Pour comprendre aujourd'hui, flash-back sur le "rapport Kaspar" en 2012

Lors de la sortie du "Rapport Kaspar" en 2012, rapport qui faisait déjà suite à une vague de suicide importante à La Poste, un élément dans la "chronologie" avait déjà soulevé des interrogations sur le "timing" parfait entre les conclusions du rapport et les propositions de La Poste. Car rappelons le, cette entreprise n'est pas la petite épicerie du coin et l'imagerie populaire de la petite poste de village a de plus en plus de difficultés à survivre face aux pratiques d'un groupe qui s'apparente plus à une multinationale... Alors trouver des solutions de fond dans une entreprise de plus de 200 000 agents aux branches multiples et aux ramifications exponentielles en un mois relève de l'imaginaire ! A moins que les solutions soient préparées... bien en amont !

Sous forme d'humour (noir ?) à l'époque et dans un dossier portant sur l'application du LEAN à La Poste, les rédacteurs s'étaient interrogés sur ces pratiques ou plutôt ces "tactiques" de communication : 

"On pourrait pousser la paranoïa un peu plus loin. Jim Womack, grand prêtre du Lean (Lean Enterprise Institute), propose ainsi une expérience à mettre en oeuvre dans son "Retour au Boulot" : 

"Expérience n°1 : décidons d'un moratoire sur l'introduction de nouveaux outils jusqu'a ce que nous soyons capables de créer un contexte managérial propice à la mise en oeuvre de chaque outil. C'est une expérience facile à mettre en oeuvre"... 

Tellement facile qu'on peut se demander si La Poste n'en a pas fait sa devise.

Explication ! Le Rapport Kaspar est sorti en septembre 2012... (Il faut bien s'imaginer qu'à priori ce rapport "indépendant" n'avait donc pas été communiqué à La Poste AVANT sa sortie (dans le meilleur des mondes... mais bon c'est la version officielle)). Et bien dès le mois d'Octobre 2012, La Poste sortait son document numéro 1 sur la décentralisation comme élément de réponse aux préconisations du sieur Kaspar... Dès le 23 novembre 2012 une note interne proposait la modification des délégations de pouvoirs données aux Directeurs d'Etablissement et dans tous les départements, un projet de "professionnalisation des managers" était présenté aux organisations syndicales... Plus rapide que moi tu meurs !

Les principes de Jim Womack sont donc suivis à la lettre, et pour une dernière preuve du savoir-faire interne de La Poste en matière de "gestion de crise sociale", il faut aussi se rappeler que le 7 février 2013, La Poste publiait une "décision" qui elle datait du 1er octobre 2012 (!!!) (Décision 275-23 du 1er Octobre 2012) portant "création de la direction de la qualité de vie au travail, de la direction de l'innovation managériale et du développement du management et de la direction de l'innovation sociétale"... Tout un programme dans un titre, mais programme qui a servi à dérouler les fondations du fameux "Plan Stratégique 2020" dont AUCUN syndicaliste serait capable de vous dire avec précision en quoi, au final, il consiste et quelle sera la configuration de La Poste et de ses services à cette date !!!!

Aujourd'hui c'est déjà demain...

Ainsi donc, dans un communiqué de presse le 19 octobre dernier, La Poste annonçait l'ouverture de "la négociation nationale sur les métiers et les conditions de travail des facteurs et des encadrants de la branche Services-Courrier-Colis". Communiqué de presse très éclairant dès son introduction sur les "attendus" de ces "négociations". En parlant donc des facteurs (car il n'y a visiblement pas de factrices à La Poste), elle décline à l'infini ce que chaque agent entend chaque jour au travail : "En effet, leurs activités changent (aux facteurs NDLR) et se diversifient, en particulier avec le développement des nouveaux services proposés par La Poste"... Asséné comme une vérité incontestable, aussi sûre que l'écroulement des trafics courrier, le développement des nouveaux services serait donc l'alpha et l'oméga du changement d'activité des agents de la Distribution ! Ces affirmations font sans doute les beaux jours de la presse, notamment régionale, qui relaie tous les jours ces fameuses supposées nouvelles activités du facteur ou de la factrice (le pain, les médicaments, la photo des travaux finis, l'installation de la TNT, la surveillance des anciens, etc)... comme si le "courrier manquait" et que les agents cherchaient désespérément une nouvelle activité pour meubler leurs 35 heures... Il faut donc une fois encore rétablir la vérité sous peine de ne pas comprendre en quoi les agents pourraient être aussi "mal à l'aise" dans leur travail :

