PLANS SOCIAUX : OCTOBRE ne sera pas ROUGE !

Ça recommence ! Confinement, télétravail, galère du quotidien pour les autres, nouveaux plans sociaux… Et pour nous, millions de sans-travail-fixe, c’est le téléchômage. On attend désespérément le « déclic syndical »… qui ne vient pas !

le-temps-des-cerises-octobre
Crise pour les uns, champagne pour les autres !

Est-il nécessaire de s’appesantir sur ce sujet ? En utilisant le terme « générique » de « crise » ou de « crise économique », nos « experts » veulent à tout prix faire passer le message d’un phénomène violent touchant tout le monde… Or, ce qui est vérifié chaque jour, c’est que non seulement cela ne concerne pas tout le monde, mais que ce sont bien les salarié-es, les précaires et les chômeurs-chômeuses  qui sont impactés. Il faudrait aussi y rajouter tous les petits patrons de bars, restaurants, commerces ou de toutes petites entreprises qui payent aussi les pots-cassés des « injonctions sanitaires » et se retrouvent « projetés » dans la masse des précarisés, des sans-boulots ou des endettés.

Car pour le haut du panier (et pas seulement les 1 % les plus riches), les affaires s’arrangent depuis quelques années maintenant !

Dans un rapport du Comité d’évaluation des réformes de la fiscalité du capital sorti en octobre 2020 par France Stratégie, on apprend ainsi que

* Les « ménages » (enfin les riches quoi) ont déclaré en dividende reçu 23 Milliards en 2018 contre 14 milliards en 2017… Pour 2019 ce devrait être 26 Milliards, soit la coquette somme de 63 Milliards d’Euros en 3 ans.

Les deux tiers de ces 23 Milliards de 2018 ont été reçus par 38 000 foyers (soit 0,1 % des foyers) dont un tiers par 3 800 foyers (0,01 %). En chiffre pour être compréhensible par tous les smicards qui nous lisent :

- 15,3 Milliards touchés par 3800 foyers, cela représente la coquette somme de 4,026 Millions par foyer…

- 1 500 foyers ont enregistré une augmentation de plus de 1 million d’euros de leurs dividendes, pour une hausse totale de 4,4 millions…

* 3 800 foyers concentrent 75 % des plus-values de droit commun en 2018 contre… 62 % en 2017.

A ce niveau là, il ne s’agit pas d’une crise mais d’une captation de plus en plus inégalitaire du produit du travail de chacun-e…

Quelques statistiques

Nombre de PSE depuis avril (mise à jour d'après DARES) Nombre de PSE depuis avril (mise à jour d'après DARES)
D’après la DARES (« Situation sur le marché du travail au 10 novembre 2020 » ), le nombre de PSE (Plan de Sauvegarde de l’Emploi) s’établit à 99 pour le mois d’octobre (- 60 % par rapport à Septembre et + 106 % par rapport à août)

- 35 la première semaine

- 18 la deuxième semaine

- 19 la troisième semaine

- 27 la quatrième semaine

Le nombre de rupture de contrats de travail envisagé s’établirait à 10 166 sur le mois.

Les procédures de licenciements économiques passent à 667 (+ 13 % sur septembre)

Pour septembre, la DARES estime qu’il y a eu effectivement 1,1 Million de salarié-es au chômage partiel. (contre 1,3 en août)

Nombre de ruptures de contrats depuis Avril (actualité d'après DARES) Nombre de ruptures de contrats depuis Avril (actualité d'après DARES)

Côté embauche et sans grande surprise si ce n’est par l’ampleur du phénomène, le nombre de contrats signés dans le secteur privé a chuté au second trimestre 2020 de 45,7 % par rapport au premier trimestre (soit 3,070 millions de contrats de travail). (Voir Document de référence DARES). Comme le signale la DARES, les embauches sur ce deuxième trimestre sont « à leur plus bas niveau en 10 ans ». La chute est similaire pour les embauches en CDD (- 46,6 %)

Nombre de plans de licenciements économiques (actualité d'après DARES) Nombre de plans de licenciements économiques (actualité d'après DARES)

Combien de « divisions » mon général ?

L’impossible convergence des luttes par ceux et celles qui en ont les moyens !

Appel à initiatives !

Manifestation Lu-Danone 2001 Manifestation Lu-Danone 2001
Il s’agit ici de présenter quelques pistes mises en avant par les salarié-es des entreprises concernées. (Cette liste n’est pas exhaustive et vous pouvez la compléter en m’écrivant sur mouv.social.visible@gmail.com.

Ce qui peut frapper n’importe quel observateur c’est l’absence de réponse un tant soit peu centralisée ou coordinatrice. Même les quelques pistes évoquées pour le mois de septembre n’apparaissent plus ou sont rendues invisibles dans le traitement de l’actualité. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait pas de réactions, bien au contraire. Les grèves, les occupations, les rassemblements se multiplient, mais la plupart du temps localement. Il faudra suivre avec attention les premiers chiffres qui seront communiqués sur le nombre de jours de grève, notamment dans le secteur privé. (Le mois prochain je commencerai également un tour de piste des mobilisations)

Rencontre des salariés de l’aéronautique : Pas d’information trouvée pour le mois d’octobre… Y’a-t-il eu une suite après la publication du premier appel ?

