le fond de l'affaire BENALLA

Qui va porter le chapeau, comme à l'ordinaire, les seconds couteaux, ou les véritables responsables? Un président, comme les autres.

Bien sûr, ce nervi, biberonné à l'école du SAC, sera probablement condamné. Mais là n'est pas la question. Il leur aura fallu deux mois pour le licencier, la ficelle est trop grosse.

Qui était informé depuis le 2 mai? Le chef de cabinet (puisqu'il s'agit de son adjoint, pas d'un gus de second ordre), le ministre de l'intérieur, le "premier"ministre, le Président? c'est là où va se découvrir (enfin?) la macronie.

Il est bien évident qu'une sanction, telle qu'infligée à notre gros bras, ne peut l'être, à ce niveau de l'état, sans que les premiers de cordée n'en soient pour le moins informés. Ils ont bazardé quelques policiers, s'imaginant par là se débarrasser du bébé. Que nenni!

Puisque le non-respect de l'article 40 ( qui fait obligation à tous ces beaux messieurs de signaler les faits au procureur) n'entraîne pas d'incrimination pénale; alors, pour le moins, une démission, - allons, ne rêvons pas, ni du président ni de son premier ministre - mais pour le moins celles du chef de cabinet du président (c'est curieux, je ne trouve pas les majuscules sur mon clavier, l'âge et la fatigue, sans doute) et du ministre de l'intérieur, s'imposent à eux, si ce gouvernement des temps nouveaux, si ce gouvernement qui se veut exemplaire, espère encore trouver une porte de sortie, même si cela ne lui rendra pas sa vertu.

A défaut de perdre le pouvoir, le Président aura perdu son honneur.

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