LA COALITION CORED S'OPPOSE À LA REMISE DU PRIX UNESCO GUINÉE ÉQUATORIALE

LA COALITION CORED S'OPPOSE À LA REMISE DU PRIX UNESCO GUINÉE ÉQUATORIALE - Il est inadmissible que le prix UNESCO GUINÉE ÉQUATORIALE soit maintenu dans un pays ou l'état sanitaire de la population est déficient pour ne pas dire catastrophique. A quoi bon subventionner la recherche pour de nouveaux médicaments si l'on ne peut pas se procurer faute de ressources les médicaments qui existent.

Dans le but de tromper la communauté internationale sur la situation politique économique et sociale de la Guinée équatoriale, le dictateur pratique une politique de saupoudrage des organisations internationales afin de valoriser sa prestation de chef d'état contesté et faire oublier les sujets qui fachent : la triche aux élections, le viol de la constitution, de fausses tables rondes avec l'opposition, les fausses lois d'amnistie, la torture, les assassinats d'opposants (chiffre provisoire 310), la corruption, les biens mal acquis, la malnutrition de la population et en prime l'inexistance d'un système de santé qui oblige les dirigeants à aller se faire soigner à l'étranger, bref rien ne justifie sauf pour "épater la galerie" et magnifier son image de dictateur qui dirige son pays d'une main de fer qu'il puisse exister un prix UNESCO-GUINÉE ÉQUATORIALE dont par ailleurs le financement est pour le moins très obscur.

Il est inadmissible que le prix UNESCO GUINÉE ÉQUATORIALE soit maintenu dans un pays ou l'état sanitaire de la population n'est pas à la hauteur des ambitions dictatoriales du mandataire du pouvoir qui préfère jetter de la poudre aux yeux de la communauté internationale en finançant à l'étranger des actions humanitaires et sociales au lieu de s'occuper de la misère qui s'est abattu sur la population de son pays dont il est le responsable et qui souffre de l'absence de soins et de médicaments gratuits.

A quoi bon subventionner la recherche pour de nouveaux médicaments si l'on ne peut pas se procurer faute de ressources les médicaments qui existent.

EN OUTRE, DANS LE CADRE DE LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION, IL EST INDISPENSABLE QU'OBIANG APPORTE DES ÉCLAIRCISSEMENTS SUR LE FINANCEMENT OBSCUR DU PRIX UNESCO-GUINÉE ÉQUATORIALE POUR LA RECHERCHE EN SCIENCE DE LA VIE DANS UN PAYS OU LA PEINE DE MORT EST LÉGITIMÉE PAR LA LÉGITIME DÉFENSE ET L'ABSENCE DE POSSIBILITÉ D'AUTOPSIE... UNE PORTE OUVERTE À TOUS LES ABUS.

Alors qu'une délégation de l'UNESCO vient de se rendre en Guinée équatoriale, l'on apprend que le prix UNESCO précité sera décerné cette année et dans les mois qui viennent à MALABO...

Il est vrai que l'UNESCO n'a pas laissé de bons souvenirs à OBIANG comme nous le rappelle si justement le CANARD ENCHAINÉ...

"En effet, comme le rappelle le palmipède du 12 octobre 2016, la remise du pris pour la recherche en sciences de la vie est partie en vrille le 10 Octobre, dans les murs de l'UNESCO à Paris, son généreux mécène n'était pas la pour signer son chèque de 3 millions. La faute à ORANGE. Si le président de la guinée équatoriale qui dirige son pays d'une main de fer était retenu à Bâle, c'est parce que son Boeing "Triple 7" était lui cloué au sol à l'aéroport de Lyon -Saint-Exupery".

"Explication : le zinc venait de faire l'objet d'une "saisie conservatoire" par l'opérateur téléphonique. Le groupe français qui avait investi 132 millions dans la compagnie nationale, voulait depuis 2014 récupérer ses billes. L'accord prévoyait bien que dans pareil cas, l'Etat équato-guinéen rembourse l'investisseur. Las ! le pognon n'est jamais venu et Orange a vu rouge, au point de saisir le tribunal de Lyon. Lequel a mandaté un huissier pour récupérer l'oseille".

"Une belle opération, qui si elle se confirmait, au prix catalogue, le zinc vaut 315 millions d'euros. Mais Orange n'est pas le seul sur l'oiseau. La Commercial Bank du milliardaire camerounais Yves-Michel Fotso, a demandé, elle aussi en juillet 2015 la saisie d'un 777 de la même compagnie Ceiba".