Stop Licenciement : initiée par les salarié-es et CGT de Cargill, une carte des licenciements est présentée avec l’objectif « d’aider les salariés concernés à se rassembler et à se fédérer ». Les Cargill ont appelé à un rassemblement le 29 septembre à Lille en appelant à la « Convergence des luttes », mais depuis pas d’information, y compris sur leur page Facebook.

Appel des TUI : initiée par la CGT TUI, les salarié-es ont fait paraître sur une page Facebook un appel au rassemblement des boites touchées par les plans de licenciement. Le rendez-vous du 8 novembre s’est bien tenu, mais, crise sanitaire oblige, par téléconférence. Pour l’instant pas d’information communiquée.

Manifestation Lu-Danone 2001 Manifestation Lu-Danone 2001

La CGT a publié sur son site un dossier sur le « Plan de relance » du gouvernement, y opposant un « Plan de rupture ». Elle le complète d’une « Adresse au monde du travail » (5 novembre) où la confédération appelle « à l’action et à la mobilisation du monde du travail » assurant qu’elle « prend toutes les dispositions pour continuer à être aux côtés des travailleuses et travailleurs ». Mais de perspective concrète sur cette question de la coordination des luttes engagées, il n’y a malheureusement pas de trace, la centrale se contentant d’appeler aux journées des 21 et 25 novembre (journée internationale contre les violences faites aux femmes) ou au 5 décembre, contre la précarité, pour l’emploi et les droits des privé-es d’emploi.

La CFDT n’annonce rien de particulier sur ce sujet.. en tout cas en première page de son site… Bien sûr il y a un article sur l’annonce de la fermeture définitive de Bridgestone où tous les politiques avaient été faire les beaux il y a quelques semaines… La conclusion de l’article laisse assez pantois : « Ce qu’on veut, c’est obtenir le max pour les salariés. Même si on peut éprouver de la colère vis-à-vis de la direction, ce n’est pas le moment d’aller brûler des palettes. On doit continuer à faire tourner l’usine et garder l’activité, pour que personne ne perde en salaire et qu’on préserve l’outil de travail. C’est sûr qu’on va se battre, mais proprement » (Représentant CFDT). N’empêche, cette volonté de faire tourner l’usine pourrait et devrait s’accompagner d’un véritable appel à la coordination des ripostes autour de cette entreprise phare ces dernières semaines des diktats des grands groupes internationaux ou nationaux. Bridgestone pourrait être le « Danone-Lu » des années 2020-2021.

Le message filmé de Laurent Berger n’apporte pas plus de pistes autour d’une réelle mobilisation des salarié-es sur les attaques sans précédent qu’ils et elles subissent : « Le rôle des organisations syndicales et du dialogue social est essentiel pour traverser cette période au mieux, pour concilier protection sanitaire, qualité de vie au travail et efficacité économique ou qualité de service rendu. Et la CFDT prendra toute sa part dans ces ambitions »

Manifestation Lu-Danone 2001 Manifestation Lu-Danone 2001

Pour FO c’est Yves Veyrier qui publie un édito le 4 novembre où il annonce que malgré le reconfinement, « l’action syndicale continue » : «  Le syndicat doit être là, dans son rôle de représentation et de défense des intérêts des salariés ». La seule action un peu nationale évoquée est le mandat du Comité Confédéral National (CCN) pour contacter les autres confédérations afin… de leur proposer une adresse commune au gouvernement. Pas de mobilisation ? Pas de centralisation ? Pas de coordination ?

Solidaires appelle, sur sa page d’accueil, «  les travailleurs, travailleuses, retraité-es, précaires et chômeur-chômeuses à exiger le respect de leurs droits et leurs libertés, à se mobiliser partout où c’est possible pour imposer un réel jour d’après ». Comment ? Mystère ! Une vidéo (« Face à la crise défendre l’emploi et des alternatives fortes ») passe en revue les attaques subies à Renault, Air France, Transavia et les revendication portées par les différents syndicats SUD sur le terrain. « Organisons nos luttes et la riposte sociale, écologique et démocratique. Pour lutter contre le chômage, Solidaires revendique les 32h00 sans perte de salaire, l’égalité salariale femmes-hommes, la fin des licenciements, une reconversion de la production qui doit être écologique et socialement utile ». Sur la page « Mobilisations et actualités », les mêmes rendez-vous que ceux de la CGT (25 novembre et 5 décembre) avec le 17 novembre : « journée d’appel à une seconde vague d’action contre la réintoxication du monde »… Quand à la rubrique « mobilisations locales » un simple « aucun rendez-vous à venir » résume les perspectives….

La France Insoumise (FI) donne accès à plusieurs informations, notamment un communiqué de presse sur la fermeture de Bridgestone : l’entreprise « devrait rembourser les aides publiques et l’Etat sécuriser les salarié-es en procédant à une nationalisation transitoire jusqu’à l’engagement d’un repreneur ou d’une reprise de l’usine par les salariés avec l’aide de l’Etat ». Pour la FI « il est plus que temps de mettre fin à l’hémorragie par la planification et le protectionnisme solidaire ».

