FETE DE DEUIL DU 3 AOUT EN GUINÉE EQUATORIALE : 2 PRETRES ASSASSINÉS ET 310 VICTIMES

GUINÉE ÉQUATORIALE : 3 AOUT - JOURNÉE DE DEUIL NATIONAL DU 3 AOUT 1979 QUI COMMÉMORE LES 310 ASSASSINATS DONT DEUX HOMMES D'EGLISE COMMIS PAR LE RÉGIME EQUATO GUINÉEN ET NON PAS UNE FETE JOYEUSE COMME LE PRÉTEND LE PRÉSIDENT NON RECONNU PAR L'OPPOSITION OBIANG NGUEMA MBASOGO.

POUR LA JOURNÉE DE DEUIL NATIONAL DU 3 AOUT 1979 QUI COMMÉMORE LES 310 ASSASSINATS DONT DEUX HOMMES D'EGLISE COMMIS PAR LE RÉGIME EQUATO GUINÉEN

Le pouvoir en place en guinée équatoriale est illégitime.

Le Président OBIANG NGUEMA MBASOGO dont l’élection est contestée par l’opposition, en raison du fait qu’il a violé la Constitution en se présentant au delà de deux mandats, et que certains bureaux de vote comportaient plus de votants que d’inscrits, a fêté ce 3 août son accession au pouvoir qui s’est effectuée le 3 août 1979 par l’exécution de son oncle par des militaires marocains, les soldats équato-guinéens ayant refusé après un simulacre de jugement de faire partie d’un peloton d’exécution.

Pour le dictateur et son régime en guinée équatoriale, c'est un jour férié et de festivité et pour la population et l'opposition en général, nous considérons cette journée comme jour de deuil national, raison pour laquelle notre devoir de mémoire se porte sur la liste des 310 personnes assassinées auquel s'ajoute pendant les 37 ans d'oppression fait d' injustice, de tortures, de séquestrations, de détentions arbitraires, d' exécutions, d'assassinats sélectifs portant le nom de génocide, le tout dans la corruption au plus haut sommet de l'état, etc. pour se maintenir au pouvoir.

 

De plus, le président OBIANG, comme Daesh a fait assassiner des hommes d'église pour conquérir le pouvoir.

 

En FRANCE l'assassinat d'un prêtre qui vient d'être commis a entrainé une indignation internationale.

 

Nos démocraties ne peuvent pas tolérer que l'on assassine des hommes d'église.

 

 

Pourtant des assassinats d'hommes d'église ont été commis en guinée équatoriale...

 

 

Souvenons nous de cette date du 3 août qui commémore l'assassinat de l'oncle d'OBIANG NGUEMA MBASO qu'il a fait exécuter pour prendre le pouvoir, comme il l'a fait pour :

 

 

- le Père JORGE BITA CAECO, prêtre catholique assassiné en mai 2011, 
figurant sur la liste des 310 personnes assassinées pour permettre au régime d'OBIANG de se maintenir au pouvoir et qui figure dans la liste sous le numéro 187,

 

 

- le Révérend Père LEON MBA NKOGO, évêque de la paroisse ENRIQUE NVO à BATA, 
figurant sur la liste des 310 personnes assassinées pour permettre au régime d'OBIANG de se maintenir au pouvoir et qui figure dans la liste sous le numéro 198.

 

 

Le crime de ces hommes d'église était d'avoir tenu des discours dans leur église, lors de la messe du dimanche incitant les paroissiens et le peuple à prendre conscience de ce qui se passait en guinée équatoriale, pays dans lequel la corruption d'OBIANG, de sa famille et de son clan est arrivée à un point insupportable.

 

 

Les discours de ces prêtres dans leur église ont été interprétés par le dictateur OBIANG, comme une menace pour lui barrer la route et lui permettre de rester éternellement au pouvoir avec sa famille et son clan.

 

OBIANG a préféré faire exécuter ces hommes d’église qui lui faisaient de l'ombre et réveillait en lui la peur de ne pas être réélu par la dénonciation de la corruption qui entrainait la misère du peuple pendant qu'il s'enrichissait avec sa famille et son clan.

 

Comme Daesh,  OBIANG est un assassin qui a fait exécuter des hommes d'église pour se maintenir au pouvoir et les cadeaux qu'il essaie de faire aujourd'hui aux membres de l'église ont pour seul but d'étouffer le scandale que constitue l'assassinat d'hommes d'église et dont OBIANG devra rendre compte devant la justice des hommes, voire internationale, mais aussi devant la justice divine.

 

 

Seule une véritable alternative démocratique rassemblant l’ensemble des partis politiques y compris les opposants en exil pourra ramener la paix sociale et la répartition des richesses avec une véritable politique sanitaire et d’habitat social au profit de la population et non pas de ceux qui sont au pouvoir.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

L'auteur a choisi de fermer cet article aux commentaires.