"Un nom prédestiné, il désigne un fromager (l'arbre)...."

On pensait que c'était la fin d'un long contentieux sur la sortie du groupe de télécoms français de l'opérateur historique Getesa : selon les informations de Jeune Afrique : "l'État équato-guinée avait accepté le versement de la créance de 150 millions d'euros à laquelle il avait été condamné en novembre 2014 par le tribunal arbitral de la Chambre de commerce international (CCI)".

"Il aura fallu deux jours de négociations et un Boeing 777-200 immobilisé à Lyon en France — à la demande d’Orange — pour que la Guinée équatoriale accepte finalement de régler un vieux contentieux avec l’opérateur de téléphonie français Orange".

"A Malabo, le groupe français Orange est en conflit ouvert avec l'opérateur historique Guinea Ecuatorial de Telecomunicaciones (Getesa), dont il détient 40% de l'actionnariat à travers sa filiale France câbles et radios (FCR").

Après plusieurs tentatives de conciliation, Orange, qui évoque dans des courriers de sérieux "problèmes de gouvernance" au sein de Getesa, a porté l'affaire devant la Chambre de commerce internationale de Paris (CCI). L'avocat Benoit Le Bars, fondateur du cabinet Lazareff Le Bars, était chargé du dossier.

Dans une énième lettre adressée le 23 août 2011 au premier ministre Ignacio Milam Tang, avec copie à l'ambassadeur de France à Malabo, François Barateau, le directeur de FCR, Gérald Mazziotto, évoquait « un grave préjudice » pour son entreprise et dénoncait une violation de l’accord signé par les deux parties en 1994.

En juin de la même année, une tentative de conciliation préparée à Paris sous les auspices de l’ancien ambassadeur de la Guinée équatoriale en France, Federico Edjo Ovono, assisté par les avocats Olivier Pardo et Isabelle Thomas-Werner, visait à jeter les bases d’un nouvel accord. Cependant, cette tentative échoua finalement à cause du véto imposé par le ministre équato-guinéen des télécommunications, Mauricio Bokung Asumu qui a préféré continuer ses erreurs avec les équipes mises en place pour noyer celles d'ORANGE, ce qui a entraîné grâce à leur incompétence et celle du ministre, des pannes complètes de téléphone pendant des journées entières sur tout le territoire... à la manière de ce qui vient de se passer avec la pénurie d'essence qui vient de sévir dans ce pays 4ème producteur d'Afrique dirigé de main de maître par des incompétents.

Aujourd'hui en disgrâce et éliminé par des incapables qui voulaient prendre sa place, l'ancien ambassadeur avait des qualités de négociation que l'actuel ambassadeur n'est pas prêt d'avoir si l'on en juge par les dossiers contentieux qui sont entre ses mains, pour ne parler que des fournisseurs non réglés, des salaires non payés et même cerise sur le gâteau, des salariés non déclarés, l'ambassade de l'avenue FOCH est devenue un abri pour le travail au noir et la fraude aux lois sociales du pays d'accueil, ambassade qui plus est ne respecte pas les décisions de la justice française qui lui enjoint de fournir les documents exigés par les textes.

On l'a dit et répété, la dictature et la corruption ne font pas bon ménage pour gérer correctement un pays qui souffre du manque de personnes compétentes en raison du fait que la plupart sont allés se réfugier à l'étranger, sachant qu'il y a actuellement plus de 200.000 personnes qui ont fui ce régime et qui n'ont pas envie de revenir, tant qu'OBIANG, sa famille et son clan seront au pouvoir, les lois d'amnistie étant non crédibles, les arrestations arbitraires, la détention, la torture et les disparitions mystérieuses étant courantes dans ce pays ou les autopsies sont interdites ouvrant ainsi la porte au cannibalisme des dirigeants comme un tabloïd anglais nous l'a rappelé, lequel devait faire l'objet d'une plainte en diffamation qui n'a toujours pas été déposée.

Jeune Afrique nous a rappelé que le montant de l’ardoise de la société ORANGE était de 150 millions d’euros. Orange avait fait condamner en juillet 2014 l’État équato-guinéen, son partenaire au sein de l’opérateur local historique Guinea Ecuatorial de Telecomunicaciones (Getesa), devant le tribunal arbitral de Chambre de commerce international (CCI). Le coût de l’amende avait alors été fixée à 132 millions d’euros auxquels devaient s’ajouter des intérêts.