Le PCF annonce sur son site : « De l’argent pour l’emploi, les salaires et les services publics, pas pour le capital » et publie une « carte des initiatives locales pour l’emploi », mais rien de vraiment pratique ou de propositions concrètes…… Ah si ! Il y a bien une « adresse aux salarié-es » mais qui date un peu (8 avril 2020) qui se conclue par des exigences : « garantie à chacun de 100 % de ses revenus, 100 % de ses congés, RTT ou CET ; mobilisation de 10 milliards pour l’hôpital public, mobilisation de tout le système bancaire pour défendre le maintien de l’emploi et des salaires, pour la reconquête industrielle, pour le développement de tous les services publics et la transition écologique ; une nouvelle démocratie dans l’entreprise. »

Le Parti Socialiste… euh… comment dire ? A part fouiller dans les tréfonds du site, rien de particulier sur cette question des plans sociaux… Dans l’actu en bref ne figurent que des passages sur l’Assemblée Nationale. Il y a bien un « appel à retourner au combat » mais qui n’est qu’un appel à « rejoindre le parti ». Par contre il y a un accès à toutes les contributions du congrès qui doit se tenir les 12 et 13 décembre prochain. Une invitation à aller voir d’un peu plus près les perspectives proposées (nous y ferons un tour pour notre publication sur l’actualité de Novembre)

Manifestation Lu-Danone 2001 Manifestation Lu-Danone 2001

Lutte ouvrière a publié en juin une brochure « Contre l’offensive des capitalistes, des mesures de défense des travailleurs » : Créations d’emplois d’utilité publique, imposer un plan de travaux utiles aux classes populaires, augmentation des salaires et Smic à 1800 euros net, contrôle ouvrier sur la production ». Sur l’organisation des luttes, LO en appelle à la constitution de « comités ouvriers » c’est-à-dire au fait que les salarié-es doivent « s’organiser et se doter de leur propre direction ». On trouvera sur leur site une rubrique importante pour notre sujet : l’écho des entreprises. Par contre, au-delà d’un éditorial qui rappelle que « ce qui va être essentiel c’est la capacité des travailleurs à mener la lutte contre cette classe capitaliste qui n’en a jamais assez, et qui est prête à tout pour maintenir ses profits », on ne trouve pas trace d’une volonté de coordonner les luttes ou les réponses disséminées contre les plans sociaux… et c’est encore dommage !

Sur le site du NPA, on retrouve aussi un communiqué sur Bridgestone « Patrons licencieurs, gouvernement complice » : « l’expropriation de tous les biens et machines appartenant à Bridgestone est encore possible afin de garantir emplois et activités industrielles, et de permettre les reconversions nécessaires sous le contrôle des salarié-es ». Visiblement le mot d’ordre d’interdiction des licenciements porté par d’autres courants de ce parti n’est pas à l’ordre du jour… On parle de « reconversion nécessaire »… étrange… il n’y a donc pas de débat sur « l’utilité de la production » des Bridgestone ? Mais il est vrai que cette organisation semble déjà plonger dans les délices de son prochain congrès qui s’annonce… agité.

Anticapitalisme et Révolution (courant du NPA) a publié un texte « notre orientation face à la vague de licenciement et de suppressions d’emplois ». Le courant réaffirme la « nécessité de construire une mobilisation nationale et internationale » avec comme objectif « l’interdiction de tous les licenciements et de toutes les suppressions d’emplois » et la « réduction massive du temps de travail », rappelant au passage un mouvement dont j’ai déjà eu l’occasion de vous parler ici, les Lu-Danone en 2000-2001, mouvement auquel j’avais participé depuis son lancement à Ris-Orangis (91) et qui a démontré qu’il était possible, à partir d’un site en lutte, de construire une coordination très large des entreprises touchées par les plans sociaux. L’article insiste également sur un autre sujet central dans la période : le contrôle ouvrier généralisé comme une réponse directe à l’absence de toute démocratie dans les entreprises.

Sur le site de Révolution Permanente (autre courant du NPA), pas vraiment de ligne directrice claire non plus (mais c’est l’apanage de tous les sites visités) concernant la nécessité de s’organiser sur les plans sociaux et les différentes attaques subies par les salarié-es. Par contre, des articles intéressants sur Bridgestone encore, « à Bridgestone et ailleurs, les patrons licencient, les directions syndicales essayent de dialoguer » : il faut un plan de bataille global contre les licenciements annonce le site, ce qui implique « de faire la guerre et de rompre une bonne fois pour toute avec l’idée du dialogue social, si chère aux directions syndicales ». Et d’insister (avec raison !) « Qu’aucune riposte globale n’est à l’ordre du jour ». Mais en dehors d’un voeu qui reste pieux que « la riposte ouvrière pourrait être un signe et un exemple pour toute notre classe qu’il est l’heure de passer à l’action », pourquoi n’y a-t-il pas justement une volonté d’organiser, de coordonner, de structurer cette « riposte » ?

