OBIANG CONTINUE À FAIRE EMPRISONNER DES JOURNALISTES

Deux journalistes d'une chaîne de télévision privée de Guinée équatoriale appartenant au fils du président OBIANG, à savoir TEODORO NGUEMA OBIANG MANGUE, non seulement vice-président, mais aussi général, lequel dans sa toute puissance les a fait mettre en détention depuis huit jours au commissariat central de BATA, capitale économique du pays.

NOUVELLE HONTE POUR LE RÉGIME DU DICTATEUR OBIANG.

capture-d-e-cran-2019-09-05-a-23-33-57

UNE NOUVELLE HONTE POUR LE RÉGIME DU DICTATEUR OBIANG, MAIS ÉGALEMENT POUR SON FILS ET POUR LE MINISTRE DE L'INFORMATION, DE LA PRESSE ET DE LA TÉLÉVISION, PORTE PAROLE DU GOUVERNEMENT : M. EUGENIO NZE OBIANG.ET QUI EST TOUJOURS TRÈS SILENCIEUX LORSQU'ON L'ACCUSE DE PORTER DES FAUSSES NOUVELLES ET DES CONTRE VÉRITÉS À L'APPUI DESQUELS IL APPORTE DES EXPLICATIONS QUI SONT CELLES D'UN MILITANT AVEUGLE ET QUI NE REGARDE PAS CE QUI SE PASSE AUTOUR DE LUI EN GUINÉE ÉQUATORIALE ET ENCORE MOINS DANS LE MONDE ENTIER.

M. EUGENIO NZE OBIANG EST UN SPÉCIALISTE DE LA DISSIMULATION DES CRIMES D' OBIANG, MALHEUREUSEMENT POUR LUI LA VÉRITÉ FINIT TOUJOURS PAR ÉCLATER AU GRAND JOUR EN VOICI DE NOUVELLES PREUVES...

APRÈS LE KIDNAPPING DE DEUX MEMBRES PARTIES CIVILES QUI DOIVENT TÉMOIGNER EN FRANCE DANS LE PROCÈS DES BIENS MAL ACQUIS CONTRE LE  FILS OBIANG, VOICI QUE L'ON APPREND QUE DEUX JOURNALISTES SONT EN PRISON EN GUINÉE ÉQUATORIALE DEPUIS UNE SEMAINE...

Tout cela suite à la suspension d'un juge qui reprochait à sa hiérarchie de n'avoir que des instructions orales et jamais écrites, lesquelles allant de surcroit à l'encontre des règles écrites et des textes..., le tout n'allant pas dans le sens de l'équité et de la justice... 

Poursuivant leur travail de journaliste dans un pays ou la liberté de la presse est bâillonnée depuis 40 ans, voici que deux journalistes courageux, MM MELANIO NKOGO et RUBEN DARIO BACALE, n'ont pas hésité à faire leur travail correctement - n'en déplaise au fils OBIANG et à son ministre de la désinformation - en réalisant une interview du juge du tribunal d'instruction de BATA, M NAZARIO OYONO, qui avait été suspendu de ses fonctions quelques jours auparavant.

Bien sur, ce ne fut pas en raison de sa prise de position contre sa hiérarchie, mais pour une belle histoire inventée de toutes pièces quand on veut se débarrasser de quelqu'un en guinée équatoriale, on lui colle une histoire de détournement, d'escroquerie, de viol ou de trafic de devises, et dans ce domaine on peut affirmer que l'imagination des nervis du pouvoir est sans limite...

On l'a vu encore dans une affaire de presse avec le caricaturiste, dessinateur de Guinée équatoriale RAMON ESONO EBALÉ - alias "Jamon y Queso" - connu pour ses bandes dessinées critiques du président TEODORO OBIANG NGUEMA MANGUE et qui a fait l'objet d'une arrestation pour "blanchiment d'argent et usage de faux", après la découverte chez lui d'un million de francs CFA en faux billets (environ 1.500 euros). Sauf qu'il fut libéré 5 mois après que la pression internationale fasse son effet et que la justice - ou plutôt l'injustice en guinée équatoriale - libère le dessinateur après plus de 150 jours de prison pour manque de preuve.

Dans sa grande mesquinerie le pouvoir d'OBIANG qui lui avait confisqué son passeport a fait les pires difficultés pour lui restituer.

Voici maintenant la version des faits concernant l'arrestation des 2 journalistes avec les justifications acrobatiques d'un pouvoir aux abois :

"Selon RAUL OBIANG, le chef du service d'information de la chaîne ASONGA TV qui s'est rendu au commissariat de Bata, le directeur adjoint de la sécurité lui a affirmé que ses journalistes étaient détenus parce qu'ils «ont fait un travail qu'ils ne devaient pas faire». La nature exacte des faits reprochés aux deux journalistes, MELANIO NKOGO et RUBEN DARIO BACALE, n'a pas été précisée par la police, a ajouté RAUL OBIANG. Le week-end précédant leur arrestation mardi 27 août, Asonga TV avait diffusé une interview réalisée par les deux journalistes avec un juge du tribunal d'instruction de BATA, NAZARIO OYONO, qui avait été suspendu de ses fonctions quelques jours auparavant. NAZARIO OYONO a été suspendu pour «irrégularité» le 21 août par le président de la Cour suprême, DAVID NGUEMA OBIANG, alors que les deux magistrats s'accusent mutuellement d'avoir empêché la tenue d'un procès pour détournement de fonds".

