LA CORED DÉNONCE LA TENTATIVE D'ASSASSINAT DE SON PRÉSIDENT PAR LE DICTATEUR OBIANG

Le lendemain de la condamnation du Président TEODORO OBIANG NGUEMA MBASOGO par le Tribunal Correctionnel de Paris, à verser 5.000 euros à SALOMON ABESO NDONG Président de la COALITION CORED, les accusations criminelles formulées dans MEDIAPART se sont avérées fondées, car appuyées par des faits factuels, le dictateur OBIANG n'a pas hésité à faire assassiner celui qui l'a fait condamner.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA COALITION CORED

qui représente 20 partis politiques en exil ainsi que les 200.000 équato-guinéens qui ont fuit le régime pour ne pas se faire assassiner, et les 310 opposants assassinés par le dictateur TEODORO OBIANG NGUEMA MBASOGO pour avoir osé lui barrer la route pour se maintenir au pouvoir sans partage et sans interruption pendant 39 ans en tant que président de la République de Guinée équatoriale.

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Le jeudi 4 octobre 2018, vers 22 heures un déluge de feu délivré par les armes de deux hommes masqués à moto s'est abattu sur SALOMON ABESO NDONG, Président de la COALITION CORED ainsi que sur les membres de sa famille qui étaient avec lui devant sa maison.

Cette action criminelle intervient au lendemain de la condamnation du Président TEODORO OBIANG NGUEMA MBASOGO survenue le 3 octobre 2018, par la 17ème chambre du Tribunal correctionnel de Paris, (n° RG 18-06847 - N° Portalis 352J-W-B7C-CNCW3),  à verser la somme de 5.000 euros à SALOMON ABESO NDONG qui sur la base d'informations factuelles parues dans la presse, mais aussi en provenance des réseaux d'informateurs qui le renseignent en permanence, avait affirmé dans MEDIAPART puis devant le tribunal, avec l'aide de ses avocats que le mandataire équato-guinéen avait :

- enfreint les règles de la Constitution à raison de la promotion de son fils TEODORO OBIANG NGUEMA MANGUE, le 22 mai 2012, en tant que deuxième vice-président, fonction non prévue par la Constitution du pays,

- contrevenu aux règles d'organisation des élections de son pays, ce qui était appuyé par de multiples documents montrant la triche électorale mise en place et le viol de la constitution, le président ne pouvant se présenter plus de deux fois,

- pouvait se voir reprocher "corruption et enrichissement personnel, biens mal acquis", dont il faut se souvenir que la COALITION CORED était partie civile dans cette affaire qui a vu le fils OBIANG condamné à des peines de prison avec sursis et à la confiscation de tous ses biens en FRANCE.

- pouvait se voir reprocher des "tortures, assassinats d' opposants, crimes contre l'humanité",

- pouvait se voir reprocher des faits de cannibalisme (la propre fille du dictateur ayant dénoncé ces faits et a même reconnu sur youtube avoir été violée par son père),

- aurait financé un crime de guerre, consistant dans le financement d'une tentative de coup d'État passant par une attaque de la MINUSCA.

Tous ces faits ont été étayés par une abondante documentation et il est évident que cette décision judiciaire de 21 pages rendue par la 17ème Chambre du Tribunal correctionnel le 3 octobre 2018 sur la base des nombreux documents factuels fournis comme preuves à l’audience précédente dans le nouveau Palais de justice ultra moderne de PARIS, est à la base de la réaction du dictateur sanguinaire qui dirige son pays d'une main de fer ensanglantée et qui est prêt à tout pour éradiquer l'opposition dans son pays et à l'étranger comme il l'a prouvé à de multiples reprises.

Démonstration a été faite récemment lors des dernières élections par le fait que le parti présidentiel a obtenu 99 députés et le seul et unique parti d'opposition présent un député. Au lendemain de l'élection, le député de l'opposition a été jeté en prison, son parti politique dissout et les manifestants qui avaient oser manifester leur mécontentement ont été condamnés à plus de 40 années de prison.

Présent à l'ONU dans le cadre du débat général de la 73ème session, le président OBIANG est venu vanter le multipartisme en affirmant que dans son pays il y a 18 partis politiques en oubliant de dire qu'ils sont tous sans exception ralliés à sa majorité en raison du fait que la torture et les assassinats d'opposants ont fait fuir depuis son arrivée au pouvoir tous les autres et qu'il y a 20 partis politiques de l'opposition qui sont en exil en attendant le retour de la démocratie dans le pays.

L' opposition dans le pays étant complètement éradiquée, le pouvoir équato-guinéen a décidé de faire de même avec l'opposition en exil et, surtout, contre ceux qui se sont portés partie civile dans le procès scandaleux du fils OBIANG qui se croit tout permis dans son pays comme à l'étranger.

