Plans sociaux - Septembre Noir : Reprendre le contrôle !

Les licenciements en masse ne font plus les grands titres des médias qui préfèrent tourner en boucle sur le COVID. Le « Temps des Cerises » revient sur ce septembre noir pour l’emploi tout en cherchant ce qui, dans cette actualité, pourrait apporter une bouffée d’espoir aux centaines de milliers de salarié-es concerné-es

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Reprendre le contrôle !

Juste avant de rentrer dans le vif du sujet, il est nécessaire de rappeler, toujours et encore, que derrière les chiffres, derrière les entreprises, il y a des milliers d’hommes et de femmes qui vivent aujourd’hui dans la « terreur sociale ». Or, ce qui n’apparaît presque jamais dans les articles consacrés aux plans sociaux et à leurs « youpi-dérivés » (c’est-à-dire tous les mécanismes inventés par le gouvernement Macron pour favoriser le dégraissage général, comme les « Accords de Performance Collective (APC), les Ruptures Conventionnelles Collectives (RCC), etc.), ce qui n’apparaît pas donc ce sont les conséquences : la disparition des savoir-faire, de ces « engagements » de tous les instants dans les usines ou les services, de l’expérience et des combines inventées au quotidien, de tout ce qui fait la réalité de la condition ouvrière (qu’elle s’exerce dans une usine, un pôle logistique, un magasin ou un service, tant cette condition ouvrière va aujourd’hui bien au-delà de la seule production industrielle).

Ce qui manque, même si cela transparaît de temps en temps, c’est cette angoisse permanente du licenciement ou de la mauvaise nouvelle alors que vous devez encore travailler pour le patron, une angoisse qui se rajoute aux exigences de la production que vous êtes malgré tout obligé d’accepter : le temps chronométré, les objectifs, les gestes répétés, les automatismes, la pression des chefs, la pression du public, le suivi des tableaux, des time-line, de la satisfaction client, du SAV,  les efforts accomplis tout au long de l’année, les effets délétères de la novlangue managériale ou les pitreries du Lean Management. Tout ce qui fait en fait la « Condition ouvrière », si magnifiquement décrite par Simone Weil dans ses textes et qui est aplatie par la vague statistique des plans sociaux.

Simone Weil © @wikipedia Simone Weil © @wikipedia
C’est parce que l’ouvrier, l’ouvrière, l’employé-e ou salarié-e ne compte que comme une « variable d’ajustement » dans la productivité à retrouver, le profit à restaurer, qu’aujourd’hui il est si simple (muni de quelques grosses larmes de crocodiles) de virer des centaines de personnes.

Simone Weil écrivait : « L’ouvrier, quoique indispensable à la fabrication, n’y compte presque pour rien, et c’est pourquoi chaque souffrance physique inutilement imposée, chaque manque d’égard, chaque brutalité, chaque humiliation même légère semble un rappel qu’on ne compte pas et qu’on n’est pas chez soi ».

Dans les faits, ce que chaque annonce de licenciements cache, c’est l’histoire ouvrière ou sociale de chaque entreprise, je veux dire sur la durée… C’est comme si le « flux tendu » était devenu l’étalon de l’analyse économique et plus seulement « la »  référence permanente de la production. Car enfin ! Est-ce bien raisonnable de s’appuyer sur les 3 mois de « confinement » pour prétexter une purge dans les emplois ? Où sont passés les profits réalisés avant ? Est-ce que le salarié, quand le bénéfice s’envolait vers les hauteurs, sur une même période de trois mois par exemple, avait son salaire augmenté d’autant ? Autant de questions que je pose avec une fausse naïveté tant la réponse nous est servi sur un plateau... (nous y reviendrons dans le prochain article sur la signification du mot "crise")

Il existe des volontés encore clairsemées et isolées, mais oh combien précieuses, de répondre plus collectivement à une violence sociale qui est d’abord individuelle. C’est toi, et toi, et toi qui te retrouve au chômage, sans emploi, confronté à de nouveaux et multiples problèmes (de crédit, de couple, d’enfants, de charges, de loyer, etc). Répondre à cette individualisation de la misère et de la précarité est sans doute aussi difficile que d’organiser une lutte dans une usine ou un service, là où chacun-e est confronté-e à cette individualisation par la gestion managériale (tu as des objectifs, tu as la responsabilité de ceci ou de cela, tu dois répondre aux injonctions de ton encadrement…). Transformer le « Tu » en « Nous » reste la question posée au mouvement social, une question qui ne se résume pas à une autre injonction, celle du « tous ensemble, tous ensemble ». Elle implique d’autres actions, qui doivent acquérir le sceau de la crédibilité  et qui ne sont pas plus simples à réaliser : celles sur le « contrôle ouvrier » (de la production, des livres de compte de l’entreprise, de l’utilisation des aides de l’Etat ou du CICE), celles du « droit de veto » (sur les décisions imposées aux CSE ou mieux au sein même des « Conseils d’Administration »), celles de la remise en place des CHSCT (sur les conditions de travail et de santé des salarié-es). Car pour donner l’énergie de la mobilisation, il faut des perspectives concrètes au risque de condamner les représentant-es syndicaux à négocier la couleur de la corde avec laquelle on pendra les salarié-es. La plupart de ces représentant-es font ce qu’ils ou elles peuvent (quel que soit le syndicat) pour limiter la casse, trouver des formules d’accords moins contraignantes, pour améliorer les conditions financières du licenciement. Personne ne peut les en blâmer dans ce « sauve qui peut » où les grandes fédérations semblent incapables de proposer des perspectives d’ensemble. Beaucoup sont confrontés pour la première fois à une telle saignée. Ce qui est de la responsabilité collective par contre, c’est de faire des propositions pour changer cela et donc de s’attaquer à la racine du néolibéralisme : le pouvoir des actionnaires et de leurs mandatés.

