autogérée. Il y a tous les soutiens culturels avec visite d’expo, spectacles, ciné avec des tarifs préférentiels.

Projet : cap droit pour sortir de la ghettoïsation en santé mentale. Comment sortir que les gens se retrouvent isolés en psy. Comment faire qu’on arrive à une citoyenneté ? Quand on est desinserre, comment trouver un alter ego ouvert au dialogue et à l’échange

Question du traitement social du handicap. Et la question du poly handicap. On traite tous les types d’handicap. Pour devenir patient expert, on étudie toutes les pathologies chroniques. C’est très rare pour les usagers.

 

L’important, ce qui se passe à l’intérieur d’un club : possibilité de circuler, avoir des échanges, rencontrer d’autres clubs… Partager les soucis quotidiens…

 

Question de la circulation : fourmillements contre la fragmentation

 

Il faut aussi se sortir de ce carcan, du ghetto des CATTP, GEM, HDJ etc. L’occasion de cette rencontre : comment retisser du lien social en sortant de ce carcan… Comment inventer autre chose ?

 

Ce qui est raconté là, est incarné, créatif. Comment faire en sorte que cette question ne soit pas seulement une question de psychiatrie, de soignants… On a encore la chance d’avoir des institutions qui existent, comment faire pour qu’elles vivent, qu’elles se soutiennent et qu’elles s’ouvrent au maximum sur la cité ?

 

Organisation des semaines de la folie ordinaire (SDLFO) à Paris et Reims : RDV dimanche 7 octobre, repas à 12h30 puis travail par sous-groupes et ateliers. Lieu : Parole Errante à Montreuil, Croix de Chavaux, 9 rue François Debergue.

 

Présentation du fil conducteur : groupe qui existe depuis 2013. https://lefilconducteurpsy.com/ . C’est un groupe rassemble soignants, patients, proches (famille, fratrie, parents)… On bute sur un point : on traite la maladie psychique comme une autre maladie chronique, il faut qu’on arrive à montrer que c’est une maladie du lien, de tous les liens : sociaux, familiaux…

https://lefilconducteurpsy.com/qui-sommes-nous/

Cette maladie du lien diffuse une souffrance qui a touché l’institution, les soignants, les malades, qui détruit les structures familiales par corrosion. On a le sentiment et l’expérience que les difficultés se passent le plus souvent hors de l’hôpital, le plus souvent dans la famille. La famille se retrouve souvent en situation de travailler à renouer ce lien avec le ou la personne malade. Cela pose un problème : on est poussé vers rôle d’aidant, d’expert sans avoir les moyens, l’appui, la formation pour pouvoir le faire. Cette souffrance est un frein au rétablissement de la personne en difficulté. On aimerait insister quelque part ! Il y a nécessité de création d’un lieu pour cela.

Les enfants qui ont un grand frère ou grande sœur qui déconne, qui font comme ils peuvent, mais cette question on n’arrive jamais à la poser, à la faire entendre, pour les petites fratries. Comment nous impliquer, nous aider à être impliqué alors que très souvent on n’est pas mis dans le coup quand la personne est à l’hôpital ? Le parcours est haché, coupé. Ce qui est fou… On le sentiment que l’hôpital a perdu sa fonction d’asile, d’hospitalité. Contradictoire avec la formation hospitalière… Trouver les moyens de redonner à l’hôpital la possibilité d’être un lieu d’hospitalité. Le retour à une vie sociale, à un emploi est balisé d’une façon telle qu’elle exclut. On envoie les patients dans un organisme qui ne correspond ni aux capacités ni aux attentes… On est là pour faire un lien entre les exceptions

 

 

Le TRUC  (terrain de rassemblement pour l’utilité des clubs)

http://pagedutruc.unblog.fr/

tout ce que ça avait pu mettre en mouvement au sein de chaque club…. On ne peut pas dire qu’il faut sortir de là car ça peut être là que ça commence le fait de voir les gens que comme patient, que comme handicapé… Important que ce TRUC ait remis en mouvement pas mal de lieu et pas mal de choses… Permet de réinterroger beaucoup de chose : réinterrogation sur nos statuts, la question de la vie, journaux, cafétariat, réunions qui permettent de circuler entre les lieux. Ca peut soutenir aussi après un accueil plus important dans la société.

Il ne faut pas se détourner aussi de la psychiatrie. Le TRUC a eu bcp d’effets locaux. Ca a remis en route une vie associative qui était en perte de vitesse. Ca recrée des circulations qui soutiennent les personnes au quotidien.

