DEMANDE D'ENQUETE À L'ONU SUR LES CRIMES COMMIS PAR LE RÉGIME D'OBIANG NGUEMA MBASOGO

Teodoro OBIANG NGUEMA MBASOGO, Chef de l’État équato-guinéen dont le pays siège au Conseil de Sécurité de l’ONU a pris le pouvoir par les armes lors d’un coup d’état et pratique depuis le génocide des opposants par la torture et les assassinats, qui constituent des crimes contre l’Humanité, raisons pour lesquelles l’ONU doit enquêter à ce sujet pour le sanctionner si ces pratiques sont avérées.

DÉCLARATION DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L'ONU DÉCLARATION DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L'ONU

Le mandataire actuel de la République de la Guinée équatoriale a organisé un coup d’état pour arriver au pouvoir par les armes, le 3 août 1979, qui a fait 600 morts, enterrés à la hâte dans des fosses communes. Il avait pris le pouvoir en renversant son oncle, Francisco Macias NGUEMA, qui avait été élu démocratiquement lors de l’Indépendance, accordée par les espagnols en octobre 1968 et fut exécuté aux termes d’un procès expéditif, qualifié de "non équitable" par la troupe marocaine, puisque les soldats équato-guinéens, requis pour cette tâche, avaient refusé.

Depuis lors, c’est une succession de mercenaires étrangers qui se sont succédés dont 10.000 mercenaires sont toujours en place pour aider le Président actuel à se maintenir au pouvoir, celui-ci n’ayant aucune confiance dans sa propre armée équato-guinéenne depuis le refus de celle-ci d’exécuter son oncle Macias NGUEMA.

tableau-des-mercenaires

Depuis lors il n’a eu de cesse à vouloir éradiquer pour ne pas dire exterminer l’opposition comme il le fait depuis 39 ans avec 310 assassinats d’opposants au compteur, pratiqués dans le pays ou même en exil (affaire Manuel MOTO TOMO et  PEDRO TOMO MANGUE) afin de se maintenir au pouvoir sans partage.

Une douzaine de tentatives de déstabilisation, qualifiées de coups d’état, ont servi de prétexte au dictateur pour se débarrasser de tous ceux qui pouvaient lui faire de l'ombre.

La présence du mandataire perpétuel équato-guinéen ayant commis des crimes contre l'humanité, qui est actuellement présent au Conseil de Sécurité de l’ONU, déshonore cette Institution tant que la Guinée équatoriale sera représentée par Teodoro OBIANG NGEMA MBASOGO dont le pays siège au sein de ce Conseil, puisque ce chef d’état pratique encore aujourd’hui dans son pays la torture et les assassinats des opposants pour se maintenir au pouvoir depuis 39 ans, ce qui a été qualifié de « crimes contre l’humanité » par le Secrétaire général de l’ONU

Celui-ci règne par la terreur en continuant à persécuter systématiquement l'opposition en Guinée équatoriale et même à l'étranger comme ce fut le cas avec la tentative contre Pedro TOMO MANGUE où il n'a pas hésité à faire assassiner des opposants en Espagne, ce qui prouve si besoin était que Teodoro OBIANG NGEMA MBASOGO veut éradiquer toute opposition même la plus insignifiante ou la plus éloignée, avec une détermination sans faille qu'il convient de mettre à néant.

Ce dictateur doit être jugé pour ses crimes, qu’il s’agisse de tortures ou d’assassinats d’opposants, d’enrichissement personnel par la corruption pour son profit, sa famille, etc. De plus, il faut pas oublier que :

  • 250.000 Équato-guinéens ont fuit le pays pour aller se réfugier à l'étranger.
  • Plus de 310 personnes ont été assassinées pour permettre au dictateur Teodoro OBIANG NGUEMA MBASOGO de se maintenir au pouvoir, auxquels s'ajoutent de nombreux disparus, jetés d'hélicoptère dans la mer, torturés et/ou assassinés dans les prisons ou dans les sous-sols des 8 palais présidentiels.

Par ailleurs, en se représentant 4 fois aux élections, Teodoro OBIANG NGUEMA MBASOGO a violé la Constitution, qu’il a lui-même écrite, qui limite la possibilité de se présenter à 2 mandats consécutifs.

