SCOOP : LA CORED APPORTE LES PREUVES DU TÉMOIGNAGE MENSONGER DE SIMON FRANCIS MANN

BIENS MAL ACQUIS - LE SEUL ET UNIQUE TÉMOIN FOURNI PAR LES 3 AVOCATS DE LA DÉFENSE DU FILS OBIANG A FAIT UN FAUX TÉMOIGNAGE À LA BARRE DU TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE PARIS le 26 JUIN 2017.

LA CORED APPORTE LES PREUVES DU TÉMOIGNAGE MENSONGER DE M. SIMON FRANCIS MANN - témoin de TEODORO NGUEMA OBIANG MANGUE dans l'affaire des biens mal acquis - lors de l'audience du Tribunal correctionnel de Paris en date du 26 juin 2017.

L'affaire est très grave et pour le témoin, mais aussi pour les 3 avocats qui ont présenté devant la justice un faux témoin, grave aussi pour le fils OBIANG, TEODORO NGUEMA OBIANG MANGUE qui croyait pouvoir s'abriter derrière ce faux témoin afin de transformer le procès correctionnel d'un voyou de la kleptocratie équato-guinéenne en procès politique.

Ne parlons pas des méthodes employées par les 3 robes noires recrutées par le fils OBIANG pour tenter de le faire passer pour un premier communiant, déjà au mois d'Octobre dernier, lors de l'audience de la mise en état ces 3 avocats étaient absents et n'avaient pas donné de leurs nouvelles et n'avaient même pas trouvé un stagiaire à l'intérieur de leurs cabinets respectifs pour être présent et s'excuser de leur absence lors de cette première audience.

Dès la première audience du tribunal correctionnel du mois de janvier 2017, Me Emmanuel MARSIGNY ne se sentant plus dans ses envolées lyriques nous avait annoncé une bonne dizaine de témoins pour soutenir leur client empêtré dans l'affaire des biens mal acquis, et l'on allait voir ce que l'on allait voir avec des audits, des responsables de l'administration, des chefs d'entreprise et des banquiers qui vont nous prouver que tout est blanc bleu, etc, etc...

Le tribunal dans sa grande compréhension et afin de permettre à la défense d'user des moyens que la justice permet en pareille circonstance pour auditionner de nombreux témoins a étalé les audiences sur plusieurs semaines en juin et juillet 2017 pour entendre ces précieux témoignages qui devaient permettre au fils OBIANG de se tirer d'affaire et de montrer au monde entier que l'on avait à faire à un honnête homme aimé par son peuple, etc, etc....

Les 3 robes noires avaient fait tout ce qu'il faut pour fournir un témoin valable et pertinent : Me Emmanuel MARSIGNY repreneur du dossier OBIANG Junior initié au cabinet d'Olivier METZNER, Me Thierry MAREMBERT, et le folklorique Me Sergio Esono ABESO TOMO, ex président de la Cour constitutionnelle au service du dictateur OBIANG  mais relégué ensuite comme simple avocat dans la province équato-guinéenne de BIOKO, avec de temps à autre le passage furtif de Me Jean-Charles TCHIKAYA avocat de la guinée-équatoriale et oeil de MOSCOU du ministre de la Justice et du Président OBIANG...,le tout sous l'oeil avisé de l'Ambassadeur de la République de Guinée équatoriale installé maintenant dans l'immeuble de l'avenue FOCH saisi par la justice et qui découvrait le lieu avec les employés de l'Ambassade en mission pour cette occasion qui ont pu entendre les reproches faites au fils du Président qui déshonore son pays par un comportement de playboy qui jette l'argent par les fenêtres alors que le peuple vit dans la misère.

Ces défenseurs ont eu en face d'eux Me William BOURDON, mais aussi et surtout les victimes de ces agissements du kleptocrate OBIANG junior à savoir des équato-guinéens victimes physiquement ou ruinés par la dictature familiale d'OBIANG représentés par Me Jean-Pierre SPITZER qui se sont constitués partie civile dans l'affaire des biens mal acquis, la CORED, coalition pour la restauration d'un état démocratique, représentant 19 partis politiques et associations en exil dont les représentants ont dû fuir la guinée équatoriale pour pouvoir rester en vie.