C’était aussi le message de Simone Weil : « La question n’est pas celle de la forme du gouvernement, mais celle de la forme du système de production »

C’est aussi pour cela qu’il faut à tout prix soutenir les initiatives des salarié-es (notamment de la sous-traitance) de l’Aéronautique qui se sont rassemblés dans un collectif sur Toulouse, les initiatives de la CGT Cargill qui vise à centraliser et unifier les réponses aux plans sociaux, les initiatives des Bridgestone à Béthune parce que leur lutte est déjà emblématique et plus généralement toutes les initiatives locales conduites par les salarié-es dans les entreprises en miette, aussi petites soient-elles  ou encore celle des TUI qui appellent à une réunion le 8 novembre sur Paris ! Mais avec un objectif : obliger les actionnaires à sortir du bois, leur confisquer leurs dividendes, répartir les profits d’abord dans le maintien des emplois, repenser la question du travail, de sa finalité et de ses formes (en finir notamment, y compris d’un point de vue écologique avec le flux tendu), imposer le contrôle ouvrier à tous les niveaux (y compris sur les objectifs de production et les prix opérés par l’entreprise).

Car enfin, comment peut-on prétendre encore vivre en « démocratie » lorsque cette même démocratie est confisquée 8 heures par jour dès que vous mettez les pieds à l’usine, au magasin, à l’entrepôt ou dans le service et que vous n'avez strictement aucun pouvoir sur votre sort ?

Quelques statistiques

D’après la DARES (« Situation sur le marché du travail durant la crise sanitaire au 15 octobre" ), le nombre de PSE (Plan de Sauvegarde de l’Emploi) s’établit à 135 pour le mois de septembre (+ 11 % par rapport à Juillet et + 13 % par rapport à Juin)

- 30 la première semaine

- 28 du 7 au 14

- 35 du 14 au 21 septembre.

- 42 du 21 au 28 septembre

Le nombre de rupture de contrats de travail envisagé s’établirait à 14 944 sur le mois.

Mais au-delà des PSE et des licenciements économiques hors PSE (590 en septembre), ces statistiques ne font pas apparaître les différents types de plans sociaux, ni leurs conséquences (Gel des salaires, des primes, remise en cause d’acquis sociaux, etc.). Il reste difficile de savoir exactement  combien d’Accord de Performance Collective (APC), de Plan de Départ Volontaire (PDV), de Ruptures Conventionnelles Collectives (RCC) ou individuelles (RCI), ont été conclus. Manquent aussi, les répercussions sur l’intérim, les CDD, les sous-traitants qui ne sont pas toujours (voir très peu souvent) annoncées.

Nombre de PSE par mois (Source DARES) Nombre de PSE par mois (Source DARES)
Ainsi, pour Août, la DARES estime qu’il y a eu effectivement 1,3 Million de salarié-es au chômage partiel.

Pour ce qui est des intérimaires, la DARES avance une diminution de 12,6 % de l’intérim entre août 2019 et août 2020. Toujours d’après la DARES,  si le nombre d’intérimaires remonte depuis mai 2020, il se situe à 72 % du niveau de février 2020 dans l’industrie, 80 % dans la construction et 86 % dans le tertiaire.

En clair, au 1er août 2020, il y avait 685 893 intérimaires contre 796 025 au 1er février de la même année. (- 13,8 %)

En moyenne, il y avait 800 850 intérimaires par mois en 2018, 791 886 par mois en 2019. Nous avons donc perdu plus de 100 000 emplois en intérim par rapport à ces deux moyennes ou 110 000 emplois intérimaires par rapport à février 2020.

C’est donc par un travail de fourmi (forcément incomplet à mon stade) que l’on peut tenter de donner un « aperçu » de la casse sociale en oeuvre dans le pays. Mais centraliser ou tenter de le faire, c’est offrir un outil à celles et ceux qui veulent s’en servir pour contacter, unifier les ripostes, faire vivre la « dignité ouvrière » (toujours au sens large).

