LE DICTATEUR OBIANG PREND LE POUVOIR AU CONSEIL EXÉCUTIF DE L'UNESCO

Avec des millions de dollars versés à l'UNESCO pour différents prétextes, le dictateur OBIANG NGUEMA MBASOGO qui quitte le fauteuil du Conseil exécutif de l'ONU, s'installe à la Présidence du Conseil de l'UNESCO alors que dans son pays l'école primaire est payante empêchant ainsi beaucoup d'enfants d'être scolarisés et l'accès au soins payant prive la population de médicaments.

La tentacule dictatoriale qui dirige sans partage et en toute impunité la Guinée équatoriale depuis son arrivée au pouvoir par un coup d'État, le dictateur veut asseoir son image diplomatique afin de lui permettre de dissimuler la corruption et la misère qui découle de sa mauvaise gestion des affaires courantes sur un peuple privé de démocratie depuis 40 ans.

En désignant Monsieur Agapito MBA MOKUY à la présidence du Conseil exécutif de l'UNESCO, les délégués de cette Agence de l'ONU ont oublié que celui pour lequel ils ont voté représente un État dont le président a les mains ensanglantées qui pratique régulièrement la torture et les assassinats ainsi que cela vient d'être rappelé à PARIS devant le Tribunal correctionnel en l'absence du fils OBIANG qui aurait dû être présent mais a préféré se faire représenter par son avocat.

Avoir un Président du Conseil exécutif représentant d'une dictature qui a mis en place un faux multipartisme avec des élections ou une seule personne peut venir voter avec des listes de personnes qu'il est censé représenter on s'étonne que le président n'ait pas obtenu 100% de votants en sa faveur, les autres étant bien entendu en prison ou ayant quitté ce monde grâce aux mauvais traitements subis à la prison de BLACK BEACH comme on vient de l'apprendre devant le Tribunal de Paris.

On a pu entendre des récits insupportables sur la torture avec les ongles arrachés, le supplice de l'hélicoptère et les exécutions d'opposants ainsi qu'en témoigne la liste des 310 personnes assassinées par le régime pour se maintenir au pouvoir en violant la Loi fondamentale et en éradiquant l'opposition par des arrestations arbitraires, la torture et les opposants dont 250.000 personnes ont fuit le régime pour ne pas se faire assassiner.

Un fait demeure, le dictateur OBIANG NGUEMA MBASOGO dont les représentants se vautrent dans les sièges onusiens du Conseil de sécurité ou dans celui du Conseil exécutif ne respecte pas les conventions internationales ainsi qu'il l'a prouvé en tans que ministre des affaires étrangères en faisant déménager l'ambassade en France de la guinée équatoriale du boulevard de Courcelles à l'avenue FOCH sans l'autorisation préalable du Quai d'Orsay.

Mais le plus grave est ailleurs dans les actes commis par l'État qu'il représente qui sont le fruit de la dictature d'OBIANG :

- en faisant assassiner des représentants de l'opposition en exil comme il l'a fait à LONDRES avec le Président de l'opposition, Monsieur Salomon ABESO NDONG.

- en faisant kidnapper des opposants réfugiés politiques en Espagne et en Italie comme il vient de le faire pour :

- Francisco MICHA OBAMA, équato-guinéen, réfugié politique en Espagne
- Fulgencio OBIANG ESONO, équato-guinéen, réfugié politique en Italie, tous deux invités par des hommes d’affaires italiens à venir au TOGO, ils ont dès leur arrivée été arrêtés, séquestrés et mis dans un avion Falcon affrété par l’État équato-guinéen dans lequel se trouvait le ministre de la sécurité équato-guinéen, avec pour destination la prison de BLACK BEACH à MALABO.

et bien d'autres encore récemment encore au TOGO... et ce en toute impunité avec la bénédiction criminelle de ceux qui ont voté pour Monsieur Agapito MBA MOKU, dont il faut savoir que le Président OBIANG ne respecte même pas les décrets d'amnistie qu'il signe et qui sont destinés à lui donner une stature de démocrate pour cacher celle de criminel.