1. Chaque centre courrier est réorganisé tous les 2 ans... Etre réorganisé tous les deux ans s'entend depuis la date de mise en place de l'ancienne réorganisation jusqu'à la mise en place de la nouvelle... C'est à dire que les éventuelles négociations sur la réorganisation suivante sont inclues dans ce délai ! Concrêtement, au bout d'un an d'une nouvelle organisation, La Poste ouvre un nouveau chantier pour la future... Chaque agent baigne donc en quasi-permanence dans une modification de son organisation de travail, la suppression de tournées jugées superflues, l'intensification du travail, la perte de sa position de travail (LA tournée de distribution) et la modification de son temps de travail et de ses jours de repos... Donc tous les 2 ans et même parfois avant comme disait notre vieux pote Béranger (François !), la machine à productivité coupe tout ce qui dépasse : emplois, tournées, positions de travail.... les suppressions sont massives et entraînent inéxorablement une intensification du travail... Où resterait-il une "place" pour faire de "nouveaux services" quand l'essentiel (la distribution du courrier) a déjà tellement de mal à être assurée au quotidien, non pas par manque de courrier justement, mais parce qu'il y a trop de travail et pas assez d'agents !

2. Les nouveaux services ne représentent pas une "alternative" à ce que serait soi-disant un "écroulement" du trafic courrier ! Il faut rappeler que l'objectif lui-même de La Poste en matière de "nouveaux services" est de 200 millions d'Euros de chiffres d'affaire... Sans doute énorme aux yeux de celles et de ceux qui ont du mal à dépasser les 1300 euros par mois (et qui cherchent désespérement les pains au chocolas à 15 centimes) mais ridicule quand ce chiffre est rapporté au chiffre d'affaire global du Groupe... Si ces 200 millions avaient été atteints en 2015, ce chiffre d'affaire n'aurait représenté que 0,85 % du chiffre d'affaire global de la même année du Groupe (23 Milliards) ou 1,6 % du chiffre d'affaire des Activités Commerciales ou enfin... 1,79 % du chiffre d'affaire Courrier ! Mais nous n'en sommes même pas là ! Car en 2015 le chiffre d'affaire "Nouveaux Services" n'atteignait péniblement que les 15 millions d'euros soit... 0,07 % du chiffre d'affaire du Groupe ou 0,13 % du chiffre d'affaire Courrier...

Ainsi donc, introduire ces négociations par cette référence aux "nouveaux services", c'est directement placer ces négociations sous le seul angle des "perspectives de La Poste" et cacher l'essentiel : La Poste veut se défaire au maximum d'une activité historique qui est certes le premier "fournisseur" en chiffre d'affaire pour l'instant mais qui est également le premier faiseur de "coût" en matière de main d'oeuvre... 

Mais ce qui est encore plus illustrant du projet de La Poste de se servir de cette "crise sociale" pour accélérer son processus radical de transformation (comme elle l'avait déjà fait avec le rapport Kaspar), ce sont les thèmes mêmes de la négociation ... et surtout leur échéance !