 

Limitatif et ghettoisant.

Articulation plutôt que cloisonnement...

Identité

 

On peut faire une bonne psychiatrie citoyenne en ville mais à l’intérieur de l’hôpital c’était dégueulasse avec une faible reconnaissance du statut de sujet des personnes là-dedans.

Comment penser le logement à partir de l’intérieur de l’hôpital. Un GEM a permis de quitter un statut de relégation… « putain ça suffit l’hôpital »

Réunissons nous et essayons d’inventer un lieu social qui ne soit pas copiloter, surveiller par des brillants psychiatres… Il m’a remis à ma place et il m’a invité à enlever une petite blouse que j’avais dans ma tête. J’aimerai savoir ce que ça va donner. Il y a un enthousiasme pour fabriquer qch qui nous projette au-delà de cette belle scène.

Création bar associatif qui regroupe des gens de tout univers…

 

Expérience qui va venir le lundi 1er octobre et mardi 2 octobre en Argentine.

Le philosophe Pierre Dardot va être invité par les colifatos : pour l’accueillir, on a fait un appel sur les réseaux sociaux un appel aux étudiants de philo qui seraient intéressés pour se réunir autour du livre avec des gens de la colifata qui ont eu des expériences en psychiatre. On va se réunir tous ensemble pour réfléchir autour des pratiques du commun. O va faire un programme de télé qui part de rencontres entre êtres humains. On va se réunir pour produire une émission qui va sortir dans une chaîne publique. Tous les vendredis la Colifata Filosa est le vendredi soir sur la télé publique.

Dans notre CATTP, on part de ce qui est institué, on va essayer d’introduire une logique de travail qui va altérer une logique de fonctionnement qui reproduit toujours la même chose une logique d’altération. Avec le support de l’expérience du journal, de la radio sans nom, on essaye de créer de nouvelles pratiques. Il y a un projet c’est d’aller pour raconter le match de foot qui s’appelle Red star et à partir du réseau social. On fait toujours l’inversion, les gens diagnostiqués font une carrière de malade, ils doivent toujours frapper à la porte pour s’imposer. On essaye avec une pratique alterative pour faire une opération de renversement. Si on fait un effort d’imagination et de création, nous pouvons être dans l’instituant de qch autre pour casser les murs de la ghettoisation.

Comment ouvrir une espace pour produire une rencontre entre les êtres humains.

 

Le slogan du pouvoir en place est de dire : « touche ton AAH, soigne toi et tais toi ».

Ca ne doit pas se produire.

La faiblesse de la réactivité des MDPH, des CAP emplois…

 

Une expérience d’hôpital de jour : les HDJ n’ont pas forcément de lien avec l’intra, ils ne savent plus ce qu’est la psychiatrie dure. L’intérêt pour moi de penser le club thérapeutique. Il ne faut pas oublier les murs.

Dans les structures privilégiées de soin… certains de ces endroits sont complètement déconnectés.

Il y a des choses à voir en face…

L’espace et l’urbanisme : penser des lieux… Il n’y a pas beaucoup d’espace en dehors des CATTP et des HDJ

Il n’y a même pas d’espace de rencontre pour les citoyens lambda…

De moins en moins de gens qui touchent l’AAH.

Les espaces de vie doivent être connectés à la vie ordinaire

 

Question du support est extrêmement importante pour qu’à partir du support il y ait une ouverture vers l’extérieur. A partir de quoi on peut penser ces pratiques altératrices.

 

Moi ce qui me préoccupe quand on regarde la réalité au niveau des pratiques et des lois : annonce la pire pour la psychiatrie avec Macron cette semaine. Dans quel climat on est ?

L’horizon est assez bouché, on n’a pas seulement besoin de balises ou de sémaphores, on a besoin de lieux de refuge pour pouvoir se poser, de havres pour pouvoir reprendre des forces. On aura l’impression de couler tout seul. Constituer ces refuges on peut se rendre compte qu’on n’est pas aussi seuls que ça. Le sens de cette fédération que l’on est en tain d’essayer d’inventer : possibilité de créer des espaces là où nous sommes pour reprendre des forces. Se retrouver pas tout seul.

Pouvoir se réunir dans ces espaces que l’on a créé : on peut se rendre compte que malgré tout il y a encore quelque chose de vivant qui peut faire basculer des choses. Chacun a l’impression d’être seul…

Sur les blouses de Maison Blanche il y a marqué : « psychiatrie neurosciences »

C’est bien d’avoir une action dans les établissements mais ça ne suffit pas. Il faut porter notre débat en dehors du cercle des professionnels et des patients, le porter dans la société.