De telles actions violent tous les accords internationaux et notamment la Convention de l'ONU du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés, dite Convention de Genève et vise à entraver l'action de la justice française dans le cadre de l'affaire de la corruption transnationale du fils OBIANG, toutes choses qui doivent être dénoncées à l'ONU et auprès de la communauté internationale qui ne se reconnait plus dans le système des Nations-Unis.

Même les USA ont commencé ce mouvement de retrait qui est un désaveu sur le mode de fonctionnement actuel de l'ONU et de ses agences, en quittant le Conseil des Droits de l'Homme qui ne défend pas les peuples opprimés comme celui de la Guinée équatoriale et l'Accord sur le climat violé par la famille du président équato-guinéen qui s'est enrichi par la déforestation massive de la forêt équatoriale découverte grâce aux photos satellite, comme si la rente du pétrole dont ils ont abondamment profité à titre individuel n'avait pas suffit à la famille OBIANG, pendant que 80 pour cent de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.

Les ONG n'oublient pas que Monsieur AGAPITO MBA MOKUY a été celui qui a tenté d'instrumentaliser l'UNESCO en faisant créer pour son président le prix UNESCO OGIANG NGUEMA MBASOGO pour la recherche en sciences de la vie, retoqué devant la levée de boucliers et la pression internationale, en enlevant le nom du dictateur, permettant ainsi à Monsieur AGAPITO MBA MOKUY de remettre un chèque de 3 millions de dollars sur une banque offshore et une société offshore au lieu d'un chèque du Gouvernement.

Dans le même temps, il faut se souvenir que c'est au cours d'un Conseil des ministres qui s'est tenu le 11 mars 2016 et présidé en personne par le dictateur Obiang Nguema Mbasogo qu'il a été décidé sans la moindre difficulté que la Guinée équatoriale apporterait une aide financière à l'UNESCO estimée à 500.000 dollars.

Pendant ce temps là, en Guinée équatoriale l'école n'est pas gratuite contrairement à ce qui est inscrit dans la Loi Fondamentale que le Président a écrite de sa main, tandis que l'accès aux soins est inexistant pour la population qui n'a pas les moyens d'acheter les médicaments et par conséquent de se soigner pendant que des millions de dollars sont distribués pour faire croire à la générosité du dictateur et à son intérêt dans le domaine de la santé pendant que son peuple n'a pas les moyens d'accéder à la culture par l'école primaire qui est payante et aux soins aux prix inaccessibles, des missions essentielles oubliées qui ont permis grâce au rideau de fumée en matière de communication créé par ses conseillers pour dissimuler la vérité à coup de millions de dollars.

Non, ce n'est pas très beau ce qui vient de se passer à l'UNESCO, quand on sait que cet argent a été distribué au plus haut niveau on peut se demander jusqu'où on est allé dans ce domaine et quelles sont les compromis qui ont permis d'aboutir à un tel résultat qui défie l'entendement pour permettre à un représentant de la dictature d'un pays ou l'absence de démocratie est la règle absolue depuis 40 ans, de siéger en tant que président du Conseil exécutif de l'UNESCO.

Il est temps que ces Organisations se ressaisissent et fassent le ménage pour élire des représentants dignes de ce nom pour mettre en place de bonnes pratiques avec la transparence financière qui est nécessaire dans toutes les Institutions internationales censées oeuvrer pour les citoyens et le bienfait de l'humanité, dans ce sens il faut que  l'ONU soit autre chose que "ce gros machin" dénoncé déjà en son temps par le général de Gaulle mais redevienne un lieu permettant le développement réel de la culture, des sciences et de la communication et ce en toute transparence.

«C'est dans l'esprit des femmes et des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix » « L’éducation transforme les vies et elle est au cœur de la mission de l’UNESCO qui est de bâtir la paix, d'éradiquer la pauvreté et de promouvoir le développement durable », explique l’organisation qui a fait de l’instruction sa principale bataille.

Dans ce domaine, malgré la rente pétrolière, en Guinée équatoriale, tout reste à faire !

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