Ce bref tour de piste montre une chose et une seule : il n’y a, à ce jour, AUCUNE proposition sérieuse de coordination, aucun rendez-vous pour le faire, aucun appel à relayer, aucune velléité d’UNITÉ ou de FRONT contre ce massacre de nos emplois et de nos conditions de vie. Dépasser les chapelles, dépasser les sectarismes, dépasser les intérêts boutiquiers et offrir autre chose comme perspective que les prochaines présidentielles parait pourtant d’une urgence folle ! Allez, un peu de courage et d’initiatives…

Entreprises touchées au mois d’octobre

NATIONAL

pse-nationaux

  • ROSSIGNOL - Equipement de sport - PSE - 92 salarié-es (14 % du personnel) dont 61 (50 % du personnel) à Sallanches (74).
  • LUNCH GARDEN - Restauration - PSE - 138 salarié-es (13 % du personnel) dont 61 (50 % du personnel) à Sallanches (74).
  • ELIOR - Restauration Collective - PSE - 1 888 salarié-es (20 % du personnel)
  • THALES AVIONICS (AVS) - Filiale Thalès - Aéronautique et hautes technologies - Appel volontariat (PDV ?), Reclassements, diminution intérim et sous-traitance - 998 salarié-es (24 % du personnel) dont 221/1184 à Mérignac (33), 36/559 à Valence (26), 191/484 à Thalès CSC-Chatellerault (86), 67/284 à La Brelandière Chatellerault (86), 196/879 à Toulouse (31), 136/488 à Vendôme (41), 74/404 à Cergy - Mais les dividendes ont été versées aux actionnaires le 30 septembre (Etat français à 25,7 %, Dassault Aviation à 24,7 %)… Rappel : 18 Milliards de CA en 2019 !
  • MAURY - Imprimerie - PSE - 8 salarié-es (1 % du personnel) dont 3 à Malesherbes (45) et 5 à Manchecourt (45)
  • KLM - Groupe Air France - Aéronautique - Plan Restructuration - D’ici la fin de l’année, le groupe emploiera 4 500 personnes de moins qu’au début de la crise Covid…
  • EXXON-MOBIL - Pétrolier - PSE - 200 salarié-es. Fermeture de « Port-Saint-Jérôme » (76)
  • SIMAIR - Groupe BT2! Sous-traitant aéronautique - PSE - 70 salarié-es (28 % du personnel) dont 11 au siège à Rochefort (17) et 49 à l’usine de Colomiers (31) - Fermeture de Colomiers (31)
  • INTEVA PRODUCTS - Filiale groupe USA - Equipementier Automobile - PSE - 348 salarié-es (52 % du personnel) dont Cesson (14), Sully-Sur-Loire (45) et Saint-Dié (88) - Fermeture de Saint-Dié (88)
  • LEACH INTERNATIONAL - Equipementier industriel Aéronautique - RCC - 79 salarié-es (13 % du personnel) dont 51/350 services support à Sarralbe (57) et 29/250 à Niort (79)
  • SELECTA - Vente distributeurs automatiques - PSE - 459 salarié-es (30 % du personnel)
  • EXPLEO - Bureau d’étude Aéronautique - PSE - 1 536 salarié-es (33 % du personnel) dont 627/1336 à Toulouse (31)
  • HÖRMANN France - Groupe Hörmann, Allemagne - Fabricant de porte, portails, garage - PSE - Fermeture de tous les sites (Angers-49, Orléans-45, Lille-59, Strasbourg-67, Marseille-13) sauf Gron (89) et Lyon (69) - Pas plus d’information pour les 410 salarié-es concerné-es
  • LAROCHE - Sous-Traitant aéronautique - RCC - 30 salarié-es. Au moins 15 emplois à Meaulte (80) - Refus de la CGT de la RCC - Blocage usine le 14 octobre.
  • ENDEL - Filiale d’Engie - Maintenance industrielle - RCC - Vente entreprise - 300 salarié-es. (5 % du personnel)
  • SIGNIFY - Groupe Pays-Bas - Conception et production d’éclairage - PSE - 17 salarié-es. 3 ème plan social en 5 ans
  • ACCOR - Tourisme - PSE - 400 salarié-es (11 % du personnel)
  • VERESCENCE - Flaconnage en verre - Restructuration - 70 salarié-es dont 65 licenciements à Mers-Les-Bains (76)
  • SFEP (Société Franc Edition Presse) - Groupe Hömmel - Presse (Automobile) - Liquidation judiciaire le 20 octobre -
  • GAP - Groupe USA - Vêtements - Fermeture - 500 salarié-es (100 % du personnel) - Annonce faite par téléconférence des USA
  • KIDILIZ - Distributeur Marques Vêtements enfants - Redressement Judiciaire - 885 salarié-es (55 % du personnel) - Concerne Absorba, Beckaro, Z, Chipie, Catimini - Risque sur 83 emplois à Saint-Macaire-en-Mauges (49)
  • SODEXO - Restauration collective - PSE - 2 083 salarié-es (7 % du personnel)
  • LENOTRE - Traiteur Luxe - PSE - 197 salarié-es
  • HOPSCOTCH - Evénementiel - PSE - 100 salarié-es (20 % du personnel)
  • CELIO - Habillement - PSE - 383 salarié-es (16 % du personnel) - Fermeture de 102 magasins (21 % des points de vente)
  • ORKYN - Filiale Air Liquide - Prestation Santé à domicile - PSE - 45 salarié-es (3 % du personnel) après 233 Millions de CA et 34 Millions de résultat d’exploitation (2019)
  • MERSEN - Equipement en Graphite et spécialité électrique - Plan d’adaptation - 50 salarié-es - 25 postes supprimés à Gennevilliers (92) et 25 à Pagny-Sur-Moselle (54) - Délocalisation d’une activité de fabrication de fusibles de la Chine vers l’Allemagne.
  • UNISYS - Groupe USA - Services Informatiques - PSE - 89 salarié-es (48 % du personnel)
  • NESPOLI - Outils Peinture - PSE - 42 salarié-es

