L'AMERIQUE DOIT TIRER LA CHASSE POUR DEBARRASSER LE MONDE DE SA MERDE

Trump est bien conscient de ce qu'il dit, et il sait très bien toute la différence qu'il y a entre "pays de misère" et "pays de merde".

L'AMERIQUE DOIT TIRER LA CHASSE POUR DEBARRASSER LE MONDE DE SA MERDE

Le président américain, Donald Trump a encore fait des siennes, dans le registre qui semble désormais le mieux définir sa personnalité, le mépris, le racisme et la violence à l'égard du reste du monde non occidental.

Il s'est en effet, une fois de plus pris à ses cibles de prédilection, les noirs et les latinos américains, traités de " gens provenant de pays de merde " comme à l'époque de la campagne présidentielle durant laquelle il a fait de la haine et du racisme à leur endroit et envers les musulmans, le fonds de commerce populiste auprès de l'électorat américain qui lui a permis de remporter la victoire.

Mais le plus étonnant pour moi dans cette histoire du énième dérapage du président américain, provient de l'indulgence et de l'écho favorable que son propos raciste semble trouver auprès d'une partie de l'opinion, et particulièrement auprès des africains, qui semblent accepter cette honteuse et déshonorante insulte faite à leurs pays au nom d'un soi-disant principe de réalité au sujet du bilan catastrophique des dirigeants africains dans la gestion du continent noir.

Je crains qu'à vouloir à juste titre analyser et dénoncer les causes de l'échec du continent africain, et au nom du principe de "qui aime bien, châtie bien", qu'on en soit amener si on n'y prend garde, à confondre analyse constructive et mépris des peuples sur fond de propos raciste, et à ainsi cautionner l'inacceptable.

Je pense que Trump est bien conscient de ce qu'il dit, et il sait très bien toute la différence qu'il y a entre "pays de misère" et "pays de merde", il a fait le choix du deuxième terme qui traduit ce qu'il pense des noirs et des latinos américains, dans le droit fil de ses déclarations racistes contre ces deux communautés lors de la campagne présidentielle qui l'a conduit au pouvoir.

Sans exclure la responsabilité des dirigeants africains dans la situation catastrophique du continent et de l'image que leur triste bilan donne des africains dans le monde, les propos de Trump, une fois de plus, sont inadmissibles et appellent à une véritable indignation et condamnation de la part des africains et de tous les citoyens du monde attachés au respect de la dignité humaine.

Les africains ne résoudront pas le problème de mauvaise gouvernance et de mal gestion qui gangrènent leurs sociétés prises en otages par des chefs d'État véreux et assoiffés de pouvoir, en sombrant dans le syndrome de Stockholm, qui consiste pour la victime à trouver des excuses à son bourreau, mais en s'engageant dans des luttes sociales et politiques réfléchies, unitaires et convergentes, seules à même de mettre fin au règne des régimes despotiques et démocraticides qui enfoncent toujours et encore plus le continent dans l'échec et le chaos.

Avec affection, espoir et détermination

AbdouRahmane

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