JULIAN ASSANGE UN PRISONNIER POLITIQUE DE LA DÉMOCRATIE OCCIDENTALE

L'avenir d'Assange et celui de la liberté des journalistes d'informer les citoyens pour faire vivre la démocratie est dans nos mains, et nul ne pourra dire demain qu'il ne savait pas.

JULIAN ASSANGE UN PRISONNIER POLITIQUE DERRIÈRE LES BARREAUX DE LA DÉMOCRATIE OCCIDENTALE

Le cas Assange est un scandale et un signal d'alerte très inquiétant pour l'équilibre de la démocratie dans le monde, couvert à quelques exceptions près, par le silence assourdissant de ses confrères journalistes et des grands médias mainstream qui détournent le regard de sa situation.

Il faut une fois de plus le rappeler, cet homme, Julian Assange, est le plus grand journaliste d'investigation de ce siècle, qui a mis sur le devant de la scène à partir de son travail via son site Wikileaks, le rôle capital des lanceurs d'alerte pour la démocratie et pour le droit à l'information des citoyens sur la gestion du pouvoir par ceux à qui ils ont confié cette responsabilité par leurs votes.

L'acharnement des autorités américaines a obtenir son extradition auprès de la Grande Bretagne, fidèle allié et complice éternel de tous leurs sales coups contre la démocratie et la souveraineté des nations et de leurs intérêts dans le monde, est proportionnel à la bravoure avec laquelle Julian Assange a révélé à la face du monde via les câbles diplomatiques balancés par Wikileaks, les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité commis par les militaires américains en Irak et en Afghanistan, notamment grâce à la diffusion le 5 avril 2010 de la vidéo "Collateral Murder" où on voit l'armée américaine à bord d'un hélicoptère Apache, abattre dans une scène de carnage à la mitrailleuse d'innocents civils irakiens, faisant un bilan de dix-huit morts dont deux reporters de l'Agence Reuter et deux enfants.

C'est la vérité de la gravité de ce crime révélé au monde par cette vidéo diffusée par le site internet de Wikileaks qui vaut depuis à Julian Assange le courroux de la Maison Blanche, du règne de Barack Obama hier à celui de Donald Trump aujourd'hui.

Courroux que le pouvoir américain brandit aujourd'hui sur la scène internationale comme une menace à l'endroit des journalistes et des lanceurs d'alerte du monde entier pour les dissuader d'enquêter sur les agissements de ses troupes engagées sur les différents théâtres d'actualité, de ses agences de renseignement comme le FBI, la CIA et la NSA dont le lanceur d'alerte Edward Snowden réfugié en Russie en a récemment fait les frais, ou de ses poulains du secteur de la haute technologie, véritables mercenaires de la collecte de BigData que sont les GAFAM ( Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft).

Tel est l'enjeu crucial pour la démocratie du procès politique en cours actuellement à Londres, ententé par les autorités américaines contre Julian Assange et dont le dénouement se jouera le 4 janvier prochain, date à laquelle la justice britannique rendra son verdict sur la demande d'extradition d'Assange vers les États-Unis où il encourt une peine d'emprisonnement de 175 ans.

L'avenir d'Assange et celui de la liberté des journalistes d'informer les citoyens pour faire vivre la démocratie est dans nos mains, et nul ne pourra dire demain qu'il ne savait pas.

Avec affection, espoir et détermination

AbdouRahmane

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