Nombre de ruptures de contrats par mois (Source DARES) Nombre de ruptures de contrats par mois (Source DARES)

Quelles réponses ?

Il s’agit ici de présenter quelques pistes mises en avant par les salarié-es des entreprises concernées. (Cette liste n’est pas exhaustive et vous pouvez la compléter en m’écrivant sur mouv.social.visible@gmail.com

Rencontre des salariés de l’aéronautique : permet la convergence des salarié-es touché-es par les plans de restructuration et de chômage de l’industrie aéronautique. Une première réunion a eu lieu à Toulouse (31) le 17 septembre. Voir appel de Gaëtan Gracia sur le site de « Révolution permanente ». Cette coordination est joignable sur le mail suivant : coordination.aeronautique@gmail.com.  L’appel, issu de cette première réunion était signé par la CGT Latécoère, l’UNSA Derichebourg Aeronautics et « Collectif des salariés de Derichebourg », CGT Mécachrome, CGT Toray, CFDT AAA et « Collectif des salariés de AAA », CGT Airbus D.S, CGT AKKA, CGT Mois, CGT Ateliers de la Haute-Garonne, CGT CIM, CGT Ventana, CGT Thalès Toulouse, CGT Alten Sud-Ouest, CGT Liebherr aerospace, CGT LPF-Sopadem, CGT DSI, coordination CGT des syndicats de l’aéronautique, CNT 31, CGT Capgemini, CGT Altran Sud-Ouest, CGT Tofer, CGT Macaprotec, CGT Ausy 

declaration-de-la-1ere-rencontre-des-salarie-e-s-de-l-aero-a-toulouse-l-actuelle-crise-economique-touche-de-plein-fouet-l-aeronautique-avec-des-plans-de-licenciements-et-des-baisses-de-salaires-avant-meme-la-4-pa

Stop Licenciement : initiée par les salarié-es et CGT de Cargill, une carte des licenciements est présentée avec l’objectif « d’aider les salariés concernés à se rassembler et à se fédérer ». (Photo carte) Un projet de loi est également proposé à la signature sous forme d’une pétition, projet qui vise « à conférer un nouveau pouvoir aux salarié-es et à leurs représentant-es afin qu’ils et elles puissent bloquer un plan de licenciement sans justification valable ». Il s’agit ici de l’exercice d’un « droit d’opposition » au projet de licenciement qui pourrait être porté par une organisation syndicale représentative ou 10 % des salarié-es. Une piste intéressante lorsqu’il s’agit de mettre sur la table une « reprise de contrôle » par les salarié-es, un des buts de cette page.

Appel des TUI : initiée par la CGT TUI, les salarié-es ont fait paraître sur une page Facebook un appel au rassemblement des boites touchées par les plans de licenciement. Un rendez-vous est fixé le 8 novembre à Paris pour réunir syndicalistes et salarié-es.