Car qui, sérieusement, pourrait croire un instant que les thèmes mis en avant pourraient être "négociés" d'ici le 14 décembre prochain !!!! Qu'on en juge :

- Gestion du temps de travail des facteurs

- Equilibrage des rythmes et des charges de travail

- Evolution des organisations de travail et des modalités d'exercice de leurs activités

- Organisation des remplacements, clé de la qualité de la vie au travail et de la qualité due aux clients

- Condition d'exercice d'un travail et d'un service de qualité

- Evolution et amélioration de leurs conditions de travail

- Evolution de leur travail et de leur métier, valorisation et accompagnement de ces évolutions

- Gestion prévisionnelle des compétences, transmission des savoirs, parcours qualifiants, formation, gestion des âges.

- Evolution des métiers, des compétences et des conditions d'emploi des encadrants à la distribution

Absence de constat partagé ?

Rien que ça !!! Mais au fait... sur quel constat ? Il y a quelques jours, la Directrice Qualité de vie au Travail (présentée à tort comme la DRH courrier !!!) expliquait sur toutes les ondes que "La Poste c'est l'humain" et qu'on ne pouvait pas assimiler le travail des postiers à des "modèles statistiques" dénoncé par les cabinets d'expertise (METOD au courrier) et dont l'existence avait déjà été démontrée par un excellent documentaire de CANAL + "Spécial Investigation" sur le LEAN de mars 2015. Alors ?? Sur quel "constat" La Poste ouvre-t-elle des négociations puisque la DRH du Groupe (la vraie cette fois) déclarait dans "Le Monde" du 17 octobre : "Qu'il y ait des situation humaines difficiles ne peut justifier qu'on fasse un amalgame avec une politique d'entreprise"... Pourquoi dès lors, 10 jours après, y'aurait-il une telle liste de "négociations" sur ce qui fait à peu près TOUTE la vie au travail d'un agent ? La DRH qui présidait cette première rencontre du 26 octobre aurait-elle eu une "révélation" ? ou comme certains syndicats l'écrivent : "une prise de conscience" ??? Allons donc, ce serait un peu comme se demander si APPLE avait quelques scrupules à ne pas payer ses impôts... Il n'y a aucune prise de conscience, aucune révélation, au mieux une vague inquiétude de voir les projecteurs de la presse sur les marécages postaux... mais surtout des négociations qui étaient déjà prévues AVANT les révélations d'RTL. C'est ce qui explique aussi pourquoi La Poste a d'entrée limité le champs de ces négociations à la "Distribution".

Faut-il ici rappeler que la responsable interrogée sur RTL avouait ... 3 suicides reconnus comme accident du travail ! Sans blague, sans honte et sans rougir ? Il faut le faire et saluer ici l'exercice ! De quoi parlons nous exactement ??? Du suicide de Bruno PEUZIAT dans le Finistère le 11 mars 2012 ? Bruno, Cadre d'un Centre courrier pour lequel La Poste a refusé de considérer son suicide comme Accident de service ? Il a fallu que la famille, en plus de sa douleur, gère une action devant le Tribunal Adminstratif de Rennes pour que ce dernier oblige La Poste à reconnaitre l'imputabilité au service du suicide !!! Fin de l'épisode ? Mais que non car La Poste fait appel... (procédure pénale en cours également)... ou peut-être parle-t-on de Nicolas CHOFFEL, cadre supérieur travaillant au siège de La Poste dont l'imputabilité de son suicide au service est cette fois reconnue par La Poste, mais où son épouse mène un combat admirable et courageux devant le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale pour "faute inexcusable de l'employeur"... 

A côté de ces suicides ou tentatives de suicides, il faudra prendre également le temps de parler de certains "accidents mortels" dont les suites font également l'objet de longues procédures aussi bien de la part des CHSCT concernés que de la justice comme à Issy Les Moulineaux (92) le 8 janvier 2013 où un jeune colipostier trouvait la mort en tombant dans la Seine ou encore à Corbeil (91) où un jeune facteur se faisait mortellement renversé par un collègue le 2 juillet 2015... 

Pourquoi La Poste n'utilise-t-elle pas les rapports d'expertise existants pour travailler sur un "constat partagé" ?

