ATTEINTE AU DROIT DE LA PRESSE ET À LA DÉMOCRATIE EN RÉPUBLIQUE DE GUINÉE ÉQUATORIALE

La Coalition CORED qui représente 19 partis politiques et associations en exil tient à saisir reporters sans frontières et la communauté internationale sur une grave atteinte aux droits de l’homme en guinée équatoriale

La Coalition CORED qui représente 19 partis politiques et associations en exil tient à saisir reporters sans frontières et la communauté internationale sur une grave atteinte aux droits de l’homme en guinée équatoriale, pays dirigé non seulement d’une main de fer, mais d’une main ensanglanté pour avoir fait assassiner 310 opposants qui ont tenté de barrer la route au mandataire actuel maintenu au pouvoir sans interruption depuis 38 ans avec tous les moyens que la dictature met à sa disposition.

Voici que le caricaturiste équato-guinéen Ramon ESONO EBALE, connu sous le nom de plume Jamon y QUESENO a été arrêté à MALABO sans ménagement, alors qu’il dinait en compagnie d’amis espagnol.

Une fois de plus le dictateur OBIANG NGUEMA MBASOGO n’a pas supporté que l’on puisse tourner en dérision son pouvoir dévoyé et corrompu, raison pour laquelle, comme à chaque fois que quelque chose lui déplait, le mandataire du pouvoir aux 97,3% d’électeurs qui l’ont élu par la triche électorale n’admet pas la moindre contestation, raison pour laquelle il s’est précipité pour envoyer la police pour procéder à l’arrestation immédiate de ce perturbateur, car ses dessins étaient diffamatoires et calomnieux à l‘égard du président de la république

Détenu dans les locaux de la police, les raisons de son arrestation n’ont pas été dévoilées. Durant l’interrogatoire, il lui a été demandé de mettre à la disposition des policiers sa bande dessinée “La Pesadilla de Obi” un ouvrage très critique à l’encontre du mandataire du pouvoir actuel. comme des abus de régime, des élections frauduleuses, un partage inéquitable des richesses, la peur de parler“, etc.

Le dessinateur qui vit depuis des années à Salvador au Paraguay avec sa famille s’était rendu en Guinée équatoriale pour renouveler son passeport après que l’ambassade de son pays en Espagne l’ait informé qu’il était impossible de le faire à Madrid.

ESONO était conscient que dans ce pays ou règne la dictature, il pouvait être arrêté pour n’importe quel motif. Dans cet ouvrage, ESONO raconte l’histoire d’un personnage inspiré de Teodoro OBIANG NGUEMA MBASOGO qui, un jour, se réveille et a perdu son statut de président du pays et est devenu un citoyen normal qui subit les conséquences du régime qu’il a lui-même créé. L’intention d’ESONO était de faire tomber le mythe de celui qui est perçu comme une sorte de Dieu en Guinée équatoriale.

Présenté devant un juge le 3 octobre dernier, il a été accusé de blanchiment d'argent et de contrefaçon, une technique d’accusation habituelle à laquelle il ne manque que le viol pour constituer la panoplie habituelle des faux motifs fabriqués par le pouvoir pour mettre en détention tous ceux qui lui déplaisent.

La guinée-équatoriale est classé à la 171ème place au classement mondial de la liberté de la presse 2017 de Reporters sans Frontières, raison pour laquelle la Coalition CORED demande la mise en place d’une table ronde réunissant tous les partis politiques y compris ceux en exil pour mettre en place le retour aux libertés publiques et aux droits de l’homme qui passent par la chasse à la corruption endémique qui existe en guinée équatoriale et à laquelle il convient de mettre un coup d’arrêt afin de permettre une meilleure redistribution des richesses, de lutter contre la pauvreté, et de permettre l’accès aux soins et à la scolarisation de tous les enfants, avant que le peuple exaspéré ne prenne son destin en mains.

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