LE PIRE N'EST EN EFFET PLUS ZEMMOUR

Un autre élément qui explique que le pire n'est plus Zemmour, réside dans la tolérance pour ne pas dire autre chose, de la Justice vis à vis de ce qu'on nomme communément désormais les "dérapages" de Zemmour malgré ses multiples récidives.

LE PIRE N'EST EN EFFET PLUS ZEMMOUR

Certainement comme le dénonces à juste titre Claudy Siar dans une récente vidéo, le pire n'est pas Zemmour, le pire est comme il le démontre dans la complaisance et la complicité des médias, qui derrière l'imposture exhibée du respect de la "liberté d'expression", ont servi de tribune depuis toutes ces années au discours de haine d'Eric Zemmour, à son racisme de caniveau et à ses diatribes perpétuelles contre une frange de la communauté nationale, les noirs et les arabes, et leur religion, l'Islam.

Et si le pire est effectivement dans la complicité de ces agents du 4è pouvoir, les médias, il l'est également dans la complaisance de certains intellectuels mainstream, qui ont accepté d'accorder la réplique à Zemmour au sujet de ses thèses racistes dans des débats, au cours desquels ils n'ont pas eu le courage de dénoncer son instrumentalisation de la liberté d'expression et, son attitude de pompier pyromane face au risque d'une "guerre civile" à laquelle il en appelle de ses vœux tribune après tribune, tout en feignant de la redouter.

Mais le pire du pire, est que hélas, Eric Zemmour est loin d'avoir le monopole de ce discours raciste qui lui est apprêment disputé par plusieurs grands moches et méchants en activité sur le sujet dans notre société, tels que Alain Finkielkraut, Michel Ouelbeck, Renaud Camus, l'auteur de la théorie du "grand remplacement", des mouvements laïcards ou nationalistes comme le Printemps Républicain et Génération Identitaires, lesquels sont en concurrence ou en adhésion avec le discours raciste et xénophobe de l'extrême droite, labellisé dans un premier temps par Nicolas Sarkozy pour conquérir le pouvoir en 2007, ensuite repris par Manuel Valls hier, Laurent Wauquiez aujourd'hui et derrière eux, un large spectre d'hommes et de femmes politiques, allant de Bernard Ménard à Nadine Morano, sans bien sûr oublier l'étoile montante du racisme décomplexé dans le milieu politique, Marion Maréchal le Pen.

Enfin, un autre élément qui explique que le pire n'est plus Zemmour, réside dans la tolérance pour ne pas dire autre chose, de la Justice vis à vis de ce qu'on nomme communément désormais les "dérapages" de Zemmour malgré ses multiples récidives, de la même façon dont on s'accommode aujourd'hui de l'extrême clémence de cette même Justice vis à vis des meurtres commis par la Police contre les jeunes issus des quartiers populaires, notamment quand ils sont noirs ou arabes, et que les médias qualifient pudiquement de "bavures" malgré la force de leur récurrence.

En un mot, LE PIRE est dans la tolérance à l'intolérance, attitude dans laquelle semble s'être installer notre société avec l'exhibition de la liberté d'expression comme excuse.

Au camp des alliés de la paix parmi les citoyens de se mobiliser sans relâche pour déconstruire cette dédiabolisation de la haine et de l'intolérance dans notre société, afin que la devise républicaine résonne comme une réalité dans le quotidien de tous les hommes et les femmes de ce beau et magnifique pays qu'est la France, n'en déplaise à Zemmour et compagnie.

Avec affection, espoir et détermination.

AbdouRahmane

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