OBIANG FAIT KIDNAPPER DES TÉMOINS DE LA CORED AVANT LE PROCÈS DES BIENS MAL ACQUIS

ENLÈVEMENT, SÉQUESTRATION ET MISE EN DÉTENTION À LA PRISON ÉQUATO-GUINÉENNE DE BLACK BEACH PAR LE PRÉSIDENT ÉQUATO-GUINÉENS DE DEUX TÉMOINS DES PARTIES CIVILES DE LA CORED CONVOQUÉS PAR LA COUR D’APPEL DE PARIS LE 13/2/2019 DANS LA PROCÉDURE DES BIENS MAL ACQUIS ENGAGÉE CONTRE LE FILS OBIANG

Nous avons l'honneur de faire part à la communauté internationale et à toutes les autorités judiciaires internationales, de l’enlèvement de deux personnalités membres de la COALITION CORED réfugiées en Europe qui devaient être à nos côtés pour représenter les parties civiles dans l’affaire des biens mal acquis qui vient pour une première audience devant la Cour d’Appel de PARIS le 13 février 2019.

Il s’agit de Messieurs :
- Francisco MICHA OBAMA, équato-guinéen, réfugié politique en Espagne
- Fulgencio OBIANG ESONO, équato-guinéen, réfugié politique en Italie

tous deux, invités par des hommes d’affaires italiens à venir au TOGO, ils ont dès leur arrivée été séquestrés et mis dans un avion Falcon affrété par l’Etat équato-guinéen dans lequel se trouvait le ministre de la sécurité équato-guinéen, avec pour destination MALABO.

Ainsi que la presse nous l’a appris, deux membres éminents de la COALITION CORED - qui représente 20 partis politiques et associations en exil, ainsi que les 250.000 personnes qui ont fuit le régime pour ne pas se faire assassiner comme l’ont été les 310 opposants qui figurent sur la liste qualifiée de « crimes contre l’humanité » - ont été transférés en Guinée équatoriale et emprisonnés dans la prison de Black Beach spécialisée dans la torture et qui est connue comme l’antichambre de la mort pour les opposants.

A différentes reprises nous nous sommes permis de venir vous informer de la situation préoccupante de la république de Guinée équatoriale qui n’a pour l’instant de république que le nom et qui viole tous les accords, qu’il s’agisse de la convention de Vienne ou de celles de l’ONU.

Le but de ces séquestrations est simple, il s’agit d’une part d’impressionner et d’essayer de terroriser les opposants en exil surtout d’éviter qu’ils puissent témoigner sur la corruption, la torture et les assassinats qui vont faire l’objet de deux autres procès en FRANCE en 2019 devant la Cour d'Appel et devant le tribunal correctionnel de PARIS.

Moi même, en tant que Président de la COALITION CORED, j’ai subi le 4 octobre 2018, le lendemain du jugement rendu en délibéré le 3 octobre 2018 par la 17ème chambre civile du Tribunal correctionnel de PARIS en matière de diffamation, condamnant personnellement le président OBIANG NGUEMA MBASOGO à me verser 5.000 euros, j’ai été avec les membres de ma famille victime d’un attentat à LONDRES ou j’ai été blessé par balles ainsi que mon fils. Une enquête est en cours par les autorités de Scotland Yard.

Nous appelons la communauté internationale à l'aide, afin que ces deux représentants d’organisations de la société civile qui ont le statut de réfugié politique ont été enlevés et séquestrés à la prison de Black Beach à Malabo, lesquels sont partie civile dans l’action que la COALITION CORED mène contre la corruption devant les tribunaux français, afin que ceux-ci soient immédiatement libérés, cette action d’enlèvement qui s’est produite avec la complicité des autorités locales togolaises étant inacceptable.

Une telle action viole tous les accords internationaux et notamment la Convention de l'ONU du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés, dite Convention de Genève ce qui n'est pas digne d'un État qui siège au Conseil de sécurité de l'ONU qui ne peut ignorer les textes et conventions de cette Organisation internationale qui a protégé le statut des réfugiés par cette convention adoptée le 28 juillet 1951 par une conférence de plénipotentiaire sur le statut des réfugiés et des apatrides convoquée par l'Organisation des Nations Unies, en application de la résolution 429 (V) de l'Assemblée générale en date du 14 décembre 1950, complétée en 1967 par le Protocole relatif au statut des réfugiés. 

La République de Guinée-équatoriale est un État qui se dit de droit, et qui ne respecte pas le statut de réfugié politique en violation de la Charte de l'ONU et qui plus est mène des actions en dehors de son territoire pour attirer, enlever et séquestrer des opposants en exil au mépris des frontières et des droits de l'homme.

Vous trouverez ci-après quelques articles de presse relatant cette affaire qui constitue une grave atteinte à la situation des opposants en exil reconnus comme réfugiés politiques et qui démontreront que le fils du Président OBIANG NGUEMA MBASOGO, TEODORO NGUEMA OBIANG MANGUE, surnommé TEODORIN en tant que vice-président, chargé de la défense et de la sécurité de l'État et récemment nommé Général par son père, serait le premier bénéficiaire de la disparition de témoins à charge dans le procès des biens mal acquis qui doit commencer au mois de février 2019 devant la Cour d'Appel de Paris qui aura à examiner la peine de prison avec sursis ainsi que les amendes infligées assorties de la confiscation des voitures de luxe, des meubles et de l'immeuble de l'avenue FOCH.

On comprend que cet enjeu soit considérable pour la réputation du fils OBIANG, mais de là à faire kidnapper des témoins de la partie civile du procès, cela devient particulièrement grave et accusatoire pour la suite juridique et les débats qui auront lieu devant la Cour d'Appel de PARIS, une telle situation d'enlèvements que l'on peut qualifier de kidnapping de témoins relèvent généralement de films policiers ou d'espionnage et du grand banditisme.

La réputation du fils OBIANG se dégrade et ne fait qu'empirer selon l'expression "aller de Charybde en Scylla", après l'affaire des biens mal acquis en FRANCE, puis celle de LAS VEGAS, celle de SUISSE, du BRÉSIL, voici que maintenant vient en cerise sur le gâteau de son anniversaire ou celui de la fête de fin d'année, celle d'un enlèvement sur un territoire étranger de 2 témoins de l'affaire des biens mal acquis qui ont le statut de réfugié politique...

Voilà comment le régime d'OBIANG compte faire revenir en République de Guinée-équatoriale les opposants en exil, dans le cadre de ce qu'il appelait récemment, la réunion de dialogue, l'amnistie, etc... un leurre pour la communauté internationale qui lui a permis de dissimuler des arrestations arbitraires d'opposants dans le pays, y compris dans le parti présidentiel.

On voit ce que cela donne...

Heureusement que la presse internationale est là pour rétablir la vérité.

VOIR LE DOSSIER DE PRESSE : VIOLATION DE LA CHARTE DE L'ONU PAR LA GUINÉE ÉQUATORIALE

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