Le mandataire actuel a détourné le bénéfice de la rente du pétrole en accumulant une fortune personnelle de 600 millions de dollars, selon FORBES, ce qui correspond à un gain journalier de 40.000 dollars pendant que 70% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et que les mécanismes de la corruption ont fait fuir les investisseurs étrangers qui subissent en plus de cela le racket fiscal dénoncé par l’ambassadeur de France à Malabo ou comme le cas de Roberto Berardi nous l’a démontré à Paris devant le tribunal correctionnel dans l’affaire des biens mal acquis, par des arrestations arbitraires suivies de tortures et d’extorsion de signature en exécutant devant lui des prisonniers pour le faire céder.

Actuellement, le dictateur fait emprisonner, torturer et exécuter les opposants, qui finissent par faire de faux témoignages pour abréger leurs souffrances insupportables et interminables avant de succomber le plus souvent à leurs blessures par suite de tortures inhumaines (brûlures avec des fils électriques, ou des fers à repasser...), comme un certain nombre de photos publiées sur internet nous l’ont appris et montré.

La Coalition CORED rappelle les conditions dans lesquelles une douzaine de coups d'états ont eu lieu et explique qu'il s'agit de manoeuvres pour éradiquer l'opposition sur place et en exil. Ceci grâce aux découvertes faites avec le témoignage du mercenaire Simon MANN, organisateur d’un coup d’état manqué et qui finit par avouer devant le Tribunal correctionnel de Paris, alors qu’il était le seul témoin fourni par le fils OBIANG, qu’il travaillait, en fait, pour le dictateur, ce qui accrédite les faits dénoncés par la Coalition CORED, à savoir qu’OGIANG NGUEMA MBASOGO organise de faux coups d’état pour éradiquer l’opposition et se maintenir au pouvoir.

Le dictateur Teodoro OBIANG NGEMA MBASOGO, qui tient le pouvoir par le fait d’avoir actuellement en Guinée équatoriale plus de 10.000 mercenaires étrangers à son service, essaie de faire croire à l’opinion internationale qu’un petit groupe de mercenaires aurait pu déstabiliser son pouvoir sans partage.

Ce nombre important de mercenaires à son service sont payés trois fois plus cher que l’armée régulière et sont destinés à assurer sa protection personnelle, avec un effectif en nombre supérieur à celui de l’armée régulière envers laquelle il n’a jamais eu confiance, ce qui fait qu’en réalité ce sont des mercenaires étrangers qui assurent la souveraineté de l’Etat avec toutes les dérives qui en découlent comme on vient de le constater, alors que cette mission aurait pu être confiée en cas de menace pour la Paix si cela avait été le cas aux casques bleus.

Or, comme pour excuser et dissimuler les crimes contre l’Humanité, qu’il est en train de commettre, Teodoro OBIANG NGEMA MBASOGO a parlé successivement de terroristes, de complot international, de coups d'état puis de tentatives de déstabilisation. Il accuse des Équato-guinéens, des commerçants camerounais et tchadiens, un ambassadeur, des magistrats ainsi que l'opposition sur place, ses pays frères d’Afrique, les opposants en exil, l’Espagne, la France, bref le monde entier, des membres de son Gouvernement qu’il vient de dissoudre et même jusqu’à des membres de sa propre famille… tout cela pour essayer de faire oublier les crimes qu’il a commis et fait commettre chaque jour et pour lesquels Justice doit être rendue.

La Coalition CORED met en lumière, à l’occasion de cette tentative, la pratique de la dissimulation de la vérité sur la soi-disant fausse attaque du pouvoir, ce qui a permis de nombreux assassinats, pratiqués par Teodoro OBIANG NGEMA MBASOGO avec, entre autres, le cas d’un commerçant tchadien, torturé à mort au Commissariat de Bata et que l'on a transporté le lendemain en forêt en lui mettant des armes entre les mains et en mitraillant son cadavre pour faire croire que c'était un combattant qui s’était défendu et était mort les armes à la main.

