Portfolio

La grande fédération des douleurs

Alors que se réunissent pour échanger des mondanités protocolaires les chefs de la plupart des pays impliqués par leur participation à "la Grande Guerre", des millions de victimes militaires et civiles accusent le capitalisme de leur avoir volé leurs vies !...
  1. "C'est l'enfant que le destin / Force à rejeter les haillons / Quand sonne sa vingtième année / Pour entrer dans nos bataillons

      Chair à canon de la bataille / Toujours il succombe sans cris.../ C'est la canaille / Eh bien, j'en suis !"

     

    "Adieu la vie, adieu l'amour / Adieu à toutes les femmes / C'est bien fini, c'est pour toujours / De cette guerre infâme 

      C'est à Craonne sur le plateau / Qu'on doit laisser sa peau / Car nous sommes tous condamnés / Nous sommes des sacrifiés !"

     

    "J'aimerai toujours le temps des cerises / C'est de ce temps-là que je garde au coeur /Une plaie ouverte "

     

    "Il n'est pas de sauveur suprême : / Ni Dieu, ni César, ni tribun / Producteurs, sauvons-nous nous mêmes ! / Décrétons le salut commun !

    ...

     C'est la lutte finale / Groupons-nous et demain / l'Internationale / Sera le genre humain !"

    Le 11 novembre c'est l'anniversaire de la grande fédération des deuils, des souffrances et des douleurs, un rappel de cette terrifiante réalité : le "ventre de la bête immonde" capitaliste est toujours fécond...Le 11 novembre, c'est le jour des tués pour rien sinon pour engraisser le moloch financier qui finira lui-même par périr de son obstination à piller les ressources naturelles.

    Guerre aux fauteurs de guerre ainsi qu'à leurs suppôts ! Ne les laissons pas continuer à spéculer sur le malheur des autres !

    Le soldat inconnu de 14/18 est le frère du Fédéré inconnu de 1871, qui illustre ce billet grâce à Eloi Valat.

    Ranimons leurs flammes, celle du refus fratricide et celle du refus de donner sa vie pour que prospère le capital !

    Ranimons la flamme de la solidarité et de la dignité humaines...

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.