OBIANG RECOIT UNE GIFFLE JURIDIQUE DE LA PART DE LA COUR INTERNATIONALE DE JUSTICE

En 3 lignes la Cour Internationale de Justice (CIJ) vient de balayer des années de procédures inutiles intentées par le dictateur OBIANG NGUEMA MBASOGO en refusant l'immunité diplomatique du fils OBIANG et ce 11 décembre 2020 en refusant également de reconnaître à l’immeuble de l'Avenue FOCH le statut de locaux de la mission diplomatique alors qu'elle était logée Boulevard de Courcelles.

COUP DOUBLE : Le 11 décembre  à 16 heures, la Cour Internationale de Justice, organe suprême de la justice internationale de l'ONU a rendu son arrêt en 36 pages en exposant les méandres judiciaires dans lesquelles la cohorte d'avocats de la guinée équatoriale se sont vautrés depuis le 13 juin 2016 aidés en cela par l'Ambassadeur de Belgique afin de déposer au greffe de la cour internationale de justice une requête introductive d’instance au nom de la République de Guinée-équatoriale contre la république française au sujet d’un différend concernant :

1 - l’immunité de juridiction pénale du second vice président de la République de Guinée Equatoriale chargé de la défense et de la sécurité de l’État Teodoro Nguema Obiang Mangue

2 - le statut juridique de l’immeuble qui abrite l’ambassade de Guinée équatoriale France temps comme locaux de la mission diplomatique que comme propriété de l’État

Il aura fallu 3 lignes de textes sur les 36 pages du jugement de la Cour Internationale de Justice de La Haye, Organe suprême de justice de l'ONU pour savoir si un vice-président peut bénéficier de l'immunité qui est seulement réservée selon la Convention de Vienne au Président, aux Ambassadeurs et au Ministre des Affaires Étrangères, et si le pays demandeur peut imposer au pays d'accueil le choix du lieu de son ambassade, il aura fallu 1642 jours soit 4 ans, 5 mois et 28 jours, pour trancher la question,

Voici donc la décision fruit de cette très longue réflexion qui a permis l'enrichissement de ceux qui ont engrangé des procédures dilatoires et coûteuses qui ont duré pour l'affaire des biens mal acquis depuis le 1er mars 2007 (date du rapport CCFD) jusqu'à cette année devant la cour d'Appel de Paris, le 11 février 2020, autrement dit pendant 4729 jours soit 12 ans, 11 mois et 9 jours.

Tout ceci a permis aux avocats de se régaler financièrement dans des procédures particulièrement onéreuses qui représentent des années de salaires pour le peuple équato-guinéen dont 80% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté avec moins de 1,90$ , soi 1€57 par jour...

Déjà la Cour avait rejeté l'immunité diplomatique du fils OBIANG alors qu'en Guinée équatoriale une fois ce premier jugement rendu, tout le monde disait et écrivait le contraire pour ne pas l'offenser et ainsi d'aller directement à la prison de BLACKBEACH pour y subir le même sort que Roberto BERARDI, et qu'en définitive pour le statut de l'immeuble, la décision est tombée comme un couperet pour mettre fin à cette sinistre plaisanterie qui consiste à faire croire qu'un ambassadeur peut décider librement de l'implantation de son ambassade sans avoir l'autorisation du pays d'accueil, il fallait que ce soit un dictateur et ses sbires qui pouvaient penser cela, la Cour a répondu brièvement  : " la Cour ne peut faire droit à la demande de la Guinée équatoriale tendant à ce qu’elle déclare que la France est tenue de reconnaître à l’immeuble le statut de locaux de la mission diplomatique équato-guinéenne.

Par cet arrêt, la Cour vient de donner une fessée magistrale au fils OBIANG qui avec sa "soi-disant immunité" se croyait au dessus des Lois nationales et internationales et la Cour vient simultanément de donner une gifle juridique en pleine figure au président OBIANG NGUEMA MBASOGO, à sa famille et à son clan, le tout médiatisé par le site web de l'ambassade de Guinée équatoriale à Bruxelles qui a diffusé en direct simultané la retransmission depuis la CIJ de l'annonce du verdict de l'affaire dont on se rappellera l'imbécilité et la prétention avec laquelle l'ambassadeur Nvono-Ncá, en tant "qu'agent de la Guinée équatoriale pays devant la CIJ", a été responsable pendant tout ce temps de l'ouverture et de la clôture de chacune des sessions au cours desquelles il a essayé de nous faire croire à la légitimité de la cause pour laquelle sans rire, le site officiel de la Guinée équatoriale faisait état en parlant" de la défense magistrale de la Guinée équatoriale qui a laissé de grandes phrases mémorables, telles que celle-ci : la France vient à cette prestigieuse cour avec de fausses accusations contre la Guinée équatoriale. Messieurs de la délégation de la France, la dignité de mon chef d'État est intouchable. »

