LA MACHINE INFERNALE DU DICTATEUR OBIANG POUR ASSASSINER LES OPPOSANTS EST EN MARCHE

OBIANG NGUEMA MBASOGO est l'inventeur du "coup d' Etat permanent" une manoeuvre maintes fois répétée, nous en sommes à la dixième en quarante ans de pouvoir, ce qui lui permet à chaque fois d'éliminer les opposants pour atteindre les 100% d'électeurs en sa faveur. Les mercenaires étrangers recrutés par OBIANG sont supérieurs en nombre à l'armée régulière équato-guinéenne...Il faut qu'ils partent !

La guinée équatoriale vient de nous faire une démonstration de ce qu'est la dictature.

Voici des années que la Coalition CORED qui représente 19 partis et associations en exil et les 250.000 équato-guinéens qui ont fuit le régime du dictateur OBIANG NGUEMA MBASOGO pour ne pas se faire assassiner, dénonce les crimes du dictateur mandataire, recensés à minima à 310 et dont le nombre augmente chaque jour.

Cette année le dictateur a voulu nous faire croire au père noël avec son complot du 25 décembre, réalisé par des mercenaires étrangers, prétexte à commettre des assassinats pour éradiquer le dernier parti politique d'opposition sur place et tenter de faire porter la responsabilité de cette action qui disons le tout de suite aurait été bénéfique pour la démocratie à la Coalition CORED qui observe depuis l'étranger les manoeuvres et gesticulations irresponsables du dictateur rivé à son fauteuil de président depuis 40 ans sans interruption aidé en cela par le viol de la constitution, la triche électorale et la corruption généralisée dont il est le principal bénéficiaire avec une fortune personnelle évaluée par FORBES à 600 millions de dollars.

Le tableau ci-dessous permet de constater qu'en matière de mercenaires, OBIANG NGUEMA MBASOGO en a fait une importation massive depuis le premier jour de sa prise de pouvoir et de l'assassinat de son oncle MACIAS, puisqu'il a du prendre le pouvoir aidé en cela en 1979 par 3050 militaires recrutés par OBIANG, dont 3000 furent affectés pour la police et l'armée, et 50 pour sa sécurité personnelle.

obiang-et-les-mercenaires

Petit détail qui montre le degré de confiance et de loyauté d'OBIANG vis à vis de son oncle et du procès que l'on peut qualifier d'expéditif et de "non équitable" qui lui fut fait, le peloton de soldats chargés de l'exécution a refusé d'exécuter MACIAS, et OBIANG a du demander à des soldats marocains de faire le sale travail qu'il avait commandité.

Dans la collection de mercenaires du dictateur OBIANG on note la présence de SIMON MANN, mercenaire qui aurait fromenté le coup d'Etat en 2004 et dont on a appris sous serment, en 2017 devant le Tribunal de Paris, qu'en fait, basé au Royaume-Uni, il travaillait sous les ordres du dictateur OBIANG pour faire la chasse aux opposants en Europe. Par ailleurs, un chassé croisé de militaires étrangers du Maroc et des mercenaires de Zimbawe et d'Angola ont laissé la place à des mercenaires en provenance de Gambie et d'Ouganda.

Par ailleurs, pour sa garde personnelle sur les 4 sites présidentiels, excusez du peu, qu'il s'agisse de Malabo, de Bata, d'Oyala ou de Mongomo, le dictateur OBIANG a recruté pas moins de 4.000 mercenaires Ougandais qui sont répartis sur les 4 sites présidentiels...

Avec cette armée de mercenaires déclarés et non déclarés, on peut facilement se rendre compte que l'effectif de mercenaires étrangers est supérieur à l'armée régulière, ce qui pose en fait le problème de l'indépendance et de la souveraineté nationale qui est en fait entre les mains de mercenaires étrangers.

Difficile avec toutes ces forces en présence de nous faire croire à une tentative de coup d'état mené par un petit groupe armé et qui manifestement a pu être arrêté sans la moindre résistance et sans la moindre difficulté...

Mais là ou le bas blesse, c'est qu'un lieutenant qui a été torturé en prison à Bata jusqu'à ce que mort s'en suive et que l'on a pu voir mort, allongé sur le sol et baignant dans son sang sur le sol de la prison a été ensuite après réflexion des autorités, transporté le lendemain par une caravane militaire en forêt, moyennant quoi on a allongé son cadavre sur le sol, on lui a posé une arme dans ses mains et ensuite on l'a mitraillé pour faire croire qu'il combattait et qu'il avait été abattu sur place. Pour valider la mise en scène, la télévision nationale était sur place avec ses caméras pour filmer la scène finale pour tenter d'accréditer ce mensonge d'état.

Bien entendu, malgré les photos, ceux qui ont monté cette mise en scène maintiendront leur version, seule une autopsie qui aurait daté le jour et  l'heure de la mort véritable montrerait d'une façon éclatante la manipulation faite par le pouvoir, pour dissimuler la torture et l'assassinat de ce lieutenant. Petit problème en guinée équatoriale, les autopsies n'existent pas... on ne sait même pas ce que c'est !

Toute cette confusion autour des milliers de mercenaires du dictateur lui a permis de faire une chasse aux sorcières pour capturer et torturer les opposants et des commerçants de différentes nationalités dont des Tchadiens et liquider les opposants avant que les organisations internationales interviennent ainsi que le délégué de l'ONU dont on peut espérer qu'il fera la lumière sur les turpitudes du dictateur assassin qui siège au Conseil de sécurité de l'ONU mais qui n'est pas capable d'assurer la sécurité de la population.

Compte tenu de ce qui précède, au nom des principes concernant la souveraineté de l'Etat équato-guinéen, la présence sur le sol de la république de Guinée équatoriale de tous ces mercenaires nuit à son indépendance nationale et au principe de la souveraineté de l'Etat, dont la sécurité doit être assurée par l'Armée et la police de l'Etat équato-guinéen et non par des milices ou des mercenaires recrutés à l'étranger et dont la solde ou les salaires sont payés à bonne date et sont d'un montant de deux fois supérieurs à ceux de notre Armée dont les salaires sont payés de surcroit avec retard, de ce fait la Coalition CORED qui représente 19 partis politiques et associations en exil, demande le renvoi immédiat dans leur pays de tous ces mercenaires étrangers afin de laisser la place à l'armée et à la police régulière dont les missions ont été bafouées par le dictateur OBIANG NGUEMA MBASOGO.

Par ailleurs, il est demandé la libération immédiate et non conditionnelle de toutes les personnes emprisonnées dans cette mascarade de coup d'Etat, dixième du nom ainsi que la mise en place d'une véritable table ronde avec tous les partis politiques y compris ceux en exil pour mettre en place dans le pays un véritable régime démocratique et mettre fin à la corruption qui a ruiné les finances publiques et fait fuir les investisseurs.

Seule la mise en place d'un nouveau pouvoir permettra de mettre fin à la confiscation des richesses par les nantis du pouvoir actuel et de répartir les richesses du pays pour que la population puisse en profiter, pour le bonheur du peuple et non celui des dirigeants actuels.

 

 

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

L'auteur a choisi de fermer cet article aux commentaires.