Total : 30 entreprises11 057 salarié-es directement concerné-es -

HAUTS DE FRANCE

region-hauts-de-france

  • GENFIT - Société Biopharmaceutique - Lille (59) - PSE - 38 salarié-es concerné-es (19 % du personnel)
  • SIMRA - Sous-traitant Airbus - Aéronautique - Albert (80) - PSE demandé par la CGT et obtenu le 2 octobre - 115 salarié-es concerné-es (100 % du personnel)
  • SKF ROUVIGNIES (SKF Suède) - Métallurgie - Aéronautique - Rouvignies (59) - Restructuration - 30 salarié-es concerné-es (5 % du personnel)
  • AQUARESE - Jet d’eau à haute pression - Douvrin (62) - PSE - 20 salarié-es concerné-es (24 % du personnel)
  • COUSIN FERMETURE - Menuisier Fabricant Huisseries - Calais (62) - Licenciement - 3 salarié-es concerné-es (25 % du personnel)
  • ASCOMETAL - Sidérurgie - Aciers spéciaux - Leffrinckoucke (59) - Fermeture Unité de traitement thermique - 69 salarié-es concerné-es
  • MAXAM TAN - Mazingarbe (62) - Cessation de paiement et redressement judiciaire - 77 salarié-es concerné-es (100 % du personnel)
  • EMERSON - Groupe USA - Robinetterie industrielle et soupapes pour nucléaire - Armentières (59) - PSE - 82 salarié-es concerné-es
  • SALVATORI - Groupe Angleterre - Société de transport - Dunkerque (59) - Liquidation judiciaire - 23 salarié-es concerné-es (100 % du personnel)
  • COOPTALIS - Aide à l’expatriation - Marcq-En-Bareuil (59) - PSE - 56 salarié-es concerné-es (9 % du personnel)

Total : 10 entreprises 513 salarié-es directement concerné-es -

GRAND EST

grand-est

  • MATHIEU - Balayeuses - Toul (54) - Licenciements - 7 salarié-es concerné-es (6 % du personnel) - CDD et intérimaires déjà supprimés lors de la reprise d’activité
  • CHRU Nancy - Hôpital - Nancy (54) - Restructuration - 1000 salarié-es concerné-es - et 174 lits supprimés
  • SONOCO ALCORE - Groupe USA - Fabriquant Tubes et mandrins en carton - Cernay (68) - Fermeture - 40 salarié-es concerné-es (100 % du personnel)
  • ESPERANCE - Groupe Heineken - Brasserie - Fabriquant Tubes et mandrins en carton - Cernay (68) - Restructuration - 240 salarié-es concerné-es
  • LORRAINE AIRPORT - Aéroport Metz-Nancy - Louvigny (57) - PSE - 22 salarié-es concerné-es (28 % du personnel)

Total : 5 entreprises 1 309 salarié-es directement concerné-es -

BOURGOGNE FRANCHE-COMTE

bourgogne-france-comte

  • MBF Aluminium - Sous-traitant automobile - Saint-Claude (39) - Fermeture du site - 150 salarié-es concerné-es (50 % du personnel) -
  • MONNOT - Mécanique générale - Beaune (21) - Licenciements - 6 salarié-es concerné-es (10 % du personnel) -
  • DELLALUI - Textile - Chatillon-le-Duc (25) - Redressement Judiciaire, reprise par entreprise chinoise - 13 salarié-es concerné-es (34 % du personnel) -
  • OVERALL - Textile - Chatillon-le-Duc (25) - Redressement Judiciaire, reprise par entreprise chinoise - 9 salarié-es concerné-es (64 % du personnel) -

Total : 4 entreprises 178 salarié-es directement concerné-es -

AUVERGNE RHÔNE-ALPES

auvergne-rhone-alpes

  • DIVA SALON - Ameublement - Le-Coteau (42) - Rachat par Market Maker - 64 salarié-es concerné-es (50 % du personnel) -
  • GIFRER - Laboratoire Pharmaceutique - Décines (69) - PSE - 125 salarié-es concerné-es (58 % du personnel) -
  • VINCI AIRPORTS (groupe VINCI) - Gestionnaire aéroport de Lyon - Lyon (69) - RCC - 40 salarié-es concerné-es (9 % du personnel) - Suspension du plan de départ volontaire par la DIRECCTE - Les 40 départs étaient envisagés comme des ruptures conventionnelles individuelles - Il faut rajouter 83 emplois de sous-traitants « ré-internalisés »
  • LORD - Sous-traitant aéronautique - Pont-de-l’Isère (26) - PSE - 9 salarié-es concerné-es (4 % du personnel) -

Total : 4 entreprises 238 salarié-es directement concerné-es -

PROVENCE - ALPES - CÔTE D’AZUR

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ROXLOR - Usine pharmaceutique - Chimie - La-Ciotat (13) - Licenciements - 11 salarié-es concerné-es (14 % du personnel) - En grève le 9 octobre - Expertise réalisée.

