DE QUOI L'EXPULSION DE BABA ALPHA ET L'ARRESTATION DES ASCN EST-IL LE NOM ?

Et cette dialectique de l'incertitude sur le sort et l'avenir de notre pays use du masque de la PEUR derrière laquelle se drapent tous les acteurs et les protagonistes de la scène de la rupture démocratique en cours au Niger.

DE QUOI L'EXPULSION DE BABA ALPHA ET L'ARRESTATION DES ASCN EST-IL LE NOM ?

Une audio de l'édito du 9 avril de l'hebdomadaire nigérien L'ECLOSION a apporté une réponse à cette interrogation : LA PEUR

En effet, cet éditorial de L'ECLOSION, met le doigt de façon brillante à travers l'illustration suggérée par les mots, sur la peur qui règne aujourd'hui dans notre pays soumis au joug du régime liberticide et payscide de Mahamadou Issoufou.

Les choses semblent s'accélérer et se figer à la fois dans le temps court et long de la descente aux enfers de la démocratie nigérienne.

Et cette dialectique de l'incertitude sur le sort et l'avenir de notre pays use du masque de la PEUR derrière laquelle se drapent tous les acteurs et les protagonistes de la scène de la rupture démocratique en cours au Niger.

L'expulsion vers le Mali le 4 avril du journaliste nigérien Baba Alpha, après y avoir purgé en compagnie de son septagénaire de père, une année d'emprisonnement au motif fallacieux de faux et usage de faux à propos de sa nationalité nigérienne, tout comme l'incarcération depuis le 25 mars des acteurs de la société civile nigérienne (ASCN) pour avoir appelé comme ils le faisaient depuis l'adoption de la loi de faillite et de racket sociale, honteusement nommée Loi des Finances 2018, le peuple nigérien à descendre dans la rue pour manifester son opposition à l'application de cette loi anti sociale, traduisent tous les deux l'acte d'un pouvoir aux abois et qui a peur de la colère du peuple.

Le pouvoir sait qu'il a franchi la ligne rouge et que l'acte de divorce est consommé avec le peuple, alors, il a peur et fait de sa peur sa vérité pour dicter sa volonté au peuple par le recours à la force, à la répression, à la dictature.

De son côté, le peuple déboussolé par tant de trahison, ne s'en remettant toujours pas de son désenchantement de la Renaissance promise par Mahamadou Issoufou et son parti le PNDS mais qui a accouché d'une décadence, soumis à un traitement brutal à travers la remise en cause de ses libertés fondamentales, privé de soins et d'éducation, vivant dans la misère et la précarité tandis que les princes du régime accumulent les milliards mals acquis, ce peuple est lui aussi partagé entre la peur et la révolte.

Nous sommes face à un combat dont l'issue reste inconnue mais d'où fatalement ne sortira qu'un seul vainqueur.

Nous espérons que ce vainqueur sera le peuple nigérien, c'est le sens de l'histoire car il en va de l'avenir de notre nation et de celui de ses générations futures.

Comme le disait si Bien Montesquieu : "L'amour de la république, dans une démocratie, est celui de la démocratie ; l'amour de la démocratie est celui de l'égalité. Pour qu'on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. La liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent."

Ainsi, c'est au peuple nigérien d'user de sa soif de liberté et de son pouvoir de résistance pour s'opposer et arrêter ce pouvoir dictatorial de Mahamadou Issoufou qui étouffe la vie des citoyens et menace l'avenir de la nation.

Tché Guevara disait : "Celui qui n'a pas le courage de se révolter n'a pas le droit de se lamenter.

Je crois que tout est dit.

Qu'Allah Azzawajel sauve notre pays des affres de l'injustice et nous procure la force et le courage de la dénoncer et de la combattre.

Avec affection, espoir et détermination

AbdouRahmane

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.