LA CORED EST PARTIE CIVILE DEVANT LA COUR D'APPEL CONTRE LE FILS OBIANG

A Paris se tient le procès des biens mal acquis dont le fils OBIANG est la vedette... Corruption, blanchiment aggravée par le fait que le dictateur OBIANG a fait kidnapper au TOGO deux témoins de la coalition CORED, l'un italien, l'autre espagnol qui bien que réfugiés politiques en exil ont été enlevés par le dictateur pour tenter de fragiliser les parties civiles dans le procès en cours.

Lors de l’audience initiale du procès, l'avocat de Guinée Équatoriale a tenté de discréditer la CORED en n'adressant pas les conclusions aux parties civiles et en demandant que la CORED ne soit pas dans la salle d'audience et ce au mépris de toutes les règles et usages en matière de communication de pièces entre les avocats... ce qui pourrait lui occasionner une plainte auprès du Bâtonnier de l'Ordre des avocats.

En réponse, le président du Tribunal après avoir fait remarquer que si la CORED n’était pas là, ce procès n’aurait pas pu avoir lieu faute de représentants équato-guinéens victimes, ce même président a demandé que le président de la COALITION CORED qui représente plus de 20 partis politiques et associations en exil vienne au premier rang s'asseoir au banc des parties civiles, autrement dit des plaignants.

Les gesticulations de l'avocat éternel qui s'est mis au service de la dictature sanguinaire du dictateur OBIANG, de son clan et de sa famille au pouvoir sans interruption depuis 40 ans, n'ont eu aucun effet sur la Cour d'Appel, tant les arguments développés sont éculés et usés par un usage intensif et systématique à chaque début d'audience qui relève de la maladresse juridique.

Me Emmanuel MARSIGNY avec son escadrille d'avocats confrères qui depuis plus d'une dizaine d'années s'en mettent plein les poches dans un pays ou 80% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, avec des procès qui ne mènent à rien d'autre qu'à des condamnations non seulement devant les tribunaux, mais également devant les juridictions internationales.

Ainsi, faute d'avoir remporté le moindre succès judiciaire depuis des années en n'obtenant que la condamnation des dignitaires du régime, le tout aux frais de la Guinée équatoriale. Ainsi l'homme à robe noire qui devrait porter la distinction 310 qui est celle du nombre d'opposants que le dictateur a fait assassiner pour se maintenir au pouvoir, Me Marsigny a eu beau tenter d'essayer d'instrumentaliser la Cour d'Appel par les moyens abusifs et dilatoires employés habituellement à chaque fois qu'il vient plaider... ce petit numéro de cirque est bien connu maintenant et ne fait plus aucun effet.

Au cours de cette première du 9 décembre 2019, Me Marsigny a même voulu faire croire à la Cour d'Appel qu'il fallait surseoir à la procédure devant la Cour de Paris dans l'affaire des biens mal acquis en raison du fait que la Cour Internationale de justice de LA HAYE (CIF) devait statuer sur l'immunité diplomatique du Vice-président, alors que cette question a déjà été tranchée par la Cour de La Haye et qu'elle a rejeté cette demande qui ne s'appuie sur rien, pas plus le fait pour la Guinée équatoriale de décider arbitrairement du lieu d'emplacement de son ambassade sans l'autorisation préalable du Quai d'Orsay.

Bref des arguments minables qu'un avocat stagiaire qui ne peut ignorer la Convention de Vienne sur les immunités n'aurait pas osé sortir...

Il faut savoir que les biens mal acquis de la famille OBIANG ne sont que le hors d'oeuvre d'un banquet dont le crime pour se maintenir au pouvoir constitue le menu permanent.

Ce n'est pas seulement le titre de partie civile que la COALITION CORED doit avoir de plein droit, c'est celle de victimes de la dictature, de la corruption, des arrestations arbitraires, de la torture, des assassinats, des enlèvements et kidnappings d'opposants en exil, réfugiés politiques ou membres de la CORED parties civiles enlevés par le fils OBIANG pour tenter de paraliser l'action de la CORED, bref une panoplie de crimes contre l'humanité.dont il faudra bien un jour que la famille OBIANG finisse par répondre.

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