La raison de cette créance était due à l’impossibilité pour le groupe français, qui possédait 40 % de l’opérateur aux côtés de Malabo, d’exercer le droit de sortie pourtant négocié en 2011, au moment où le gouvernement a repris les rênes de l’entreprise.

Orange avait notamment souhaité pouvoir revendre ses parts (comme la Société Générale de Banque qui n'a jamais pu trouver un acquéreur, car aucune banque sérieuse ne veut venir en Guinée équatoriale, sachant dans quelle condition les dirigeants viennent retirer et exiger des espèces pour des montants qui dépassent les normes bancaires actuelles...

Côté guinéen, on affirme ne jamais avoir “nié la nécessité de trouver un arrangement financier", mais la volonté de payer ne semblait pas faire partie des préoccupations du pouvoir en place qui a préféré laisser pourrir la situation jusqu'à ce qu'un accord biscornu soit finalement trouvé le 7 octobre 2016, au bout de 5 ans de palabres inutiles et de moyens dilatoires qui caractérisent la guinée équatoriale, mauvais payeur qui ne respecte pas sa signature dans les contrats.

Aux dernières nouvelles, des accords ont été pris, lesquels ne seraient pas à ce jour respectés... c'est ce que l'on appelle "les gros pépins d'ORANGE", société victime comme les sociétés françaises BOUYGHES et TOTAL, ainsi que des entreprises pétrolières américaines et allemandes, envers lesquelles l'Etat équato-guinéen pratique "le racket fiscal" en guinée équatoriale aux fins de vengeance, comme cela a été rappelé par l'Ambassadeur de France en Guinée équatoriale dont le courrier formel à destination du Quai d'Orsay publié par une officine qui relaye les informations de l'Ambassade de guinée-équatoriale a publié ce document date du 29/10/2016 en violation des accords de Vienne, profitant de son immunité temporaire reconnue par la Cour de justice de la Haye pour accomplir à partir de ce lieu des actes illicites.

Tout ceci confirme l'adage devenu un théorème, pour ne pas dire une martingale financière, pour toutes ces raisons "IL NE FAUT PAS INVESTIR TANT QU'OBIANG, SA FAMILLE ET SON CLAN SONT AU POUVOIR"...

Voici plusieurs années que l'on attend des explications au sujet du financement du prix UNESCO-GUINÉE ÉQUATORIALE, sur ce qui a été appelé une opération de blanchiment, le chèque de 3 millions de dollars au profit de l'UNESCO a été émis par une société étrangère, la Deutsche Bank Trust Company sur la banque FIMBANK FIRST INTERNATIONA MERCHANT BANK sur une banque étrangère, le tout basé à MALTE...

Des explications ont été demandées à Mme Bokova directrice générale de l'UNESCO le 5 octobre 2016 par le Président de l'association SHERPA qui a rappelé les doutes émis dès l'origine sur ce prix et surtout sur le caractère adéquat, licite de l'origine du financement de la somme devant être remise au titre de ce prix, ce qui avait à l'époque suscité de nombreuses controverses.

L'origine du financement du prix semblait en effet à l'époque particulièrement douteuse, ce que n'avaient pas manqué de soulever de nombreuses autres ONG internationales, à l'instar de Human Rights Watch ou encore de Transparency International.

Le 3 octobre 2011, 36 personnalités lançaient également un appel supplémentaire à l'UNESCO pour ne pas honorer ce prix, parmi lesquelles Desmond TUTU ou Jean-Marie Gustave LE CLEZIO.

Malgré ces nombreuses mises en garde, le prix faisait l'objet d'une validation par le comité exécutif du 2 mars 2012 après de très nombreuses protestations et en l'absence de tout consensus.

A ce sujet, il se trouve que l’Association SHERPA a été destinataire d’un document évidemment extrêmement important, a savoir la photocopie d’un chèque tiré sur la FIMBank (First international Merchant Bank), établi à l’ordre de l’UNESCO pour un montant de trois millions en date du 13 février 2009 et qui le 9 octobre 20165 a fait l'objet d'un article de notre part dans MEDIAPART pour dénoncer ce financement bizarre...

SHERPA a bien compris que ce chèque correspondait à la somme versée à l’UNESCO en 2009 aux fins de financement de ce prix. Certes, mention avait été discrètement faite de ce chèque à l’époque dans la presse. La difficulté qu’il pose n’en demeure pas moins actuelle, particulièrement à la lumière du renvoi de Monsieur Téodoro NGUEMA OBIANG MANGUE devant le Tribunal correctionnel de Paris entre autres pour détournement de fonds publics.