Psychiatre est un laboratoire de la réification de l’humain. Ne pas le poser comme un problème interne à la psychiatrie.

 

Macron et Buzyn ont un discours propre : les patients ont un trouble neuronal pour les autres, on va attendre les progrès de la science.

Paradoxe entre s’ouvrir sur la cité pour être citoyen

Quand on fait un travail institutionnel et qu’on organise dans l’intra des clubs thérapeutiques, ça fait un lien social et les patients qui vont sortir ont une autre qualité de lien que ceux d’autres services. Question pour un patient : combien connais-tu de prénom des patients hospitalisés. Il y a une solidarité qui existe. Culture du petit narcissisme de chacun. Accepter et faire que ce bizarre vous offre qch, vous offre un mode de rencontres. Des personnes travaillent à la fois dans l’hôpital et dans les lieux de secteur.

Les relations sociales se sont paupérisées depuis longtemps, les gens en général sont très seul.

 

Hospitalisation sans consentement : a complètement tordu le mode de pouvoir trouver refuge… Systématiquement, on ne vous croit pas, on vous ligote etc.

Il faut prendre sur soi dans le tribunal pour ne pas hurler…

 

L’élément nouveau : la présence des patients, débats sont réels, incarnés, logique de regroupement des exceptions. On est peu à se révolter de cet état des choses, des mentalités, des institutions.

 

Comment arriver à nous relier sans cette impasse de dire il faut choisir : CATTP, GEM, club, aller directement dans la vie réelle pour éviter le ghetto. Trouver ses propres moyens à partir de là où l’on est.

La question de poser les enjeux politiques de la psychiatrie : on a toujours été une minorité à se retrouver à contre courant, position réelle. Le principal lieu de résistance : les soignants en psychiatrie, comment arriver à créer le support ?

C’est à partir de nos différences qu’il faut se relier

Un blog reliant les blogs existant, créer des liens transversaux. Il faut savoir à quel rythme on peut se revoir régulièrement. Est-ce que nous avons des moyens de se déplacer dans les différentes régions ? Est-ce qu’il faut des forums décentralisés ?

Juxtaposer des tas de réunions ?

 

Quels sont les moyens que nous nous donnons pour discuter ensemble et tenir une position politique ensemble.

 

En tant que soignante j’ai appris auprès des soignants qui ont fait le diplôme de la spécialité. Carence de ce côté-là.

Comment faire et comment trouver sa place ?

Important que l’on se revoit, ça m’ouvre les oreilles, les pieds, les mains etc.

J’ai envie de continuer au-delà, autrement.

Faut pas trop être résistant…

 

Université est soumise à des pressions.

 

Blog : désopacifier pour les néophytes clubs, associations

Organiser des rencontres, des événements…

C’est une architecture, un support qui demande beaucoup de travail.

Ouverture à des propositions notamment venant des étudiants.

 

Les maladies psychiatriques ne sont pas des maladies comme les autres

La fédération des exceptions :  la Fedex+++

Les pratiques alteratives, alteratrices : écrasement

 

Mail sur la liste

Le blog débloque !

 

Questions :

  • Quels seraient les besoins en termes de contenu
  • Les associations qui ont des sites : rassembler les sites dans un seul lieu
  • Rassembler les sites existant
  • Aide technique proposée
  • Est-ce que l’on crée un mail à qui l’on envoit.

Il vaut mieux une secrétariat de la Fed-exc

  • Fredex en personne est ok

 

Le blog de la Fed-exc

Répercuter ce que l’on fait localement

Comment on reste en lien d’une réunion à une autre ?

Mailing ? Petit forum de discussion ?

On ne veut plus être envahi de mails… Framepad…

 

Après cette réunion : informer pour la mise en place d’un blog en appelant d’emblée à prendre des initiatives locales pour organiser des rencontres et des débats… Il faut que l’on se rencontre et que l’on se cause.

Initiatives relayées sur le blog.

 

Sur le blog du TRUC, il y a une modération des commentaires. Faut répondre aux commentaires, il faut faire qch pour que le commentaire soit publié.

Est-ce que l’on cherche un outil pour faire un lien entre les réunions…

 

Proposition concrète : rencontre avec Tiphany

Résumé de ce que l’on s’est dit en ligne

Forum : compliqué… C’est énormément de travail.

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