Elle est belle la dignité d'un président assassin (310+) soutenu par des complices prêts à dire n'importe quoi pour faire plaisir au dictateur...

Or il faut savoir que la mission diplomatique équato-guinéenne avenue FOCH n'a rien d'une ambassade, on y rentre sans avoir besoin de sonner ni d'avoir une clef, il suffit d'ouvrir la porte quand elle n'est pas déjà ouverte et là, personne pour vous accueillir au rez de chaussée et il faut gravir les escaliers pour trouver quelqu'un au 2ème étage qui est là avec son enfant et qui assure la permanence, ainsi qu'on a pu le découvrir par l'intrusion filmée de personnes qui entendaient revendiquer les lieux pour une cause africaine.

Ce film est visible avec le lien suivant : https://www.facebook.com/784632574934795/videos/175774006642117/

Dès le 29 octobre 2018, la CORED avait cru bon d'aviser par une lettre de 4 pages avec ce film à l'appui,  le Président et les membres de la  CIJ sur cette situation anormale alors qu'une revendication était déposée devant la Cour et que "cette vidéo réalisée sans le moindre montage ou trucage démontre que l'Ambassade de l'avenue FOCH ne ressemble en rien à une ambassade, car ce groupe d'africains a pu pénétrer dans l'enceinte de ladite Ambassade, sans avoir besoin de sonner ou de fracturer une porte ou une fenètre, et c'est une grande première dans le monde entier : on peut rentrer dans la soit-disant ambassade de l'avenue FOCH à PARIS 16ème sans sonner à la porte, sans avoir les clefs, sans le moindre accueil à la réception, car on entre dès le milieu de la matinée sans rencontrer le moindre chauffeur dans les véhicules de l'ambassade et de l'ambassadeur en stationnement dans la cour, sans rencontre le moindre vigile ou personnel d'accueil devant ou derrière la porte, sans le moindre sas de contrôle, sans le moindre employé au rez-de chausse, ni au premier étage, ni au second, voilà comment un immeuble qui est estimé à plus de 100 millions d'euros est utilisé..."

"Voilà ce qu'est l'Ambassade de la République de Guinée équatoriale en FRANCE, un lieu unique dans lequel on peut rentrer ou sortir sans la moindre difficulté... ce qui est un cas unique au monde et qui démontre si besoin est que cette Ambassade est une illusion d’optique juridique qui avait été mise en place pour tenter d’obtenir de votre juridiction l’immunité diplomatique du fils OBIANG, lequel a répandu depuis le début dans le pays que cette immunité lui avait été reconnue par votre Juridiction".

C'est dans ces conditions que la Haute Juridiction a pu relever que : "Pour qu’un bâtiment puisse être inviolable, il faut qu’il s’y déroule une activité diplomatique bien réelle, ont estimé les juges", par la bouche du juge ABDULQAWI Ahmed Yusuf qui a lu la sentence de la Cour au tribunal des Nations-unies, basé à La Haye (Pays-Bas), tandis que pour les avocats de la France, le 42, avenue Foch n’était rien d’autre que le « pied-à-terre somptueux » de Teodorin OBIANG, vice-président et fils du chef de l’État équato-guinéen", tandis que les avocats de la Guinée équatoriale, Me Jean-Charles TCHIKAYA en tête ainsi que Me Emmanuel MARSIGNY, se sont ridiculisés en soutenant le contraire ainsi qu'on peut le voir dans le film qui est dans toutes les mémoires, les robinets en or de l'ambassade ont arrosé les notes d'honoraires pour soutenir un fils de dictateur pendant que la population vit dans la pauvreté - voir le film : https://www.youtube.com/watch?v=S8kOOYu0Pe8&feature=youtu.be