  • RADISSON BLU - Hôtel - Cannes (06) - PSE - 56 salarié-es concerné-es (68 % du personnel) - Manifestation le 15 octobre - PSE refusé par le CSE le 2 novembre
  • LA PROVENCE - Presse - Marseille (13) - PSE - 18 salarié-es concerné-es

Total : 3 entreprises 85 salarié-es directement concerné-es -

OCCITANIE

occitanie

  • FONDATION BEMBERG - Fondation d’art - Toulouse (31) - RCC ou licenciements économiques - 16 salarié-es concerné-es (76 % du personnel) -
  • CAUQUIL (Groupe BT2i)- Sous-traitant aéronautique - Mondouzil (31) - PSE - 34 salarié-es concerné-es (38 % du personnel) - Grève le 31 août 2020
  • TOPN (Groupe Transdev) - Transporteur (Bus) - Nîmes (30) - PSE - 48 salarié-es concerné-es (100 % du personnel)
  • GARDNER AEROSPACE - Assemblage - Sous-traitant Aéronautique - Mazères (09) - APLD, APC, RCC - Fermeture du site - x salarié-es concerné-es
  • ALTEN SUD-OUEST - Sous-traitant aéronautique - Toulouse (31) - Rien ! Licenciements en cascade - 134 salarié-es concerné-es (6 % du personnel)
  • PERRIER - Boissons - Vergèze (30) - PDV - 250 salarié-es concerné-es (26 % du personnel)

Total : 6 entreprises 482 salarié-es directement concerné-es -

NOUVELLE-AQUITAINE

nouvelle-aquitaine

  • LINDT - Chocolatier - Oloron (64) - Projet de restructuration annoncé le 6 octobre - x salarié-es concerné-es
  • PCC (Groupe PCC USA) - Fonderie de précision pour l’aéronautique - Ogeu (64) - RCC - 124 salarié-es concerné-es (36 % du personnel) - Précédent accord au mois d’août pour 75 salarié-es !!!
  • MAP (Mécanique Aéronautique Pyrénéenne) (Groupe BT2i)- Sous-traitant aéronautique - Serres-Castet (64) - PSE - 105 salarié-es concerné-es (39 % du personnel) - Deux sites touchés : Serres-Castet et Pontacq (64)
  • SAVIEL (Filiale Intermarché) - Transformation de viande - Estillac (47) - Fermeture - PSE - 136 salarié-es concerné-es (100 % du personnel) -
  • TCF (Toray Carbon Fibers) (Groupe Toray Industries, Japon) - Usine fibre de carbone - Abidos (64) - PSE - 42 salarié-es concerné-es (10 % du personnel) - Grève illimitée à partir du 18 octobre - Plan de départ de 29 salarié-es et non-remplacement de 13 postes.
  • ALL METAL SERVICES (Groupe Angleterre) - Fournisseur matières premières aéronautique - Losse (40) - APLD - 20 salarié-es concerné-es (51 % du personnel) - Journée de protestation organisée le 28 octobre
  • CAROMAR TECHNO (Groupe BT2i) - Sous-traitant aéronautique - Bidart (64) - PSE - 47 salarié-es concerné-es

Total : 7 entreprises 474 salarié-es directement concerné-es -

CENTRE VAL DE LOIRE

centre-val-de-loire

  • AUXITROL WESTON (Groupe Transdigm USA) - Conception Capteurs et Sondes de pression (Aéronautique) - Bourges (18) - PSE et APLD - 124 salarié-es concerné-es (28 % du personnel)
  • AEQUS AEROSPACE (Groupe Filec) - Sous-traitant aéronautique - Aubigny-sur-Nère (18) - Liquidation judiciaire, Reprise de l’entreprise - 27 salarié-es concerné-es (44 % du personnel)
  • ASTRONIC PGA - Sous-traitant aéronautique - Montierchaume (36) - PSE et APLD - 59 salarié-es concerné-es (24 % du personnel)
  • SANDVIK - Fabrication d’outils d’usinage - Orléans (45) - PSE - 81 salarié-es concerné-es (49 % du personnel)
  • ART-TECH - Vineuil (41) - Licenciements - 9 salarié-es concerné-es (27 % du personnel) et 7 intérimaires supprimés

 