Plus grave encore, alors qu'il se dit partisan en façade au respect de l’intégrité territoriale de chaque État Membre et au principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des États, le voici qui commandite des mercenaires (il y en a plus de 10.000 recrutés par lui dans le pays) pour aller exécuter les opposants en exil, alors qu'il y a quelques semaines, réunissant l'ensemble du corps diplomatique présent en guinée équatoriale il affirmait sa volonté de dialogue avec tous les partis politiques, sans pour autant réunir l'opposition en exil, en même temps qu'il annonçait une amnistie générale et la libération de tous les prisonniers politiques, en incitant les opposants à revenir au pays sans la moindre garantie sécuritaire, or cette promesse comme d'autres n'a pas été tenue, montrant ainsi que sa parole, pas plus que sa signature ne valaient rien, aussi bien en terme politique, qu’en en terme économique dans les décisions qu'il prend ou dans les contrats qu'il signe pour attirer les investisseurs étrangers.

Comme il l'a dit récemment à la tribune de l'ONU, le Président OBIANG tient énormément au respect de l’intégrité territoriale de chaque État Membre et au principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des États, c'est dans ces conditions qu'il a tenté de faire assassiner en Espagne, à son domicile, German Pedro Manuel TOMO MANGUE, ancien député du Parti présidentiel (PDGE), sauvé par le fait que, par erreur, c’est son frère, ancien Ambassadeur en Chine puis de Belgique qui fut poignardé par des tueurs commandités par le dictateur.

Tous ceux qui ont assisté lors du procès en correctionnel du fils OBIANG, absent devant les juges, et dont sa défense n'a trouvé qu'un seul et unique témoin à citer devant le tribunal pour innocenter le détenteur des biens mal acquis, c'est grâce aux découvertes faites avec le témoignage du mercenaire Simon MANN, organisateur d’un faux coup d’état manqué et qui a fini par avouer devant le Tribunal correctionnel de Paris qu’il travaillait, en fait au Royaume-Uni pour le dictateur, afin de surveiller les opposants en exil, ce qui accrédite le fait qu'il y a une cellule en Angleterre montée de toutes pièces par le dictateur OBIANG pour éradiquer les opposants susceptibles de le gêner dans son maintien éternel au pouvoir.

A l'heure qu'il est le Président de la COALITION CORED dénonce depuis son lit d'hôpital dont le lieu est tenu secret et son domicile surveillé et investi par la police, ce nouveau crime commis par le dictateur OBIANG, dont il espère que la police londonienne fera toute la lumière sur cette affaire qui doit nécessairement entraîner une protestation du FOREIGN OFFICE et la fermeture de l’Ambassade de Guinée équatoriale au Royaume-Uni qui est la base arrière de ces actions criminelles décidées par OBIANG..

Par ailleurs, au vu de l'accumulation des faits concernant l'ensemble des crimes du dictateur, en guinée équatoriale et à l'étranger, les seuls faits de tortures contre un groupe déterminé comme la CORED, étant considérés au sens du droit international comme crimes contre l'humanité, le Président de la COALITION CORED demande au nom de tous les partis et associations qu'il représente, la création d'une enquête internationale à ce sujet afin de mettre fin aux actions criminelles perpétrées depuis plusieurs décennies par le Président OBIANG..

Liste des 20 partis politiques et Associations composant la Coalition CORED :

- CANDIDATURA INDEPENDIENTE DE GUINEA ECUATORIAL (CIGE) - UNIÓN PARA LA DEMOCRACIA Y EL DESARROLLO SOCIAL (UDDS) - COMITÉ DEL MANDO REVOLUCIONARIO (CMR) - MOVIMIENTO PARA LA AUTODETERMINACIÓN DE LA ISLA DE BIOKO (MAIB) - PARTIDO POLITICO UNIÓN POPULAR (UP) - CONGRESO NACIONAL DE LOS PUEBLOS DE GUINEA ECUATORIAL (CNPGE) - ACCIÓN POPULAR DE GUINEA ECUATORIAL (APGE) - ACTIVISTA SOCIEDD CIVIL DHERIDA (ASCA) - ASOCIACIÓN PARA LA TRANSPARENCIA EN GUINEA ECUATORIAL (ASOGET) - RADIO MACUTO (LA VOZ DE LOS SIN VOZ) - PARTIDO CONSERVADOR DE GUINEA ECUATORIAL (PCGE) - ACTIVISTA POR LOS DERECHOS CIVILES (ADV) - COMITÉ DE RESISTENCIA POPULAR (CRP) - ACTIVISTA POR LAS LIBERTADES SOCIALES (ALS) - ACTIVISTA ACCIÓN FEMENINA DE GUINEA ECUATORIAL (AFGE) - ACTIVISTA CULTURAL - ACTIVISTA CÍVICO PARA LIBERTADES, DEMOCRACIA Y EL ESTADO DE DERCHO - ACTIVISTA CONSEJERO ESTRATEGICO DE LA OPOSICIÓN (ACEO) - ACTIVISTA ACCIÓN SOCIAL, POLITICO Y ECOLOGICO (ASPE) - ACTIVISTA Y PERSONA ADHERICA A LA COALICIÓN CORED

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