Dans ce procès, les avocats de la défense se faisaient fort depuis presque un an de citer une dizaine de témoins pour venir soutenir leurs arguments qui s'appuieraient uniquement sur des principes de droit à l'exclusion de tout argument politique. Or aucun témoin équato-guinéen n'a voulu soutenir le prévenu en raison de la peur de faire un faux témoignage et d'en subir sur place les conséquences.

Alors que la défense ne voulait pas que ce procès puisse être politique, nous n'avons pas compris les raisons pour lesquelles elle s'est rabattue avec un grand tapage médiatique sur M. SIMON FRANCIS MANN.

Celui-ci, après avoir prêté serment lors de l'audience du 26 juin 2017, conformément aux dispositions de l'article 446 du code de procédure pénale, a oublié au début de sa déposition d'indiquer  au tribunal ce que nous avons appris à la fin de sa déposition, à savoir qu'il était en relation avec M. OBIANG "pour l'aider..." notamment en "poursuivant les opposants" et qu'en fait, autrement dit il est venu devant le tribunal dans le cadre de cette mission.


Plus grave encore, au cours de son audition, afin de discréditer les parties civiles, il a affirmé que l'un des membres de la CORED, en l'occurence M. SEVERO MOTO NSA qui est Président du PPGE (Partido del Progreso de Guinea Ecuatorial) était protégé par M. Elie KALIL, puis plus tard il a affirmé avoir informé le Président de la république de guinée équatoriale que des personnes voulaient le destituer, dont notamment M. Elie KALIL.

Toutes ces affirmations contenues dans ce seul témoignage ont été préparées avec soin par les trois avocats qui ont eu largement le temps de choisir leur témoin, de l'auditionner, de vérifier ses dires comme ils ont su le faire pour les témoins de la partie civile, tout ceci avec méthode et surtout avec l'aide des 3 avocats de la défense pour discréditer l'action de la CORED par un témoignage mensonger fait dans l'enceinte d'un tribunal par le seul et unique témoin qu'ils ont réussi à trouver et qui a menti devant le tribunal correctionnel après avoir prêté serment.

De surcroit, comme si cela ne suffisait pas, M. SIMON FRANCIS MANN s'est fait accompagner d'une personne venue par inadvertance troubler l'audience et qui a réussi à créer deux incidents et à se faire expulser par deux fois par la Présidente du tribunal.

Or, et c'est un SCOOP, la CORED vient d'avoir connaissance que M. SIMON FRANCIS MANN a fait une déclaration sous serment  le 23 avril 2014, dans un cabinet d'avocats à Londres dans laquelle il exonère M. ELY CALIL qu'il a accusé devant le Tribunal Correctionnel lors de l'audience du 26 juin 2017, d'avoir financé le coup d'Etat dans les termes suivants :

" Je nie toutes les accusations de mes amis et connaissances tels que Sir Mark Thatcher ou Ely Calil selon lesquelles ils auraient conspiré avec moi afin d'exercer des activités visant à causer, assister, instiguer, participer ou, de quelque autre façon que ce soit, conspirer en vue de causer un renversement militaire violent du Gouvernement de la Guinée-équatoriale. Je maintiens qu'il n'y a pas eu de complot, d'entente ou de conspiration visant à perpétrer ce crime."

Compte tenu de ce qui précède, nous sommes stupéfaits du faux témoignage fait délibérément devant le tribunal correctionnel par un faux témoin présenté par 3 avocats qui se sont mis au service de la dictature de la famille OBIANG et qui ont voulu détourner l'attention du tribunal et discréditer l'action des parties civiles dont les témoins ont subi de la part de la défense une étude poussée des avocats sur leur vie, leur passé, comme ce fut le cas pour M. Roberto BERARDI accusé d'escroquerie par les avocats pour exonérer le fils OBIANG, alors que ce témoin avait donné bénévolement sa caution à un chef d'entreprise lequel avait eu ensuite des difficultés financières pour lesquelles M. Roberto BERARDI n'avait rien à voir.

