CONDAMNATION DU PRÉSIDENT OBIANG NGUEMA MBASOGO PAR LE TRIBUNAL CORRECTIONNEL À PARIS

Après la condamnation du fils OBIANG, c'est maintenant au tour du Président TEODORO OBIANG NGUEMA MBASOGO d'être condamné par le Tribunal Correctionnel de Paris pour avoir porté plainte contre SALOMON ABESO NDONG le président de la COALITION CORED qui dans un article de MEDIAPART l'accusait de multiples crimes pour se maintenir au pouvoir.

Depuis de nombreuses années OBIANG, pour l'état civil né le 5 juin 1942 à ACOACAN en guinée équatoriale fait et défait des régimes en Afrique en hébergeant ou en finançant le retour de dictateurs en exil pour reprendre en main les destinées de leur pays, cette implication qui est en fait un droit d'ingérence que s'autorise le mandataire équato guinéen a été dénoncé à partir d'un article publié dans MEDIAPART le 12 avril 2018.

voir l'article : https://blogs.mediapart.fr/abeso-ndong-salomon/blog/120418/obiang-finance-un-coup-detat-en-centrafrique-dejoue-par-lonu-et-lua

On reliera avec intérêt le compte rendu d'audience du 20 juin 2018, dite "à jour fixe" consacrée à l'examen de la plainte en diffamation devant le Tribunal correctionnel de PARIS qui s'est tenue devant une salle remplie d'Équato-guinéens, venus entendre les arguments qui ne pouvaient être que lamentables, développés par une robe noire défendant la dictature et tout ce qu'elle peut avoir d'abominable devant le Tribunal, pour tenter de faire bénir, par la justice française, les crimes, universellement connus, du dictateur OBIANG.

voir le compte rendu : https://blogs.mediapart.fr/abeso-ndong-salomon/blog/260618/obiang-compte-rendu-de-laudience-du-20-juin-2018-du-proce-s-en-diffamation

Pour mémoire, les faits reprochés par le dictateur sont les suivants :

  • 1er motif : financement de mercenaires qui auraient attaqué les forces de l’ONU pour réaliser un coup d’état en Centrafrique,
  • 2e motif : organisation de faux coups d’état en Guinée équatoriale,
  • 3e motif : OBIANG a enfreint les règles constitutionnelles,
  • 4e motif : OBIANG a contrevenu aux règles des élections de son pays,
  • 5e motif : OBIANG a commis des crimes à l’encontre des opposants politiques,
  • 6e motif : OBIANG est un adepte de l'anthropophagie.

Dans sa grande sagesse, la 17ème chambre civile du Tribunal correctionnel du Tribunal de grande instance de PARIS dans son jugement du 3 octobre 2018, vient de reconnaître comme étant non fondée la plainte du dictateur TEODORO OBIANG NGUEMA MBASOGO à l’encontre de l’auteur de l’article paru le 12 avril 2018 dans MÉDIAPART, par ailleurs Président de la COALITION CORED qui représente les 200.000 personnes qui ont fuit le régime pour ne pas se faire assassiner et les 310 martyrs du régime qui ont perdu la vie en voulant barrer la route au Président OBIANG dans sa marche folle vers le pouvoir absolu et ininterrompu depuis un demi-siècle dont 39 ans sans partage en tant que Président.

Grâce à Me Emmanuel MARSIGNY, avocat du Président OBIANG (mais aussi du fils TEODORO NGUEMA OBIANG MANGUE condamné récemment par le Tribunal correctionnel de Paris à des peines d’emprisonnement avec sursis) qui a "tenté d'instrumentaliser le Tribunal" comme l'a rappelé en conclusion dans sa plaidoirie Me Henri LECLERC appuyé dans ses analyses par Me Jean-Pierre SPITZNER avocat de la COALITION CORED, on aura pu mettre enfin sur la place publique ce que l’on peut dire mais surtout écrire du Président de la république de guinée-équatoriale, car les bases factuelles de ces affirmations existent et sont connues dans le monde entier par les médias et la lecture de la presse.