Entreprises touchées au mois de septembre

NATIONAL

  • HUTCHINSON (Total) - Automobile - Transformation caoutchouc - PSE - PDV - RCC (accord signé CGT le 9 octobre) - 382 salarié-es (14 % du personnel) dont 97/500 à Joué-Les-Tours (37), 197/1220 à Montargis (45), 56 à St Brieuc…
  • AAA - Sous-Traitant Aéronautique -  PSE - 719 salarié-es (41 % du personnel) - Nombreuses manifestations et rassemblements - Participe à l’appel des salarié-es de l’aéronautique (Toulouse, 31)
  • MALTA AIR (Ryanair) - Compagnie aérienne - APC : Pilotes sous contrat français auraient une baisse de salaire de 20 % pendant 5 ans (doit éviter le licenciement de 23 pilotes)
  • ALINEA (Mulliez) - Ameublement - Redressement Judiciaire - PSE 992 salarié-es (53 % du personnel) - Fermeture de 17 magasins (sur 26) - Auto-rachat par le PDG d’Alinéa (Alexis Mulliez, 15 %) et Association familiale Mulliez (AFM, 85 %)
  • ROYER - Négoce Chaussures - PSE 200 salarié-es (40 % du personnel) sur les 5 sites.
  • JC DECAUX - Affichage publicitaire - RCC + APLD - 158 salarié-es (5% du personnel)
  • AGC (Mulliez) - Verrerie Industrielle - Boussois (59) - PSE de 86 salarié-es (29 %)
  • FLEX-N-GATE (USA) - Equipementier Automobile - APLD : chômage partiel pendant 2 ans des cadres et techniciens (1/2 journée à 2 jours par mois), salaire à 84 % du salaire net - Gel sur l’accord d’intéressement pour tous les personnels - Signé par CFE-CGC, UNSA, CGT et FO - Pas de signature CFDT
  • TUI France - Voyagiste - PSE 593 salarié-es (66 % du personnel) - Appel des salarié-es à la convergence des luttes
  • AUCHAN (Mulliez) - Grande Distribution - APLD + APC - 1475 salarié-es (3 % du personnel) - Suppression de 1088 emplois (1475 postes supprimés dont 10 vacants et 377 postes créés) - 21 fermetures de sites en 2019
  • BENETEAU - Constructeur Maritime - « Plan de transformation » - 760 salarié-es (14 % du personnel)  + 400 à 600 intérimaires supprimés d’après FO.
  • COMEXPOSIUM - Organisation d’événements professionnels et grand public - Procédure de « sauvegarde » devant le Tribunal de Nanterre - 900 salarié-es concerné-es (100 % du personnel)
  • INTEVA (sous-traitant Peugeot, Filiale Inteva USA) - Equipementier Automobile - Auto-rachat par Inteva - 241 salarié-es concerné-es (39 % du personnel) - Fermeture du site de Saint-Dié (88) et 42 emplois supprimés à Sully-Sur-Loire (45) - L’auto-rachat permet d’abandonner 169 millions d’Euros de créances et de se dédouaner de tout engagement à l’égard des collectivités territoriales.
  • ALTRAN (filiale Cap Gemini) - Aéronautique - APC + APLD - 2000 salarié-es concerné-es - Création d’une nouvelle structure : TEC (Toulouse Expertise Courrier) sur Toulouse en y transférant 2000 ingénieurs avec une baisse de salaire de 12 % et une clause de mobilité à l’Internationale. Lui permet de capter 12 Millions d’Euros de « Crédit-Recherche » - Altran a fait 311 Millions d’Euros de profit sur le premier semestre 2020 et a distribué 226 Millions d’Euros en dividendes sur 2019
  • CONFORAMA - Ameublement - Rachat par BUT - PSE - 1900 salarié-es concerné-es (21 % du personnel) - PSE financé à hauteur de 116 Millions d’Euros par Mobilux, maison-mère de BUT - Injection de 200 millions d’Euros par une augmentation du capital - Mobilux est détenu à 50 % par LUTZ (Allemagne) et à 50 % par le fonds CD&R.
  • MISTERFLY - Tourisme - 56 salarié-es concerné-es (18 % du personnel)
  • VALEO - Equipementier Automobile - RCC + PDV + APC - 13 400 salarié-es concerné-es APC signé le 29 septembre par FO et CFE-CGC : pas de plan social pendant 2 ans, gel des salaires, jours de congés supplémentaires supprimés, diminution de primes ou gratification - Des grèves ont eu lieu à Angers (49- (28 septembre, CGT) et à Laval (53) - 2000 emplois ont été supprimés en France (Contrats Intérim non renouvelés)
  • TELETECH - Centre d’Appel - PSE - 22 salarié-es concerné-es - Fermeture de 2 sites à Chantepie (35) et Vendôme (41)
  • GENERAL ELECTRIC (USA)— Equipementier Automobile - PSE - 1 225 salarié-es (9 % du personnel)
  • MECACHROME - Aéronautique - PSE - 306 salarié-es concerné-es (32 % du personnel) - Fermeture du site de Vibraye (72) - Transfert du siège social d’Ambroise (37) à Toulouse (31). Sites touchés : Aubigny-Sur-Nère (18), 160 emplois sur 471 ; Amboise (37) : 108 emplois sur 421 et fermeture de Vibraye (72) - CFDT et CFTC (minoritaires) pour des accords de compétivité (APC), FO majoritaire pour la prolongation de l’APLD.
  • SAFRAN AIRCRAFT ENGINES (filiale VolksWagen, Allemagne) - Aéronautique - Accord de « Transformation de l’activité » (APC ?) - 750 salarié-es concerné-es - Pas de PSE en échange d’un gel des salaires (CGT)
  • COLLINS AEROSPACE - Sous-traitant Aéronautique - PSE - 151 salarié-es concerné-es - Grève le 25 septembre, blocage du site levé le 26 septembre. Demande d’un « accord de méthode » (CGT) - 75 postes concernés dans l’Eure (28) et 76 à Saint-Ouen-L’Aumône (95)
  • LATECOERE - Equipementier industriel Aéronautique - PSE - 475 salarié-es concerné-es (32 % du personnel) - 88 postes sur 150 à l’usine de Gimont (32), 130 suppressions à Labège (31) - 400 intérimaires remerciés avant la crise Covid.
  • SERVIER - Groupe pharmaceutique - Réorganisation R&D et RCC - 287 salarié-es concerné-es (6 % du personnel) - Concerne essentiellement la branche « Recherche et Développement ».
  • MANITOU - Matériel de Manutention - PSE - 63 salarié-es concerné-es (3 % du personnel)
  • TOUPARGEL (Agihold) - Commerce de gros - PSE - x salarié-es concerné-es - Lors de la reprise de Toupargel par Agihold (principaux actionnaires de Grand Frais), l’entreprise s’était engagée auprès du Tribunal de Commerce de ne licencier aucun salarié sous peine d’une amende de 10 000 euros par salarié. Agihold a demandé au même tribunal de revenir sur ses engagements. Cette information a été finalement annulée lors d’un CSE le 6 octobre. En 2019, un PSE avait entraîné la suppression de 250 emplois.
  • COURTEPAILLE (Buffalo Grill) - Restauration - Rachat après redressement judiciaire - 269 salarié-es concerné-es (11 % du personnel) -
  • RENAULT - Automobile  - Plan de restructuration - 4 600 salarié-es concerné-es - Fermeture du site de Choisy-Le-Roi (94) - Refus du plan d’économie par CGT, CFDT, FO, CFE-CGC : 2 milliards d’Euros d’économies, fermeture du site de recyclage de Choisy-Le-Roi (94), fin assemblage des voitures à Flins (78) - Débrayage à Lardy (91) le 8 octobre où 800 emplois (sur 2300) sont menacés : 200 salarié-es Renault et 600 sous-traitants.
  • ATR - Constructeur Turbopropulseur (aéronautique) - APC ? - PSE + APLD signé le 12 octobre 2020 - 186 salarié-es concerné-es (13 % du personnel) - L’APLD sauverait une quarantaine d’emplois -

