LE GENOCIDE DES ROHINGYAS, LA MINORITE MUSULMANE DE BIRMANIE RESTE IMPUNI

Hélas, ce rapport risque de demeurer lettre morte tant l'impunité du régime birman est protégée par le parapluie de son puissant allié, la Chine, membre du Conseil de Sécurité des Nations Unies, et dont le véto a jusqu'ici empêcher toute sanction contre ce régime.

LE GENOCIDE DES ROHINGYAS, LA MINORITE MUSULMANE DE BIRMANIE RESTE IMPUNI

Un an après les faits (massacres, tortures, viols, villages brûlés, exils forcés), les auteurs de ce crime contre l'humanité continuent de couler des jours paisibles, à occuper leurs fonctions dans l'armée et l'administration, et à jouir de leur liberté de mouvement pour voyager partout dans le monde, sans être jusque là inquiétés, ne serait-ce que par l'ombre d'une menace de sanction par les américains, spécialistes en la matière quand il s'agit de l'Iran, de la Turquie ou des pays musulmans de façon générale, ou par l'Union Européenne qui forment avec les Etats-Unis ce qu'on appelle commodément "la Communauté Internationale".

Aussi, le récent rapport de l'ONU qui en appelle à des poursuites devant le Tribunal Pénal International pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité à l'encontre du Chef de l'armée birmane et d'autres responsables militaires, même s'il est à saluer pour avoir enfin permis de situer à un haut niveau la responsabilité de l'armée birmane et qualifier comme il se doit le génocide dont a été victime cette minorité musulmane de Birmanie, les rohingyas, il risque hélas, ce rapport de demeurer lettre morte tant l'impunité du régime birman est protégée par le parapluie de son puissant allié, la Chine, membre du Conseil de Sécurité des Nations Unies, et dont le véto a jusqu'ici empêcher toute sanction contre ce régime.

La justice reste la rançon de la paix, au camp des alliés de la paix de se mobiliser pour en appeler à des sanctions effectives contre le régime birman, réclamer le retour sous protection des forces de l'ONU des rohingyas dans leur pays et sur leurs terres, exiger le rétablissement de leur citoyenneté arbitrairement suspendu par le pouvoir birman et soutenir le rapport de l'ONU pour traduire devant la justice internationale les chefs militaires birmans responsables du génocide des rohingyas.

Il faudrait pour cela faire pression sur la Chine pour qu'elle n'obstrue pas le chemin de la justice pour réparer les souffrances du peuple rohingyas, quitte à lui appliquer si elle refuse de coopérer la méthode du BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) appliquée aujourd'hui à Israël pour l'obliger à respecter les droits du peuple palestinien.

Avec affection, espoir et détermination

AbdouRahmane

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