En 2012, La Poste s'était retranchée derrière le rapport Kaspar pour apporter des solutions clef-en-main... En 2016, sur quelles bases propose-t-elle l'ouverture de ces négociations ? Sur la base des enquêtes RTL ? Sur la base de l'excellent article en ligne de votre journal préféré (Médiapart) suite à la Conférence de Presse de SUD PTT ? Le syndicat SUD Poste 91, dans un communiqué à la Presse avait proposé que La Poste réunisse une "instance de coordination" nationale sur l'ensemble des branches de la Maison-mère, seul "instance" possible (il n'y a pas de CHSCT Central à La Poste !) pour mettre en place une "expertise nationale" sur "les conditions de travail, les pratiques de management dans tous les services et l'analyse de tous les outils de dimensionnement des organisations de travail à La Poste". Il reste étrange qu'aucune fédération syndicale n'ait posé cette question du "constat" et n'ait proposé l'outil pour y arriver (instance de coordination des CHSCT ou compilation de l'ensemble des rapports d'expertise sur La Poste dont le nombre total depuis quelques années ne doit pas être loin des 200 !!!!).

Le risque sinon est réél : au lieu de s'appuyer ne serait-ce que sur les conclusions des 8 cabinets d'expertise qui ont écrit une lettre ouverte au Président de La Poste et aux représentants de l'Etat (ce qui serait vraiment la base minimum), une fois de plus c'est La Poste qui détermine toute seule les axes de négociation... Sa volonté affichée d'en sortir un "accord" là où des mesures d'urgence devraient venir "soulager" l'ensemble des postiers est symptomatique également de son unique désir d'afficher ses résultats en matière de "dialogue social".... Malheureusement, le constat, du coup est là : AUCUN DES GRANDS ACCORDS SIGNÉS CES DERNIÈRES ANNÉES n'a empêché quoi que ce soit en matière de dégradation des conditions de travail, de mal-être au travail ou pire en matière d'emploi, de remplacement ou de comblement des emplois laissés volontairement vacants dans les services !

Il est vrai, comme le démontre l'Humanité ce vendredi 28 octobre, que La Poste a pris plus de dispositions pour contester les expertises devant les tribunaux que pour y travailler sur une synthèse efficace et bénéfique pour l'ensemble des postiers !

Un délai trop court mais un effet d'annonce sur le "gel des réorganisations" !

Dans son dernier communiqué (26 octobre), La Poste annonce donc qu'un "calendrier de négociation jusqu'à mi-décembre a été fixé". On vient de le voir, sans constat partagé et en un mois et demi, à moins de valider des propositions déjà écrites par La Poste, on ne peut qu'avoir des doutes sur l'efficacité de ces "négociations". 

Mais ce qui a le plus choqué les postiers et les syndicalistes qui les représentent, c'est l'effet d'annonce, relayé sous forme de grands titres dans toute la presse sur le "gel des réorganisations d'ici la fin des négociations en décembre". En fait, il fallait bien lire la phrase du communiqué : "Pendant cette période de négociation, la direction générale de la Branche Services-Courrier-Colis a décidé de suspendre la mise en oeuvre des réorganisations à la distribution"... Chaque mot à son importance et du coup les consignes données aux différents départements ont entraîné des réponses uniformes aux demandes des syndicats de suspendre "leurs réorganisations en cours"... Et oui ! la suspension "de la mise en oeuvre" n'implique pas, pour La Poste, de suspendre tous les processus de validation ou de présentation de ces réorganisations !!!! Le bal maudit des restructurations peut donc continuer, seule la date de mise en place sera.... gelée jusqu'en mi-décembre...

