OBIANG CÉLÈBRE LE JOUR DES MORTS EN OUBLIANT LES 310 PERSONNES ASSASSINÉES

Obiang Nguema Mbasogo s'est rendu au cimetière municipal d'Ela Nguema pour participer aux célébrations de ce jour de la Toussaint. Le président a voulu commencer sa journée de travail du 2 novembre, jour de la fête des morts en se rendant au cimetière, sans la moindre phrase pour les 310 personnes qu'il a fait assassiner pour se maintenir au pouvoir.

 UNE CÉRÉMONIE PAS TRÈS CATHOLIQUE

Reçu par l'archevêque métropolitain de Malabo, Monseigneur Juan Nsue Edjang Maye ; madame la maire de la capitale, María Coloma Edjang Mbengono ; et d'autres maires des districts urbains, le président de la République est intervenu pour souligner la nécessité de se solidariser avec l'Église catholique, avec la famille des personnes décédées, ainsi qu'avec les défunts eux-mêmes en oubliant de parler des 310 personnes qu'il a fait assassiner pour se maintenir au pouvoir, le statut d'opposant en république de guinée équatoriale, étant synonyme de condamné à mort ou à une peine de prison.

D'ailleurs même à l'étranger, curieusement la vie des opposants est en danger, on l'a vu avec des assassinats commandités, comme cela a déjà été tenté pour Manuel TOMO MANGUE, et plus récemment encore avec l'Ambassade de la Guinée équatoriale d'Espagne qui avait préparé l'arrivée d'un Équato-guinéen en mission spéciale portant le nom de Deogracias NDONG alias Macho ROBIN, qui a recruté des tueurs marocains investis d'un "plan sur la tête des opposants que nous sommes", à savoir : Salomon ABESO NDONG, Filiberto MABALE, Bienvenido NDONG, Martin OBIANG, Ruben Clemente ENGONGA, Luis ACOGA, Feliciano ENDJANG, Francisco MICHA, Faustino ONDO, Antonio NSUE, Armengol ENGONGA, Anselmo NVO, Severo MOTO, à la demande du père et du fils OBIANG lesquels ont été repérés et n'ont pas pu mettre à exécution leur projet dont le repaire était situé Appartement Compostela Suites - 4 rue Zambrana - 28022 MADRID.

On l'a vu aussi le jeudi 4 octobre 2018, vers 22 heures un déluge de feu délivré par les armes de deux hommes masqués à moto s'est abattu sur SALOMON ABESO NDONG, Président de la COALITION CORED ainsi que sur les membres de sa famille qui étaient avec lui devant sa maison, une action criminelle intervenue dès le lendemain de la condamnation du Président TEODORO OBIANG NGUEMA MBASOGO prononcée par la 17ème chambre du Tribunal correctionnel de Paris, (n° RG 18-06847 - N° Portalis 352J-W-B7C-CNCW3),  à verser la somme de 5.000 euros à SALOMON ABESO NDONG qui sur la base d'informations factuelles parues dans la presse, mais aussi en provenance des réseaux d'informateurs qui le renseignent en permanence, avait affirmé dans MEDIAPART puis devant le tribunal, avec l'aide de ses avocats que le mandataire équato-guinéen entre autres choses particulièrement graves sur lesquelles nous reviendrons, pouvait se voir reprocher des "tortures, assassinats d' opposants, crimes contre l'humanité", une enquête est en cours, mais on devine déjà la réaction du dictateur sanguinaire qui dirige son pays d'une main de fer ensanglantée et qui est prêt à tout pour éradiquer l'opposition dans son pays et à l'étranger comme il l'a prouvé à de multiples reprises...

La dernière illustration de ce qui précède concerne le cas de la tentative d'assassinat d'un défenseur des droits de l'homme alors que c'était son frère qui était visé ce qui ne fait qu'augmenter le discrédit d'un régime à bout de souffle et qui cherche par tous les moyens à maintenir en place un régime de dictature en éliminant tous ceux qui dénoncent le régime, l'absence de démocratie, l'enrichissement des dirigeants pas la corruption, les inégalités criantes, l'absence de liberté de la presse, le maintien en détention des prisonniers politiques, les faux procès, etc.

Dans la continuité de la cérémonie funéraire, ensuite, Nsue Edjang a dit une messe solennelle pour les défunts en oubliant également :

  • Le Père Jorge BITA CAECO, prêtre catholique assassiné en mai 2011, figurant sur la liste des 310 personnes assassinées pour permettre au Régime d'OBIANG NGUEMA MBASOGO de se maintenir au pouvoir et qui figure dans la liste sous le numéro 187.
  • Le révérend père Leon MBA NKOGO, évêque de la paroisse Enrique NVO à Bata, figurant sur la liste des 310 personnes assassinées pour permettre au Régime d'OBIANG NGUEMA MBASOGO de se maintenir au pouvoir et qui figure dans la liste sous le numéro 198.

Le crime de ces hommes d'Église était d'avoir tenu des discours dans leur Église, lors de la messe du dimanche, incitant les paroissiens et le peuple à prendre conscience de ce qui se passait en Guinée équatoriale, pays dans lequel la corruption d'OBIANG NGUEMA MBASOGO, de sa famille et de son clan est arrivée au paroxysme, à un point insupportable.

Les discours de ces prêtres dans leur Église ont été interprétés par le dictateur d'OBIANG NGUEMA MBASOGO comme une menace pour lui barrer la route et de lui nuire dans sa soif de rester éternellement au pouvoir avec sa famille et son clan. OBIANG a préféré faire exécuter ces hommes d’Église qui lui faisaient de l'ombre et réveillaient en lui la peur de ne pas être réélu par la dénonciation de la corruption qui entraînait la misère du peuple pendant qu'il s'enrichissait avec sa famille et son clan.

Comme DAESH le dictateur OBIANG NGUEMA MBASOGO a fait exécuter des hommes d'Église pour se maintenir au pouvoir et les cadeaux qu'il essaie de faire aujourd'hui aux membres de l'Église ont pour seul but d'étouffer le scandale que constitue l'assassinat d'hommes d'Église et dont d'OBIANG NGUEMA MBASOGO devra rendre compte devant la Justice des hommes, mais aussi devant celle de Dieu et ce n'est pas en flirtant avec l'Église ou en serrant la main du pape qu'il pourra se faire pardonner.

Bien sur, à l'occasion de ces cérémonies, pas la moindre trace d'un regret ou d'un acte de repentance chez OBIANG pour qui tout est permis afin qu'il reste au pouvoir avec sa famille et son clan, y compris en achetant les services d'une presse aveugle et en finançant des sites internet à l'étranger pour justifier les crimes commis en république de guinée équatoriale.

Malédiction à celui qui a commandité cela pour couvrir ses crimes et à ceux qui couvrent ces crimes, car, comme le dit le proverbe :

"Il ne l'emportera pas au paradis".

 

 

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