Au vu de ce jugement, on peut désormais affirmer sans risque de condamnation que :

- Teodoro OBIANG NGUEMA MBASOGO avait enfreint les règles de la Constitution à raison de la promotion de Téodoro OBIANG NGUEMA MANGUE, son fils, le 22 mai 2012, en tant que deuxième vice-président, fonction non prévue par la Constitution du pays ;

- Teodoro OBIANG NGUEMA MBASOGO avait contrevenu aux règles d'organisation des élections de son pays au vu des pièces du défendeur ;

- Teodoro OBIANG NGUEMA MBASOGO pouvait se voir reprocher "corruption et enrichissement personnel, biens mal acquis" au vu des pièces du défendeur ;

- Teodoro OBIANG NGUEMA MBASOGO pouvait se voir reprocher des "tortures, assassinats d' opposants, crimes contre l'humanité", au vu des pièces du défendeur ;

- Teodoro OBIANG NGUEMA MBASOGO pouvait se voir reprocher des faits de cannibalisme au vu des pièces du défendeur ;

- Teodoro OBIANG NGUEMA MBASOGO aurait financé un crime de guerre, consistant dans le financement d'une tentative de coup d'État passant par une attaque de la MINUSCA au vu des pièces ;

Ainsi, au vu de l’avalanche de pièces fournies au Tribunal, les critères de la bonne foi, au sens du droit de la presse qui ont été à la base de cet article, étaient réunis, de sorte que le tribunal n'avait pas à faire droit aux demandes du dictateur OBIANG, à savoir, de 500.000 euros à titre de dommages et intérêts en réparation du préjudice subi à raison des propos diffamatoires dont il est l'auteur et à lui verser la somme de 20.000 euros sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile, et d’ordonner la publication du jugement dans la presse.

Le Président OBIANG dont le régime est ruiné par la corruption au point de ne pas pouvoir payer régulièrement les fonctionnaires et qui a recruté près de 10.000 mercenaires étrangers pour lui permettre de se maintenir au pouvoir avait pensé empocher, mais aussi ruiner le président de la COALITION CORED et cette Association, lueur d'espoir du retour à la démocratie dans le pays, qui représente depuis l'exil la véritable opposition qu' OBIANG n’a pas osé inviter à la fausse table de dialogue qu’il avait inventé cette année pour faire croire au monde entier que son pays était en train d’évoluer vers un régime démocratique, ce qui est FAUX, ARCHI FAUX.

Ce jugement est une lueur d’espoir donné au peuple équato-guinéen qui sait désormais que les crimes du régime d’OBIANG NGUEMA MBASOGO, de sa famille et de son clan sont désormais connus du monde entier.

On lira dans le jugement rendu que l’auteur de l’article, au vu de ce qui précède, n’hésite pas à écrire que le président OBIANG «DOIT DEMISSIONNER [...] POUR LAISSER LA PLACE A UN VERITABLE REGIME PERMETTANT LE RETOUR DES 250000 PERSONNES QUI ONT FUIT LE REGIME POUR NE PAS SE FAIRE ASSASSINER COMME LES 310 ET CEUX QUI SONT ENCORE CACHÉS DANS LES CHARNIERS ».

Compte tenu de ce qui précède, à la veille du 12 Octobre qui symbolise la fin de la colonisation espagnole franquiste et le début de l’indépendance survenue en 1968, nous n’oublions pas la date du 3 août qui chaque année est celle du souvenir des 310 personnes assassinées par OBIANG pour lui permettre de se maintenir au pouvoir, nous n’oublions pas non plus que le dictateur OBIANG a pris le pouvoir en faisant assassiner son oncle le Président FRANCISCO MACIAS NGUEMA, aussi la COALITION CORED demande le départ immédiat du président OBIANG NGUEMA MBASOGO qui n’a pas tenu sa parole donnée devant les membres du corps diplomatique d’amnistier tous les prisonniers politiques et de les libérer et qu’il soit mis fin à la corruption qui a ruiné le pays, afin que la paix puisse régner dans la sous-région et qu'un régime démocratique puisse se mettre en place en république de Guinée-équatoriale avec tous ceux qui ont été écartés du pouvoir depuis un demi-siècle"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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