EXEMPLE DE MANIPULATION : VOICI COMMENT OBIANG NGUEMA MBASOGO FABRIQUE DES PREUVES EXEMPLE DE MANIPULATION : VOICI COMMENT OBIANG NGUEMA MBASOGO FABRIQUE DES PREUVES

La Coalition CORED, qui représente 19 partis politiques et Associations en exil, dénonce à la Communauté internationale les allégations mensongères du Président OBIANG NGUEMA MBASOGO, qui lui a permis de faire torturer jusqu’à ce que mort s’en suive un opposant tout en prétendant, sur RFI et FRANCE 24 et la TVGE, qu'il était mort de maladie à l'hôpital (voir photo de la personne torturée ci-dessous).

LE PRÉSIDENT OBIANG A PRÉTENDU QUE CET OPPOSANT ETAIT MORT DE MALADIE À L'HOPITAL LE PRÉSIDENT OBIANG A PRÉTENDU QUE CET OPPOSANT ETAIT MORT DE MALADIE À L'HOPITAL

Pour tous ces crimes cités, la Coalition CORED demande la libération immédiate de tous les prisonniers politiques détenus en Guinée équatoriale.

CE REGIME BAIGNE DANS LE SANG, LA CORRUPTION ET LE MENSONGE... Il doit être dénoncé devant la Communauté internationale et le Conseil de Sécurité de l’ONU, qui doit pouvoir lancer une Commission d'enquête et s'autosaisir  pour s’informer sur ce qui se passe réellement en République de Guinée équatoriale sur les tortures et crimes qui ont été commis et dénoncés, afin de juger les donneurs d’ordre et les individus ayant commis un génocide des opposants qui sont, de fait et de droit, des crimes contre l'Humanité : le fait pour le dictateur d'avoir vu son pays nommé au Conseil de Sécurité de l’ONU ne saurait lui donner une immunité en la matière, mais bien au contraire, l'Organisation des Nations unies doit encourager les membres de ce Conseil à s’autosaisir de cette affaire de crimes contre l'Humanité, car la présence de l’auteur de ces crimes barbares au sein du Conseil de Sécurité de l’ONU déshonore cette Institution tant que le dictateur y sera présent.

Le résultat des dernières élections, qui ont permis au dictateur Teodoro OBIANG NGUEMA MBASOGO d’obtenir 99% des sièges et de mettre le seul député de l'opposition en prison, démontrent que la dictature est à bout de souffle et, devant l’impossibilité d’obtenir la tenue d’une Table ronde, maintes fois demandée, tous ces travers (tortures, assassinats, enlèvements, disparitions, tricheries, clientélisme, corruption et tyrannie) ont donné lieu à la création de la Coalition CORED en 2013, qui demande le départ du pouvoir du dictateur Teodoro OBIANG NGUEMA MBASOGO, afin de mettre en place un Gouvernement démocratique de transition avec l’opposition sur place ou ce qu’il en reste depuis l’épuration qui est en cours en Guinée équatoriale et ceux qui viennent de partir en exil rejoindre la Coalition CORED.

Ce Gouvernement transitoire permettra d’organiser des élections libres, transparentes et démocratiques, avec des observateurs nationaux et internationaux, pour que tous les Équato-guinéens, qui sont dans le pays mais aussi à l’étranger, puissent participer librement et sereinement aux élections, sans peur des représailles ou menaces de tortures, d’emprisonnement ou de confiscation de leurs biens... Les différents décrets d’Amnistie, signés par le Président actuel, ayant servi jusqu'à ce jour de prétexte pour faire revenir les opposants et les exterminer.

Compte tenu de ces faits particulièrement graves, la coalition CORED demande à l’ONU de déclencher d’urgence, la mise en œuvre d’une commission d’enquête internationale pour se rendre sur place, car chaque jour des opposants équato-guinéens sont torturés et assassinés afin de rendre compte à la communauté internationale de ses observations sur la pratique de la torture et des assassinats commis par le régime équato-guinéen qui est actuellement au pouvoir.

La COALITION DE L'OPPOSITION POUR LA RESTAURATION D'UN ETAT DÉMOCRATIQUE - CORED, en tant qu'Organisation intégrée dans le Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC NGO Branch), a saisi par courrier adressé le 16 janvier 2018, le Secrétaire général de l'ONU sur la situation en guinée-équatoriale, la précédente visite d'un émissaire de l'ONU début janvier 2018 ayant été une simple visite de courtoisie auprès du chef de l'état équato-guinéen sans la moindre rencontre avec l'opposition ou la visite des lieux de détention.

Salomon ABESO NDONG

Président de la COALITION CORED

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