Total : 5 entreprises 300 salarié-es directement concerné-es -

PAYS DE LA LOIRE

pays-de-la-loire

  • BN (Biscuiterie Nantaise) (Groupe Yldiz Holding, Turquie) - Fabricant biscuits - Vertou (44) - PSE - 37 salarié-es concerné-es (11 % du personnel) - 33 licenciements secs à Vertou - Délocalisation en Inde du service comptable et en Turquie d’un autre service.
  • PAULSTRA (Groupe Hutchinson, USA) - Equipementier automobile - Segré (49)- RCC - 86 salarié-es concerné-es (12 % du personnel)
  • ESSILOR - Laboratoire - Allones (72) - Fermeture - 70 salarié-es concerné-es (100 % du personnel) - Fermeture d’Allones (72) et Saint-Martin-sur-le-Pré (51) - Transfert des activités en région parisienne.
  • HOWMET - Sous-traitant aéronautique - Saint-Come-en-Vairais (72)- RCC - 58 salarié-es concerné-es (11 % du personnel) et réduction drastique de l’intérim (une centaine) et 9 emplois sur 58 sur le site de Cergy
  • SERENA (Groupe IMA, Inter Mutuelle Assistance) - Assistance à domicile - Angers (49)- PSE - 13 salarié-es concerné-es
  • ACO (Automobile Club de l’Ouest) - Gestionnaire 24h00 du Mans - Le-Mans (72)- RCC - 40 salarié-es concerné-es (20 % du personnel)
  • BONILAIT - Laiterie - Bellevigny (85) - PSE - 25 salarié-es concerné-es

Total : 7 entreprises 329 salarié-es directement concerné-es -

BRETAGNE

bretagne

  • ACIMAD - Aide à domicile - Finistère (29) - Restructuration - 4 salarié-es concerné-es (2 % du personnel) - Manifestation à Quimper le 7 octobre
  • PEP 56 - Association des pupilles de l’enseignement public - Morbihan (56) - PSE - 15 salarié-es concerné-es - Suppression de 5 emplois sur 10 au siège, une dizaine sur les deux établissements qui ferment (Sarzeau et La-Trinité-sur-Mer) et une vingtaine de saisonniers.
  • PETIT NAVIRE - Conserverie de poisson - Douarnenez (29) - Restructuration - 7 salarié-es concerné-es (4 % du personnel) - Grève le 14 octobre, les 7 emplois menacés sont à la comptabilité.
  • AEROPORT LORIENT BRETAGNE SUD (Groupe Lord USA) - Aéronautique - Ploemer (22) - PSE - 12 salarié-es concerné-es
  • LACTALIS - Laiterie - Retiers (35) - Fermeture - 177 salarié-es concerné-es (100 % du personnel)
  • FJ AUTOCARS (Groupe Jezequel Tourisme)- Transport - Louargat (22) - Liquidation Judiciaire - 60 salarié-es concerné-es (100 % du personnel)

Total : 6 entreprise 275 salarié-es directement concerné-es -

NORMANDIE

normandie

  • BACKER HUGHES - Vannes de régulation acheminement gaz et pétrole - Condé-en-Normandie (14)- Fermeture usine - PSE - 58 salarié-es concerné-es - Débrayage le 9 octobre
  • SAINT-LOUIS SUCRE (Groupe Sudzücker, Allemagne) - Sucrerie - Nassandre (27) - Fermeture - 30 salarié-es concerné-es (100 % du personnel)
  • CHEVRON ORONITE (Groupe Chevron, USA) - Chimie - Gonfreville-l’Orcher (76) - PSE - 78 salarié-es concerné-es (10 % du personnel) - Expertise demandée par la CGT
  • ESPRIT (Groupe 3M) - Vêtements - Alençon (61) - Liquidation judiciaire - 2 salarié-es concerné-es (100 % du personnel)

Total : 4 entreprises 168 salarié-es directement concerné-es -

ILE DE FRANCE

ile-de-france

  • RADIO-FRANCE - Audiovisuel - Paris (75) - RCC - 340 salarié-es concerné-es - Radio-France promet le remplacement d’un poste sur deux et des créations de postes (promesse de 271 emplois). Existence de 2 rapports d’expertise depuis mars 2020. RCC signée par tous les syndicats sauf CGT.
  • LE FIGARO (Groupe Dassault) - Presse - Paris (75) - Restructuration - 60 salarié-es concerné-es (7 % du personnel) - Plus une soixantaine de pigistes. Plan social en 2018 (50 salarié-es services techniques) et plan social en 2019 (une trentaine de journalistes).
  • ELIS - Location - Entretien textile - Saint-Cloud (92) - PSE - 52 salarié-es concerné-es - Suppressions au siège du groupe.
  • FREQUENT FLYER TRAVEL (Groupe Reed and Mackay, GB) - Voyagiste - Paris (75) - Fermeture Usine - PSE - 70 salarié-es concerné-es (55 % du personnel) -
  • PPG SEALANTS EUROPE (Groupe PPG, USA) - Fabrication mastics automobile et aéronautique - Bezons (95) - Fermeture - 209 salarié-es concerné-es (100 % du personnel) - « Le rapport d’expertise social et économique réalisé par un cabinet indépendant en 2019 présente un bilan économique très rentable et durable avec une vision de pérennité » (Syndicaliste)
  • BLIZZARD Entertainment SAS (Filiale d’Activision Blizzard) - Jeux vidéo - Versailles (78) - Fermeture - 285 salarié-es concerné-es (100 % du personnel) - Le PDG, Bobby Kottick a empoché 30 Millions de dollars en 2019, CA de 5,9 Milliards d’euros en 2019 avec un bénéfice net de 1,3 milliard d’euros. Licenciement en 2018 de 8 % du personnel (Plus de 800 personnes !)
  • ABRISUD (Groupe Akena) - Abri de piscines - L’Isle-Jourdain (95) - Licenciements - 9 salarié-es concerné-es (3 % du personnel) -
  • L’EQUIPE - Presse - Paris (75) - PSE - 56 salarié-es concerné-es (15 % du personnel) - Refus des syndicats de signer un APC cet été.