Total : 28 entreprises32 012 salarié-es directement concerné-es -

HAUTS DE FRANCE

  • NOWY STEEL MAJENCIA (Pologne) - Aménagement Espaces et Mobiliers Bureaux - Noyon (60) - PSE - 58 salarié-es concerné-es (70 % du personnel)
  • BRIDGESTONE (Japon) - Usine de Pneus - Béthune (62) - PSE 863 salarié-es concerné-es (89 % du personnel) - Fermeture du site - Nombreuses manifestations
  • PROMOD - Prêt à Porter - Nord (59) - PSE 83 salarié-es concerné-es (41 emplois au siège à Marcq-En-Bareuil et 42 sur plate-forme logistique de Wattrelos - Fermeture de sites en Allemagne et Europe de l’Est - Manifestation le 15 octobre
  • STELIA AEROSPACE - Aéronautique - Fabrication pointe avant Airbus -  Méaulte (80) - PSE -  290 salariés concerné-es
  • MEUBLES DEMEYRE - Mobilier - Nord (59) - PSE - 30 salarié-es concerné-es
  • BASF - Chimie - Breuil-Le-Sec (60) - PSE - 30 salarié-es concerné-es
  • AUTOLIV - Automobile - Fabriquant de ceintures de sécurité et Airbags - Restructuration « Recharge » - PSE - 51 salarié-es concerné-es - 500 postes supprimés en Europe avec fermeture de sites - Arrêt de 27 prestataires en France.
  • AGC (Mulliez) - Verrerie Industrielle - Boussois (59) - PSE - 86 salarié-es concerné-es (29 % du personnel)
  • AGFA - Imagerie Industrielle - Lille (59) - Fermeture Usine Pont-A-Marcq (annonce en Juin) - 175 salarié-es concerné-es

Bridgestone © @AFP/Denis Charlet Bridgestone © @AFP/Denis Charlet
Total : 9 entreprises 1 666 salarié-es directement concerné-es -

GRAND EST

  • REHAU - Transformation Polymères, BTP - Morhange (57) - PSE - 106 salarié-es concerné-es (27 % du personnel) - Pas de délégués syndicaux, par de CSE : « Le dialogue social fonctionne très bien, il se fait de manière directe avec les personnels » (porte-parole de Rehau France)
  • GRAVOTECH - Machines à graver - La-Chapelle-Saint-Luc (10) - PSE - 60 salarié-es concerné-es
  • CADDIE (Damix, Pologne) - Fabriquant de chariots supermarché - Dettwiler (67) - PSE - 51 salarié-es concerné-es (27 % du personnel) - Produits à forte valeur ajoutée rapatriés en Pologne - Fermeture usine de Drusenheim (57)

Total : 3 entreprises 217 salarié-es directement concerné-es -

BOURGOGNE FRANCHE-COMTE

  • GE HYDRO (General Electric, USA) - Turbines électriques - Belfort (90) - Fermeture du site - 89 salarié-es concerné-es (100 % du personnel) -
  • SKF (Suède) - Equipementier Industriel Aéronautique - Lons-Le-Saunier (39) - PSE - 123 salarié-es concerné-es (35 % du personnel) -
  • VITALAIRE (filiale Air Liquide) - Distribution à domicile d’équipements de santé - Belfort (90) - Restructuration - 9 salarié-es concerné-es (11 % du personnel) -
  • ALLIANCE-MIM - Fabricant pièces pour médical, horlogerie et aéronautique - Saint-Vit (25) - PSE unilatéral - 19 salarié-es concerné-es (15 % du personnel) - Entreprise modèle du Lean Management
  • PEUGEOT JAPY (F2J) - Usinage et assemblage de modules (boites de vitesse) - Valentigney (25) - Liquidation judiciaire et rachat - 92 salarié-es concerné-es (39 % du personnel)
  • EOLANE MONTCEAU (Eolane)- Fabricant matériel électronique - Montceau-Les-Mines (71) - Redressement judiciaire - 77 salarié-es concerné-es - En 2017, le fonds d’investissement Hivest a racheté la moitié des parts d’Eolane (20 millions d’Euros) avec la fermeture de Roncq (59) et Vailhauques (34)