Il est difficile de ne pas se convaincre du fait que les conditions de ce financement sont parfaitement incompatibles avec ce qui est à l’origine de la démarche de la Guinée équatoriale, c’est-à-dire de financer sur fonds publics ce prix, puisqu’il s’agit - de l’aveu même de la Guinée équatoriale - d’une contribution de l’État et de l’État lui-même.

Et plus grave encore, la domiciliation de la banque, son intitulé, tous suggèrent que ces fonds proviennent d’un certain nombre d’opérations bancaires, pour le moins, sources de mille interrogations et soupçons.

Si l’État de la Guinée équatoriale avait voulu financer ce prix d’une façon qui ne souffre d’aucune critique, ce chèque aurait dû être tiré du compte du Trésor public, ni plus ni moins.

Tout ceci ressemble étrangement à l'affaire de Jacob LOBOUÉ qui n'a pas voulu accepter que la Vice Présidence de l'Etat équato guinéen paye ses salaires par la société SOMAGUI, société visée dans l'affaire des biens mal acquis, au lieu du Trésor Public, l'attestation d'emploi visée par la Vice Présidence de l'Etat équato guinéen étant sans équivoque à ce sujet.

Il y a évidemment différente questions qui se posent : la première tient au principe qui gouverne les missions de l’UNESCO, d’abord en application du bon sens le plus élémentaire, ensuite dans un souci de cohérence et enfin, de ce que si c’est la Guinée équatoriale qui finance ce prix, rien ne justifie un recours à une banque maltaise.

A ce jour ces points sont toujours obscurs et il semble anormal qu'une Agence des Nations Unies comme l'UNESCO puisse accepter 3 millions de dollars sans la moindre vérification de l'origine des fonds et de leur "clearing" lorsque ceux-ci n'émanent pas de celui et de ceux qui veulent se proclamer mondialement donateur d'un prix pour la recherche en sciences de la vie, et ce par un Etat dont les dirigeants vont se faire soigner à l'étranger faute pour le donateur d'avoir mis en place un véritable système de santé pour soigner la population, qu'il s'agisse des plus pauvres qui sont les grands oubliés de ce système qui ne profite en définitive que sur le plan de la notoriété à ceux qui se proclament sauveurs de l'humanité, pendant que 70 pour cent de la population de leur pays vit en dessous du seuil de pauvreté et n'a pas les moyens de s'alimenter normalement et encore moins de se soigner.

Il est impossible de voir impassiblement de tels faits sans les dénoncer et de demander une enquête internationale à ce sujet. Désormais, c'est l'honneur de l'UNESCO de faire la lumière de la question et non pas de se réfugier dans un silence qui pourrait être interprété comme un consentement silencieux sur une opération soupçonnée de blanchiment.

A défaut d'une réponse explicite de l'UNESCO, faut-il que l'opinion publique internationale s'adresse au nouveau Secrétaire Général de l'UNESCO pour mener une opération main propre ?

La COALITION CORED, en qu' ONG est inscrite sur la base de données du département des Affaires Économiques et Sociales des Nations-Unies (ONU) qui participe désormais aux objectifs du millénaire pour le développement en vue de réduire la pauvreté, ce qui est le cas en guinée équatoriale ou plus de 70 pour cent de la population vit en dessous du seuil de pauvreté en raison de la mise en place d'un système économique basé sur la corruption qui ne profite qu'à la classe dirigeante sans partage (plus de 4 mandats successifs pour le président OBIANG NGUEMA MBASOGO au pouvoir sans interruption depuis 37 ans), maintenue au pouvoir en violant la Constitution qui limite à deux mandats successifs la possibilité de se présenter, et de surcroit dans des conditions contestables et dénoncées à chaque élection par les observateurs internationaux.

Pour conclure une citation d'Albert Caraco :

"L'on n'imagine la corruption ni l'arbitraire, qui règnent dans certains pays, pays ayant voix au chapitre dans les assemblées et dont les représentants sont parfois admis, en tant que membres de ces corps, à s'ingérer d'affaires plus ou moins lointaines. Le Parlement des Nations n'aura fait qu'ajouter à nos désordres, c'est là qu'un lot de peuples subalternes et souvent barbares affectent de morigéner les contrées où subsiste une apparence d'humanisme".

Par ces motifs et tous autres à déduire, LA COALITION CORED S'OPPOSE À LA REMISE DU PRIX UNESCO.

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