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Les murs de Santiago du Chili

Lundi 4 novembre 2019, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Santiago. Au long de la manif, Jaime Retamal, philosophe (Université de Santiago du Chili), a photographié les alentours du cortège. Sur les murs, les superpositions de fresque, de graffitis et d'affiches esquissent une archive des dernières semaines du mouvement.
  1. Plaza Italia, rassemblement avant la manif. 

  2. Sur un mur du parcours: "José Miguel Uribe Antipani, Assassiné par l'armée du chili, Curico, 21/10/2019. JUSTICE.

  3. Le gouvernement du $hili, par ses forces armées et policiers a: torturé, escamoté, dénudé, assassiné, séquestré, abusé sexuellement, violé des femmes, brûlé des corps, tiré des coups de feu, Sur tout le territoire. ILS SONT LES ASSASSINS.

  4. Performance le long du cortège projetant les conditions de détention.

  5. Face aux manifestants.

  6. Du général Pinochet au président Piñera.

  7. L'ange: "démission Piñera". À gauche, une affichette: "nous ne sommes pas en guerre". En dessous, des affichettes: "Que ton travail ne soit pas une prison". À droite, vers le haut: "ojo" imprimé autour d'une photo d'un visage défiguré par un tir de LBD; pour le président des ophtalmologistes, le Chili est leader des éborgnements. Au-desus un graffiti, "EVADIR" rappelle les actions initiales des lycéens contre les augmentations des tarifs du métro dans la semaine du 14 au 18 octobre 2019. "EVADIR": ÉVADER, en référence à l'évasion fiscale des ultra-riches, les lycéens en s'affranchissant de payer le métro ont repris les termes "évasion" et "évader".

  8. Le cortège de dizaines milliers de manifestants avancent dans les rues de Santiago.

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