Total : 6 entreprises 409 salarié-es directement concerné-es -

AUVERGNE RHÔNE-ALPES

  • C&A - Vêtements - Saint-Etienne (42) - Fermeture magasin - 13 salarié-es concerné-es (100 % du personnel) -
  • JTEKT (Toyota, Japon) - Equipementier automobile - Irigny (69) - PSE - 219 salarié-es concerné-es -

Total : 2 entreprises 232 salarié-es directement concerné-es -

PROVENCE - ALPES - CÔTE D’AZUR

  • GAZEL ENERGIE (Kretinsky, Tchécoslovaquie) - Centrale à Charbon - Gardannes (13) - PSE - 230 salarié-es concerné-es (100 % du personnel) - Fermeture du site
  • FIBRE EXCELLENCE (Paper Excellence, Canada) - Pâte à Papier - Tarascon (13) - Dépôt de bilan - Redressement judiciaire - 270 salarié-es concerné-es (100 % du personnel) - Fermeture du site - Grève pendant 10 jours (depuis le 21 septembre) contre le « plan de survie » :  baisse générale des salaires de 5 %… Protocole de fin de conflit signé par FO le 1er octobre : Abandon du projet « plan de survie », pas de « cessation de paiement » au Tribunal… Mais en fait, annonce du dépôt de bilan le 2 octobre !

Total : 2 entreprises 500 salarié-es directement concerné-es -

OCCITANIE

  • TOUPNOT - Conserves Viande - Lourdes (65) - PSE - 71 salarié-es concerné-es (100 % du personnel) - Fermeture du site Lourdes - Accord signé CGT suite incendie entreprise.
  • KAWNEER ( Arconic - USA) - Solution aménagement Aluminium - Lézat-Sur-Lèze (09) - Fermeture du site - Reprise possible par Portes-EO - x salarié-es concerné-es (100 % du personnel) - Grève le 31 août 2020
  • MKAD - Fabrication pièces Titanes Aéronautique - Varilhes (09) - Fermeture du site -  Cessation d’activité - 45 salarié-es concerné-es (100 % du personnel)
  • SCHNEIDER ELECTRIC - Matériel électronique - Lattes (34) - PSE - Fermeture du site- 80 salarié-es concerné-es (100 % du personnel)
  • SIGFOX - Opérateur de télécommunication - Labège (31) - PSE - 47 salarié-es concerné-es (12 % du personnel)

Total : 5 entreprises 243 salarié-es directement concerné-es -

NOUVELLE-AQUITAINE

  • FINSA (Espagne) - Panneaux Particule Fibres de Pin - Morcenx-La-Nouvelle (40) - PSE  suite cessation d’activité - 63 salarié-es concerné-es (100 % du personnel) - Fermeture du site
  • BELAHARRA (Ramsay) - Clinique-Santé - Bayonne (64) - Réorganisation - 10 salarié-es concerné-es - Grève le 31 août 2020
  • SUD-OUEST ETALAGES (Lindera) - Fabrication mobilier professionnel - Brives (19) - PSE - 37 salarié-es concerné-es (45 % du personnel) - A bénéficié d’une aide de 67 264 euros par la Région en février 2020
  • MECAFI (sous-traitant Nexteam)— Aéronautique - Chatellerault (86) - PSE - Fermeture du site- 242 salarié-es concerné-es (48 % du personnel) - A reçu 11 Millions d’Euros d’argent public (240 000 euros de l’Agglo, 7 Millions du département, 300 000 de la Région, et 3,7 Millions de l’Etat) - Annonce de la CFDT qu’elle signe le PSE le 14 octobre.
  • LIZI-CREUZET - Equipementier Industriel Aéronautique - Marmande (47) - PSE - 197 salarié-es concerné-es (23 % du personnel) - Réunion publique le 12 octobre avec des représentants d’autres entreprises (CGT)
  • CONSTRUCTION NAVALE BORDEAUX (CNB) (Béneteau) - Construction navale - Bordeaux (33) - PSE + APLD - 75 salarié-es concerné-es (8 % du personnel) - Réunion publique le 12 octobre avec des représentants d’autres entreprises (CGT)