Et attention ! La Poste n'a parlé QUE des réorganisations à la distribution (Facteurs - Factrices)... pour le reste, même rattaché à la "Branche Courrier" point de salut... Comme à La Réunion où la réorganisation de la PIC (Plate-forme Industrielle Courrier) est prévue pour le 9 novembre...contre vents et marée ! Même affirmation des responsables un peu partout en France à la demande des organisations syndicales, comme dans le 06, le 10, le 91, le 38/73, etc, etc... les discussions et les instances continuent partout, seules les dates de mise en place sont repoussées... Evidemment, AUCUNE re-négociation non plus des dossiers en cours ou qui viennent d'être validés... 

Et pendant ce temps les alertes continuent !

Suite à la tentative de suicide d'une factrice à Montpellier, le syndicat SUD PTT 34 a communiqué à la presse une alerte sociale dans laquelle on peut lire : "Pourtant la réalité explose tous les jours à la figure de la Direction. Mardi dernier, c'est une factrice de Montpellier qui a fait une tentative de suicide. L'établissement dans lequel elle travaille est un véritable condensé de violence patronale. Les pressions managériales sont continuelles, les conseils de discipline pleuvent (une quinzaine !), les accidents de travail sont légion (plus de 60 sur 200 facteurs-factrices). Voilà le vrai visage de "l'entreprise humaine et responsable" décrite par la DRH du Groupe."

D'autres départements ont également lançé des "alertes sociales" officielles qui attendent d'autres réponses que le traditionnel "non, non, tout va bien madame la marquise"... C'est le cas notamment des représentant/es SUD dans le Finistère-Morbilhan qui ont également alerté les élus locaux : "Les organisations du travail deviennent pathogènes. Nous énumérons à nouveau les causes et les conséquences de l'application d'un plan stratégique qui reduit les coûts pour développer les bénéfices d'un Groupe à capitaux publics. Les résultats largement rentables affichés récemment charrient leurs lots de personnels en souffrance et en décrochage : conditions de travail dégradées par la surcharge, risques psycho-sociaux importants, arrêts de travail en augmentation et non remplacés, tournées à découvert, dégradation de la qualité de service, véritable abandon du service public, explosion des heures supplémentaires ; très souvent non payées, pression managériale, sécabilité à outrance, etc..". Les deux syndicats concluaient : "Les syndicats SUD PTT 56 et SUD PTT 29 vous demandent l'arrêt immédiat des réorganisations, le gel des tournées sécables, des embauches correspondant aux besoins, notamment en fin d'année mais au-delà, en tout cas jusqu'à ce que les agents retrouvent des conditions de travail décentes, dans le respect de l'humain, de l'équilibre de vie et du droit".. On ne saurait mieux conclure !

Aider les postiers et postières à sortir la tête de l'eau !

C'est sans aucun doute l'enjeu dans les semaines qui viennent... ce qui ne sera pas le plus facile confronté à une politique de répression tout azimut, de management par la terreur, de sanctions déplacées aussi bien contre les agents que les syndicalistes ! 

On ne peut donc qu'espérer que l'ensemble des Fédérations Syndicales prennent vraiment la mesure de la crise profonde que traversent les agents, dont la majorité, il faut encore le rappeler avant de lire n'importe quoi sont salarié/es, les fonctionnaires étant une espèce en voie de disparition après les différentes réformes de l'entreprise et sa privatisation, par un pouvoir qui était censé les "représenter".... 

Que mille intersyndicales fleurissent sur tout le territoire, que l'ensemble des secteurs et branches de La Poste se réunisse autour d'un objectif commun : d'abord la VÉRITÉ de leurs conditions de travail et ensuite un CONTRÔLE sur l'avenir de l'entreprise qui ne peut plus être laissée entre les mains d'apprentis capitalistes qui se servent d'un fleuron du Service Public, des subventions publiques (CICE) pour jouer à un Monopoly morbide qui laisse sur le carreau des milliers d'agents... 

L'idée d'une grève unitaire, d'une riposte de l'ensemble des secteurs et branches de La Poste, doit impérativement être portée et défendue, au plus vite pour que TOUS les postiers et postières voient dans leur avenir autre chose que des portes qui se ferment !!!

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