Maintenant les choses sont claires, bien que la Cour de Cassation soit saisie, il n'y a aucun doute sur l'issue de la procédure abusive et dilatoire menée par les avocats, aussi l'Ambassadeur Miguel MIFUMU OYONO NDONG peut sérieusement se préparer prochainement à plier bagage et à abandonner les 111 pièces de l'Avenue Foch, le salon de coiffure, la salle de jeux, la discothèque et la baignoire aux robinets en or 

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pour aller se réfugier dans son ancienne demeure boulevard de Courcelles qu'il n'aurait jamais dû quitter si, l'ambassadrice Mariola BINDANG OBIANG et le ministre des affaires étrangères M. Agapito MBA MOKUY en tant que diplomates sans connaissance du droit international ont cru qu'il suffisait de décrocher le drapeau de la Guinée équatoriale pour l'accrocher sur la facade de l'immeuble de l'avenue Foch et que la hampe du drapeau était une baguette magique qui permettait de transporter l'ambassade d'un point à un autre sans l'autorisation ou l'avis favorable du pays d'accueil.

Ce grand magicien Agapito MBA MOKUY évincé pendant un temps pour des raisons mystérieuses après avoir été ministre des affaires étrangères est revenu en FRANCE après une période d'exil pour pantoufler comme chef de la délégation de la guinée équatoriale à l'UNESCO, ce qui lui a permis avec la baguette magique dont on vient de parler pour le drapeau, d'accomplir un miracle qui est un véritable sacre pour la corruption pour son pays, champion des libertés en tous genres grâce à la dictature instaurée en Guinée équatoriale par un pouvoir sans partage ininterrompu pendant 41 ans par le Président OBIANG NGUEMA MBASOGO, sa famille et son clan, spécialistes de la corruption, ceci lui a valu la reconnaissance de ses pairs qui n'ont pas hésité un seul instant à le nommer comme Président du Conseil exécutif de l'UNESCO, c'est dire si ses compétences ont été aveuglément récompensées...

En effet, c'est lui "le grand inventeur" du prix UNESCO OBIANG NGUEMA MBASOGO transformé par la volonté de tous ceux qui se sont émus de voir le nom d'un dictateur assassin (310) accolé au nom de l'UNESCO et qu'il a fallu vite transformer en "prix UNESCO-GUINÉE ÉQUATORIALE pour la recherche en sciences de la vie", avec un prix de 3 millions de dollars qui devait être versé par une Fondation mais qui l'a été en fait par une société et une banque exotique sur lesquels aucune explication n'a pu être donnée

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malgré une demande expresse à l'UNESCO de SHERPA et de Me William BOURDON, toutes choses restées sans explication qui déshonorent l'UNESCO pendant qu'en Guinée équatoriale la situation des hôpitaux est catastrophique et que c'est grâce à des dons faits pas la CHINE que l'hôpital de NIEFANF a pu être financé par le gouvernement chinois.

On sait que pendant deux décennies, le gouvernement équato-guinéen a de manière générale laissé passer cette chance en investissant de manière insuffisante dans le secteur social par rapport aux autres pays aux revenus similaires, et en faisant des dépenses injustifiées dans des projets d’investissement, tels que les nouveaux hôpitaux La Paz sophistiqués à Malabo et Bata, dénoncés par Human Rights Watch car bénéficiant exclusivement aux élites fortunées, plutôt qu'en matière de soins primaires qui profitent à la majorité des citoyens.

Quelques images résument particulièrement bien la situation sanitaire et la qualité des installations médicales dans ce pays 4ème en matière de ressources pétrolières et toujours dans les premières places en matière de corruption. Voilà ce que donne un pays à vivre à ses habitants lorsque la véritable opposition a été obligée de choisir l'exil pour avoir la vie sauve, c'est ce qu'on fait plus de 250.000 équato-guinéens qui ne pouvaient pas s'exprimer démocratiquement par leur vote pour changer les choses et sachant le sort qui leur serait réservé par la dictature, ils ont préféré fuir ce pays en abonnant tous leurs biens pour avoir la vie sauve et c'est de là que je vous parle en attendant notre retour dans le pays pour participer à un renouveau démocratique tant espéré par la population, sachant que la COALITION CORED représente une Fédération de 21 partis politiques en exil.

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