Total : 6 entreprises 624 salarié-es directement concerné-es -

CENTRE VAL DE LOIRE

  • MAKENN ENERGY - Fabricant de bouteilles GPL - Buzançais (36)- PSE - 20 salarié-es concerné-es (23% du personnel)
  • DURALEX - Verrerie industrielle - Chapelle-Saint-Mesmin (45) - Redressement judiciaire au 23 septembre - 248 salarié-es concerné-es

Total : 2 entreprises 268 salarié-es directement concerné-es -

PAYS DE LA LOIRE

  • SCHNEIDER ELECTRIC - Matériel électronique - Saumur (49) - Fermeture Usine - 74 salarié-es concerné-es (100 % du personnel) - Accord de méthode signé début octobre
  • HALGAND - Sous-traitant aéronautique - Saint-Brévin (44) - PSE - 89 salarié-es concerné-es (34 % du personnel)
  • MAN ENERGY SOLUTIONS - Constructeur Moteur Diesel - Saint-Nazaire (44) - Restructuration - 76 salarié-es concerné-es (12 % du personnel) - Négociation d’IG Metall (syndicat Allemand) sur 1650 suppressions d’emplois dont 76 emplois en France à Saint-Nazaire (44) et Puteaux (92)

Total : 3 entreprises 239 salarié-es directement concerné-es -

BRETAGNE

  • KRITSEN (Mowi) - Produits de la mer dérivés du saumon - Chateaulin (29) - Fermeture usine - PSE - 26 salarié-es concerné-es (100 % du personnel) - Accord de méthode signé début octobre

Total : 1 entreprise 26 salarié-es directement concerné-es -

NORMANDIE

  • DRESSER RAND (Siemens) - Ingénierie et fabrication équipement extraction pétrole et gaz - Le-Havre (76)- Fermeture usine - PSE - 295 salarié-es concerné-es (100 % du personnel) - Siemens aurait siphonné 60 Millions d’Euros de fonds propre chez Dresser Rand faisant passer l’usine d’un « centre de profits » à un « centre coûteux » (Intersyndicale) - Manifestation le 14 septembre
  • SPB - Courtier Assurance - Alençon (61) - PDV - 68 salarié-es concerné-es - Grève le 17 septembre
  • AUTOLIV - Fabricant de ceintures de sécurité et airbags - Gournay-En-Braye (76) - PSE - Programme restructuration « Recharge » - 51 salarié-es concerné-es (8 % du personnel) - 500 postes supprimés en Europe et fermeture de sites en Europe. Arrêt de 27 prestataires en France

Total : 3 entreprises 414 salarié-es directement concerné-es -

ILE DE FRANCE

  • HELIO CORBEIL - Imprimerie - Corbeil (91) - Fermeture usine - PSE - 45 salarié-es concerné-es (50 % du personnel) - SCOP avec projet d’une nouvelle activité pouvant employer la moitié des 90 salariés, dans l’imprimerie toujours.
  • SPHEREA - Banc de test aéronautique - Elancourt (78) - Fermeture Usine - PSE - 126 salarié-es concerné-es (100 % du personnel) - Rachetée en 2019 par Société d’investissement Andera Partners et Omnes (51 %) et le Management (30,7 %)
  • SAVENCIA FROMAGE & DAIRY - Alimentation - Rambol (78) - Fermeture Usine - PSE - 83 salarié-es concerné-es (100 % du personnel)
  • TOTAL - Raffinerie - Grandpuits (77) - Fermeture Usine - PSE - 150 salarié-es concerné-es (38 % du personnel) - Manifestation salarié-es le 6 octobre devant le siège. D’après la CGT ce sont 209 emplois qui sont touchés et 500 dans l’alternance.
  • PERMASWAGE (filiale PCC, USA) - Raccords hydraulique (Aéronautique) - Clayes-Sous-Bois (78) - PSE et fermeture-délocalisation - 73 salarié-es concerné-es (47 % du personnel) - Grève à l’appel de la CGT, CFDT, CFE-CGC le 22 septembre puis semaine du 28 septembre - Délocalisation prévue dans la Drôme (26)
  • ADP (aéroports de Paris) - Gestion aéroports - APC, APLD et RCC - 700 salarié-es concerné-es (11 % du personnel) - Grève le 9 octobre

Total : 5 entreprises 1 177 salarié-es directement concerné-es -

MARTINIQUE

  • MADIANA - Organisation Congrès - Schoelcher (Martinique) - PSE (?) - 11 salarié-es concerné-es (52 % du personnel)

Total :1 entreprise 11 salarié-es directement concerné-es

TOTAL GENERAL :

Total : 76 entreprises 38 038 salarié-es directement concerné-es -

Explications et sigles

Cette liste d’entreprises touchées d’une manière ou d’une autre par des plans sociaux est issue d’une recherche internet. J’ai recensé pour septembre 76 entreprises alors que la DARES en annonce 135. Il n’y a donc ici que la moitié des boites concernées à moins que la DARES ne comptabilise les plans sociaux non par entreprise mais par établissements distincts (puisque un Plan de Sauvegarde de l’emploi doit à priori être présenté en CSE). Je rechercherai ce renseignement pour les mois suivants.