Total : 8 entreprises 1 081 salarié-es directement concerné-es -

DOM-TOM

dom-tom

  • LE QUOTIDIEN - Presse - La Réunion - Redressement judiciaire depuis le 1er juillet - 30 salarié-es concerné-es (43 % du personnel)
  • AIR TAHITI NUI - Aéronautique - Papeete, Tahiti - PDV - 115 salarié-es concerné-es (16 % du personnel)

Total : 2 entreprise 145 salarié-es directement concerné-es

TOTAL GENERAL :

Total : 101 entreprises 16 634 salarié-es directement concerné-es -

Explications et sigles

Cette liste d’entreprises touchées d’une manière ou d’une autre par des plans sociaux est issue d’une recherche internet. J’ai recensé pour septembre 101 entreprises (un grand merci aux journalistes de Mediapart pour leur travail réalisé sur la même question)

Voici la traduction des sigles utilisés dans cet article

PSE : Plan de Sauvegarde de l’Emploi - Je passe sur l’alibi du « plan qui vise à éviter les licenciements » puisque dans les faits il les annoncent la plupart du temps… Le PSE doit être validé par la Direccte (Inspection du travail). Il est obligatoire dans les entreprise de plus de 50 salarié-es lorsque les licenciements présumés concernent 10 salarié-es minimum (sur une période de 30 jours consécutifs). Un d’accord collectif majoritaire dans l’entreprise peut être signé. La consultation du CSE (Comité Social et Economique qui remplace les Comités d’Entreprises (CE) est obligatoire

APC : Accord de Performance Collective. Cet accord a été introduit par l’ordonnance du 24 septembre 2017 (Ordonnance Macron) relative au « renforcement de la négociation collective ». Ces accords ne sont pas forcément liés à la préservation de l’emploi, ils peuvent être liés au « fonctionnement de l’entreprise ». La crise COVID les a fait « décoller ». Ils ont la capacité de pouvoir modifier :

- l’aménagement du temps de travail, son organisation et sa répartition

- l’aménagement de la rémunération

- les conditions de la mobilité professionnelle ou géographique interne à l’entreprise.

Ce qui est le plus important c’est que les clauses de l’accord se substituent aux clauses « contraires et incompatibles » du Code du travail. L’opposition du salarié peut entraîner son licenciement comme on l’a vu dernièrement chez Derichebourg

PDV : Plan de Départ Volontaire. Il s’agit d’une « rupture amiable » du contrat de travail basée sur le volontariat. Le PDV n’est pas prévu par le Code du travail, mais a été reconnu par la chambre sociale de la Cour de Cassation dans un arrêt du 26 novembre 1984. Généralement, le PDV est assorti d’indemnités « attrayantes » et donne droit au salarié aux indemnités chômage.

RCC : Rupture Conventionnelle Collective. Elle est prévue par un « accord collectif » qui doit être également validé par la DIRECCTE (Inspection du travail). Elle est encadrée par l’article L.1237-19-1 du Code du travail. Le CSE est également consulté. Il s’agit là encore d’une conséquence de l’Ordonnance 2017-1387 du 22 septembre 2017 (Ordonnance Macron) relative à la « prévisibilité et la sécurisation des relations de travail. (On ne rit pas !)

APLD : Activité partielle de longue durée. Il est issu d’un décret 2020-926 du 28 juillet 2020 et du « plan de relance «  du gouvernement. L’APLD permet à une entreprise de diminuer l’horaire de travail de ses salarié-es et de recevoir pour les heures non travaillées une allocation en contrepartie d’engagements, notamment en matière de maintien de l’emploi. Nécessite aussi un accord collectif. Le salarié reçoit une indemnité horaire, versée par l’employeur, correspondant à 70 % de sa rémunération brute.

Coup de main...

Je vous rappelle que vous pouvez me transmettre documents d’analyse, compte-rendu de réunions, de grèves, d’assemblée générale, perspectives politiques ou sociales, correction de l’actualité reportée ici, rendez-vous, enfin tout ce qui permet de faire vivre et d’expliquer la situation dans votre entreprise Merci d’accompagner vos documents d’une autorisation de publication (sur le mail avec les docs). Je précise que je ne fais partie d'aucune organisation, association ou syndicat. le mail de contact : mouv.social.visible@gmail.com

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