Reporters sans frontières (RSF) demande la libération de deux journalistes équato-guinéens, arbitrairement détenus depuis huit jours, peu après avoir réalisé une interview d’un juge récemment démis de ses fonctions.

MELANIO NKOGO et RUBEN BACALE, journalistes pour la télévision privée ASONGA, sont en détention depuis mardi 27 août au commissariat central de Bata, principale ville et capitale économique de la Guinée équatoriale. Ni la police, ni les autorités n’ont pour l’instant communiqué sur le motif de ces arrestations. Selon les informations recueillies par RSF, il pourrait être reproché aux deux hommes d'avoir réalisé une interview d’un juge du tribunal d'instruction de Bata critiquant la suspension dont il avait fait l’objet quelques jours plus tôt par le président de la Cour suprême.

La chaîne ASONGA est le seul média audiovisuel privé du pays mais il reste étroitement contrôlé par le pouvoir puisqu’il appartient à TEODORO OBIANG NGUEMA MANGUE vice-président de la République et fils du président TEODORO OBIANG NGUEMA au pouvoir depuis 40 ans.

“Le délai légal de garde à vue a été largement dépassé et plus rien ne justifie que ces deux journalistes soient maintenus en détention alors qu’ils n’ont fait que leur métier", estime ARNAUD FROGER, responsable du bureau Afrique de RSF. Ces arrestations confirment l’extrême vulnérabilité des journalistes équato-guinéens, exposés aux pires méthodes d’intimidation au moindre écart avec la ligne défendue par le pouvoir ou ceux qui gravitent autour. Nous appelons les autorités à remettre ces journalistes en liberté sans délai”.

L’année dernière, RAMON NSE EBALÉ, connu pour ses dessins critiques du président, était resté en prison pendant près de 6 mois après un dossier monté de toutes pièces contre lui. C'EST LA RAISON POUR LAQUELLE ILS SONT DÉSORMAIS PUBLIÉS SUR TOUS LES RÉSEAUX SOCIAUX AFIN DE DÉNONCER LE MACHIAVÉLISME PRÉSIDENTIEL...

AVEC CE NOUVEL ACTE ANTI DÉMOCRATIQUE, LE PAYS VA RECULER DE QUELQUES PLACES - QUELLE HONTE !

Pour Reporters sans frontières, qui appelle les autorités à libérer les deux journalistes, «cela illustre l'extrême vulnérabilité des journalistes» équato-guinéens «qui craignent pour leur liberté», a affirmé ARNAUD FROGER, responsable du bureau Afrique de l'ONG. Il souligne que la Guinée équatoriale est 165ème pays sur 180 en matière de liberté de la presse selon le classement mondial établi par son ONG, et rappelle le cas de RAMON NSE ESONO EBALÉ, caricaturiste emprisonné pendant cinq mois et libéré début mars 2018. La radio télévision ASONGA, unique média audiovisuel privé de ce petit pays d'Afrique centrale, est la propriété du vice-président de la République Teodorin Nguema Obiang par ailleurs fils et dauphin de son père, le président TEODORO OBIANG NGUEMA au pouvoir en Guinée équatoriale depuis 40 ans.

Souvenons nous aussi de l'hebdomadaire équato-guinéen "EBANO" retiré des kiosques et dont les stocks restants brulés.

C'était une décision du ministère de l'Information à la suite de la publication dans ce journal pro-gouvernement d'une interview dénonçant la censure et l'absence de protection des journalistes de ce pays d'Afrique centrale.

Le journal 'EBANO" a en fait publié l'interview du journaliste indépendant SAMUEL OBIANG MBANA, correspondant de plusieurs médias internationaux en Guinée équatoriale.

"La presse nationale est en prison, il y a beaucoup de censure et c'est très mauvais pour la profession", avait affirmé le journaliste dans cet entretien intitulé "les journalistes de Guinée équatoriale sont sans protection".

En avril 2017, ALFREDO OKENVE NDOHO, vice-président du Centre des études et initiatives pour le développement de la Guinée équatoriale (CEID-GE), une ONG de défense des droits humain, dirigée par l'un des leaders de la société civile avait été arrêté et détenu plusieurs jours pour avoir célébré les 20 ans de son ONG. Il avait été libéré après versement d'une caution. Fin octobre 2018 en banlieue de BATA, la capitale économique où il a sa résidence, ALFREDO OKENVE NDOHO avait été roué de coups par des hommes non identifiés, et abandonné dans un terrain vague. Parti se faire soigner à Madrid, le défenseur des droits de l'homme était revenu au pays en février 2019 pour recevoir le "Prix franco-allemand des droits de l'Homme et de l'État de droit", qui devait lui être remis par les ambassadeurs de France et d'Allemagne au cours d'une cérémonie à l'Institut français. Mais l'événement avait été annulé, après une intervention du gouvernement équato-guinéen auprès des représentations diplomatiques.Il avait ensuite été empêché de prendre l'avion pour l'Espagne,

Plus récemment, en février 2019, Amnesty International a attiré l’attention des observateurs internationaux sur le fait que les autorités n’ont pas respecté et mis en œuvre l’engagement qu’elles avaient pris de veiller au respect du droit des défenseurs des droits humains, des militants et des journalistes de travailler dans un environnement sans actes d’intimidation, sans harcèlement, sans violence et sans arrestations arbitraires.

Une nouvelle preuve vient de nous être donnée.

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

L'auteur a choisi de fermer cet article aux commentaires.