Nous pensons que le faux témoignage fait par M. SIMON FRANCIS MANN, en tant que seul et unique témoin de la défense est une insulte envers le tribunal correctionnel français qui devait juger sur la base des faits et des témoignages la gravité de ce qui est reproché au fils OBIANG.

De plus, M. SIMON FRANCIS MANN a répondu à des interviews qui ont faussé dans la presse l'appréciation du procès pénal pour le transformer en procès politique.

Nous avons là sous les yeux ce qui est impensable dans l'enceinte d'un tribunal, ou les 3 avocats de la défense que l'on ne peut plus regarder désormais comme des défenseurs de l'accusé mais des hommes qui se sont mis au service de la dictature pour la faire triompher par tous les moyens y compris par le mensonge dont ils se sont fait dans cette affaire une spécialité.

Ces 3 avocats que l'on pensait insoupçonnable d'une chose pareille nous ont servi ce qu'il était impossible d'imaginer de leur part : la présentation d'un seul et unique témoin porteur de mensonges pour tromper et abuser le tribunal correctionnel de PARIS.

De tels faits dont on peut dire qu'ils ressemblent à ce que peut faire une bande organisée pour tromper le tribunal correctionnel de PARIS ne peuvent rester impunis, raisons pour lesquelles la CORED rend publique la déclaration sous serment faite par M. SIMON FRANCIS MANN ainsi que la traduction faite par un expert traducteur assermenté pour donner à cette affaire toutes les suites qu'elle est susceptible de comporter sur le plan médiatique et juridique.

SALOMON ABESO NDONG

Président de la CORED Coalition pour la restauration d'un état démocratique en république de Guinée équatoriale

 

pj : DÉCLARATION DE M. SIMON FRANCIS MANN et traduction de la Déclaration sous serment :

Je soussigné, Simon Francis Mann, passeport britannique n° 210248260, (demeurant à Kingfishers, Normandy Lane, Lymington, Hampshire S041 8AE), déclare sur l'honneur que :

  1. Ma seule déclaration authentique et libre concernant les allégations de la République de Guinée Equatoriale est ma déclaration sous serment faite le 9 décembre 2004, confirmant la déclaration « après mise en garde» faite le 15 mars 2004 en présence de mes avocats, conjointement au Chief Superintendent Madzinga et aux policiers du Zimbabwe (une copie de ces documents est jointe au présent document et ils font partie du présent document **) ;
  2. Toutes autres déclarations, déclarations sous serment ou documents dans la présente affaire ont été signés sous la contrainte et/ ou après des jours de torture, et sont par conséquent substantiellement faux ;
  3. Je nie toutes les accusations de mes amis et connaissances tels que Sir Mark Thatcher ou Ely Calil selon lesquelles ils auraient conspiré avec moi afin d'exercer des activités visant à causer, assister, instiguer, participer ou, de quelque autre façon que ce soit, conspirer en vue de causer un renversement militaire violent du Gouvernement de la Guinée Je maintiens qu'il n'y a pas eu de complot, d'entente ou de conspiration visant à perpétrer ce crime.

JE JURE QUE LES DECLARATIONS Cl-DESSUS SONT SINCÈRES ET EXACTES ET QUE LA PRÉSENTE DÉCLARATION SOUS SERMENT EST FAITE EN L'ABSENCE DE TOUTES PRESSIONS OU PROMESSES D'AVANTAGES MATERIELS.

Deux signatures illisibles

Juré en le cabinet de Maître James Cook, avocat William Sturges LLP Burwood House

14-16 Caxton Street Londres SW1H0QY Le 23 avril 2014

DECLARATION DE SIMON FRANCIS MANN LE 23 04 2014 FAITE À LONDRES AU CABINET DE Me James Cook, avocat DECLARATION DE SIMON FRANCIS MANN LE 23 04 2014 FAITE À LONDRES AU CABINET DE Me James Cook, avocat

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