Par contre, le nombre de salarié-es concerné-es (38 038 ici) est lui très supérieure au chiffre annoncé par la DARES (14 944). Cela provient en partie du fait que j’ai comptabilisé TOUS les salarié-es impacté-es par des PSE mais aussi par des APC qui peuvent éviter des ruptures de contrat (du moment déjà que tous les salarié-es l’acceptent !) mais qui touchent durablement les personnels (gel des salaires, remise en cause diverses, temps de travail, etc).

Dernier avertissement, les chiffres donnés dans le détail ne présagent pas de la réalité effective des licenciements. Mais, ce qui n’en reste pas moins vrai c’est que les salarié-es vivent ou vont vivre sous ces « épées de Damoclès » qui rajoutent à la tension du travail journalier l’inquiétude sur l’avenir et une paupérisation grandissante et inquiétante !

Voici la traduction des sigles utilisés dans cet article

PSE : Plan de Sauvegarde de l’Emploi - Je passe sur l’alibi du « plan qui vise à éviter les licenciements » puisque dans les faits il les annoncent la plupart du temps… Le PSE doit être validé par la Direccte (Inspection du travail). Il est obligatoire dans les entreprise de plus de 50 salarié-es lorsque les licenciements présumés concernent 10 salarié-es minimum (sur une période de 30 jours consécutifs). Un d’accord collectif majoritaire dans l’entreprise peut être signé. La consultation du CSE (Comité Social et Economique qui remplace les Comités d’Entreprises (CE) est obligatoire

APC : Accord de Performance Collective. Cet accord a été introduit par l’ordonnance du 24 septembre 2017 (Ordonnance Macron) relative au « renforcement de la négociation collective ». Ces accords ne sont pas forcément liés à la préservation de l’emploi, ils peuvent être liés au « fonctionnement de l’entreprise ». La crise COVID les a fait « décoller ». Ils ont la capacité de pouvoir modifier :

- l’aménagement du temps de travail, son organisation et sa répartition

- l’aménagement de la rémunération

- les conditions de la mobilité professionnelle ou géographique interne à l’entreprise.

Ce qui est le plus important c’est que les clauses de l’accord se substituent aux clauses « contraires et incompatibles » du Code du travail. L’opposition du salarié peut entraîner son licenciement comme on l’a vu dernièrement chez Derichebourg

PDV : Plan de Départ Volontaire. Il s’agit d’une « rupture amiable » du contrat de travail basée sur le volontariat. Le PDV n’est pas prévu par le Code du travail, mais a été reconnu par la chambre sociale de la Cour de Cassation dans un arrêt du 26 novembre 1984. Généralement, le PDV est assorti d’indemnités « attrayantes » et donne droit au salarié aux indemnités chômage.

RCC : Rupture Conventionnelle Collective. Elle est prévue par un « accord collectif » qui doit être également validé par la DIRECCTE (Inspection du travail). Elle est encadrée par l’article L.1237-19-1 du Code du travail. Le CSE est également consulté. Il s’agit là encore d’une conséquence de l’Ordonnance 2017-1387 du 22 septembre 2017 (Ordonnance Macron) relative à la « prévisibilité et la sécurisation des relations de travail. (On ne rit pas !)

APLD : Activité partielle de longue durée. Il est issu d’un décret 2020-926 du 28 juillet 2020 et du « plan de relance «  du gouvernement. L’APLD permet à une entreprise de diminuer l’horaire de travail de ses salarié-es et de recevoir pour les heures non travaillées une allocation en contrepartie d’engagements, notamment en matière de maintien de l’emploi. Nécessite aussi un accord collectif. Le salarié reçoit une indemnité horaire, versée par l’employeur, correspondant à 70 % de sa rémunération brute.

Coup de main...

Je vous rappelle que vous pouvez me transmettre documents d’analyse, compte-rendu de réunions, de grèves, d’assemblée générale, perspectives politiques ou sociales, correction de l’actualité reportée ici, rendez-vous, enfin tout ce qui permet de faire vivre et d’expliquer la situation dans votre entreprise Merci d’accompagner vos documents d’une autorisation de publication (sur le mail avec les docs). Je précise que je ne fais partie d'aucune organisation, association ou syndicat. le mail de contact : mouv.social.visible@gmail.com

Je suis également à la recherche d’un emploi (oui, je sais, le moment est très mal choisi mais justement je ne l’ai pas choisi !) : cabinet d’expertise santé-sécurité au travail, presse, médias, ONG, associations, voir « archives », bibliothèques, médiathèques, etc… je suis titulaire d’un M2 Sociologie du Travail. Je suis à vous ! Suffit de me faire signe.

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